Famille de Bocsozel
| Famille de Bocsozel | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'or au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux tires. | |
|---|---|---|
| Devise | Quoy qu'il en advienne | |
| Branches | six brances | |
| Période | XIe – XIXe siècle | |
| Origine | Viennois | |
| Allégeance | ||
| Demeures | Bocsozel, Maubec | |
La famille de Bocsozel est un lignage noble éteint du Dauphiné.
Histoire
Origines
Les Bocsozel constituent un lignage noble du Viennois dans la province du Dauphiné[1],[2].
Le nom Bocsozel, parfois sous la forme Bocsossel, diminutif de Boczel, probablement une forme ancienne de *Boxocellus, qui désigne « un bois »[3].
Le castrum de Bocsozel est mentionné dans deux donations datées de [1000][4] et [1003] (Castrum Bocisello, dans le Cartulaire de Grenoble)[5],[6]. Ce château, situé à cinq kilomètres au nord-est de La Côte-Saint-André, dans la région des Terres froides, entre les cités de Lyon, Chambéry, Grenoble et Valence, et domine la plaine du Liers[7],[8]. Le château relève des territoires contrôlé par les comtes de Savoie, faisant de la famille de Bocsozel leur vassale[7].
Le premier membre cité est Humbert de Bocsozel vers 1093[9],[2]. Cet Humbert aurait été témoin d'une donation du comte de Savoie à l'abbaye de Novalaise en Piémont. D'après Nicolas Chorier, elle serait une des plus anciennes du Dauphiné.
Seigneurs dans la mouvance savoyarde
Du XIe siècle et jusqu'en 1355, les seigneurs de Bocsozel, vassaux des comtes Savoie, s'opposent aux Dauphins[10], malgré certaines exceptions au sein des branches de la famille.
À partir du milieu du XIIe siècle, en raison de la création d'un château et d’une ville neuve à La Côte-Saint-André par les Savoie, le château de Bocsozel perd son statut stratégique[7]. Les Bocsozel, tout en conservant leurs biens dans la région, s'implantent alors dans leurs autres domaines[7]. En 1286, Pierre de Bocsozel, fils de Burnon, vend au comte Amédée sa tour et les maisons qu’il possède « au-dessus et près de la porte de Bocsozel »[7].
Aubert de La Chenaye-Desbois débute la filiation avec Guy de Bocsozel, chevalier, et qui est témoin, en 1243, lors d'un traité entre le seigneur de Thoire et Villars et Boniface de Savoie, alors prieur de Nantua[11]. Il écrit qu'il pense cette famille était éteinte[11].
La famille s'éteint au début du XIXe siècle[2].
Branches
Le lignage a formé six branches[1],[2]
- Seigneurs de Châtelard (XVe siècle) puis nommée de Montgontier, lors de l'acquisition de la maison-forte éponyme à Gillonnay ;
- Seigneurs d'Eydoche, éteinte en 1650 ;
- Seigneurs d'Eclose ou Belmont-Éclose
- éteinte au XVe siècle (le dernier seigneur, Guy, donne ses possessions à sa fille unique en 1449) ;
- Seigneurs de La Bâtie-Gillonay et de Charly, éteinte au XVIIe siècle ;
- Seigneurs de Maubec, branche principale, quatrième baronnie du Dauphiné ;
- De cette branche, est issue celle qui s'installa dans le Comtat Venaissin et qui, vers 1550 prit le nom de Maubec-Cartoux et dont la noblesse a été reconnue par ordonnance de Lamoignon en 1697.
- Seigneurs de Gières, éteinte en 1380, branche aînée de celle de Belmont-Éclose.
D'après La Chesnaye Des Bois, la branche de Maubec est issue du mariage, en 1202, d'Aymon de Bocsozel avec Jeanne de Maubec, héritière de sa famille. Rivoire de La Bâtie donne la date de 1230 et le prénom de Béatrice au lieu de Jeanne. La famille de Maubec serait issue des seigneurs de Tullins, comme le montre un renouvellement, signé par Aymon de Bocsozel en 1291, des libertés données aux nobles et vassaux de la seigneurie de Maubec accordé par Guigues de Tullins[1]. Ces Tullins seraient issues des comtes de Poitiers[12], ce qui pourrait être confirmé par la présence, en 1273, en tant qu'arbitre entre le Dauphin et Béatrice de Savoie, d'Aimar de Poitiers, qualifié de seigneur de Tullins[13], mais Rivoire de La Bâtie leur donne pour origine les Maubec.
La fille naturelle du chevalier Pierre Terrail de Bayard, Jeanne Terrail, épouse au XVIe siècle François de Bocsozel, seigneur de Champier et apporte en dot sa maison, futur Hôtel de Bocsozel pour cette famille[14].
Armoiries
Les différentes branches ont porté des armoiries différentes, mais semble souvent avoir conservé un chef échiqueté, ainsi qu'une croix chargée de coquilles[2].
- Bocsozel
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Blasonnement :
D'or au chef échiqueté d'argent et d'azur de deux tires.
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- Maubec
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Blasonnement :
D'or à deux léopards d'azur l'un sur l'autre.
Commentaires : Vers 1230, Aymon de Bocsozel change son nom et armes pour ceux de Maubec[15]
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Possessions
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Liste non exhaustive des possessions tenues en nom propre ou en fief[réf. nécessaire] :
- Château de Bocsozel à Mottier (XIIe siècle);
- Hôtel de Bocsozel, à La Côte-Saint-André (XVIe siècle) ;
- Château de Charly, à Charly (XIIIe siècle);
- Château de Pusignan, à Pusignan (XIIIe siècle) ;
- Château de Demptezieu.
Personnalités
Laïcs
- Pierre de Chastelard, « l'amoureux de Marie Stuart »[16].
- Guillaume de Bocsozel et son fils Hugues de Bocsozel, chevaliers ayant participé à la Bataille de Varey en 1325.
- Soffrey de Bocsozel, conseiller au parlement de Grenoble.
Religieux
- Guillaume de Bocsozel, prieur de Saint-Robert de Cornillon
- Pierre de Bocsozel d'Eydose, prieur de l'église Saint-Jean-Baptiste de Vif
- François de Bocsozel reçu en 1631[17]
- François de Bocsozel-Montgontier, reçu dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1715[17]
- Pierre de Bocsozel-Montgontier reçu en 1751[17]
- Jean-Baptiste de Bocsozel-Montgontier reçu en 1684 et commandeur en 1765[17]
- Philippe-Auguste de Maubec-Cartoux, reçu en 1700[18]
Alliances
Les principales alliances de la famille sont : D'Ambel, de Paladru, du Terrail, de Garcin, de Virieu, de Garadeur, de Bressieux, de Viennois, de Murinais, de Garnier d'Arzac du Savel, de La Colombière, de Leusse, de Meylat de Châteauvieux, de Miribel, de La Bâtie, de Chaponay, de Borel d'Hauterive, de Chiel[19].
Notes et références
- Rivoire de La Bâtie 1867, p. 82.
- Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne).
- ↑ Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé, (réimpr. 2004, 2021) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 103.
- ↑ Chevalier 1912-1926, Acte no 1545 (lire en ligne), p. col.258.
- ↑ Chevalier 1912-1926, Acte no 1566 (lire en ligne), p. col.261.
- ↑ Léon Menabrea, Des origines féodales dans les Alpes occidentales, Imprimerie royale, , 596 p. (lire en ligne), p. 450-463.
- Clavier 2007.
- ↑ David Billoin « 4.1.1.4 MOTTIER–Château de Bocsozel », in Benjamin Oury, Laurent d’Agostino, Evelyne Chauvin-Desfleurs, David Billoin, Loïc Benoit, Annick Clavier, Jean-Pierre Moyne, Alain Kersuzan, Jean-Michel Poisson, Michèle Bois, et al., « Fortifier les Alpes au Moyen Âge (Ve – XVIe siècles : du Rhône à la Durance (synthèse) » [PDF], Lyon, Littérature des mondes chrétiens et musulmans médiévaux / Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), , p. 144 et 135 p..
- ↑ François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois et Jacques Badier, « Bocsozel », dans Dictionnaire de la noblesse, (lire en ligne), tome II, col. 375-376.
- ↑ Description topographique, historique et statistique des cantons formant le département de l'Isère, Félix Crozet, 2d volume, 1870
- François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois et Jacques Badier, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, contenant l'origine et l'état actuel des premières maisons de France, des maisons souveraines et principales de l'Europe, Tome III, 1868, pp.375-376 (lire en ligne).
- ↑ Michelle Berger, Histoire des communes de l'Isère : Grenoble et son arrondissement, t. 4, Grenoble, Horvath, , 469 p. (ISBN 2-7171-0492-5), p. 255.
- ↑ Henri de Boulainvilliers, État de la France, tome II, 1727.
- ↑ Henry Morin-Pons, « La Fille de Bayart. Notes historiques et généalogiques », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, vol. 17, , p. 243-254 (lire en ligne).
- ↑ François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Dictionnaire généalogique, héraldique, chronologique et historique, 1765, tome VII.
- ↑ Dames illustres, disc.3, Marie Stuart, Brantôme
- de La Roque, col.31
- ↑ de La Roque, col.159
- ↑ S. M. Cretney, « Le Divorce par Consentement Mutuel dans les Legislations Européennes. By Daniel Dumusc. [Geneva: Librairie Droz. 1980.321 pp.] », International and Comparative Law Quarterly, vol. 31, no 2, , p. 406–407 (ISSN 0020-5893 et 1471-6895, DOI 10.1093/iclqaj/31.2.406-a, lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Gustave de Rivoire de La Bâtie, Armorial de Dauphiné contenant les armoiries figurées de toutes les familles nobles et notables de cette province, accompagnées de notices généalogiques complétant les nobiliaires de Chorier et de Guy Allard, Lyon, Imprimerie Louis Perrin, (réimpr. 1969 (Allier - Grenoble)) (1re éd. 1867), 821 p. (lire en ligne), p. 82-83.
. - Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, 1912-1926.
.
Articles connexes
Liens externes
- Annick Clavier, « Mottier – Tour de Bocsozel – Fouille préventive d'urgence », sur journals.openedition.org, .
- Jordan Granger, « La famille de Bocsozel, de la fin du XIVe siècle au début du XVIe siècle . Crise et apogée d’une puissante famille noble », mémoire de Master 1 de l'Université Grenoble-Alpes, sur dumas.ccsd.cnrs.fr, .
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