Famille de Courten
| Famille de Courten | ||
Armes de la famille. | ||
Armoiries de la famille. | ||
| Blasonnement | De gueules au globe d'or, ceintré de sable et croisé d'or | |
|---|---|---|
| Origine | ||
| Récompenses militaires | Ordre royal et militaire de Saint-Louis | |
La famille de Courten est une famille noble valaisanne, originaire de Lombardie.
Histoire
La famille de Courten est originaire de la ville lombarde de Cantù. Le nom apparaît d'abord sous la forme de Curti, puis Curtig, Curtoz, Curto, Curten et enfin Courten. La particule, portée dès le XVIIIe siècle, est confirmée par le diplôme impérial de 1742 accordant le titre de comte aux frères Pierre-Anne et Maurice[1].
Arrivés en Valais par le col du Simplon, les Courten s'établissent à Simplon, puis à Brigue, où Johann fait construire dans l'église de Glis un autel à la Sainte-Trinité. L'alliance entre son fils Antoine et Jeanne de Rarogne fait passer dans la famille de nombreux biens situés dans la région de Sierre et du val d'Anniviers. A la mort d'Antoine, sa descendance se partage en deux branches : la cadette reste à Brigue où elle s'éteint vers 1543. L'aînée s'installe à Sierre où elle connaît un rapide essor. Elle compte quatre grands-baillis, de nombreux bannerets, capitaines de dizain et châtelains et, dès le XVIe siècle, de nombreux officiers au service étranger (France, où un régiment porte leur nom de 1690 à 1792, Piémont, Espagne, Angleterre, Saint-Siège). Au XIXe siècle, les Courten jouent fréquemment un rôle dans la politique locale et cantonale, plus rarement dans la politique nationale[1].
La famille se subdivise à nouveau. La première ligne descend d'Etienne (1603-1651), grand-châtelain de Sion, gouverneur de Saint-Maurice et capitaine en France. En provient la branche française de Valenciennes, dès Jean-Hildebrand (1666-1737), qui acquiert en 1754 la terre et la seigneurie de Bazoncourt (Moselle), ainsi que celle de Berlize, village voisin, en 1781. Elle devient aussi propriétaire du village et des terres de Solère, en Piémont. Les Courten font construire plusieurs maisons à Sierre, dont celle dite Pancrace de Courten (actuel conservatoire de musique et Musée Rilke), la maison de la Cour (actuel hôtel de ville) et le château du grand-bailli Jean-Antoine de Courten, actuelle cure de la paroisse Sainte-Catherine[1].
Filiation
Armoiries

La famille de Courten est recensée dans le Schweizerisches Geschlechterbuch, almanach généalogique suisse. Ces armes se blasonnent ainsi De gueules au globe d'or cintré de sable et croisé d'or [2]
Son blason est surmonté d'une couronne de comte et a comme tenants deux aigles couronnés.
Notes et références
- Louiselle de Riedmatten, « de Courten » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Schweizerisches Geschlechterbuch (lire en ligne), p 101
Principales personnalités
- Jean Antoine Adrien de Courten (1725-1803), général Suisse de la Révolution française ;
- Louis-Martin de Courten (1835-1937), militaire suisse ;
- Angelo Graf von Courten (1848-1925), peintre allemand d’origine suisse.
Voir aussi
Bibliographie
- Eugène de Courten, Famille de Courten : Généalogie et services militaires, Metz, Imprimerie Even frères & Cie, , 277 p..
- Jasmina Cornut, « Parenté dans l'élite valaisanne des Lumières : la famille de Courten, entre stratégies, solidarité et amour », Vallesia, no LXVIII, , p. 205-336 (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Louiselle de Riedmatten, « de Courten » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- Portail de la généalogie
- Portail du canton du Valais
.svg.png)
.svg.png)