Famille de Fortia

Famille de Fortia
Image illustrative de l’article Famille de Fortia
Armes de la famille.

Blasonnement D'azur à une tour d'or maçonnée de sable et posée sur un rocher de sept copeaux de sinople mouvants de la pointe.
Devise « Turris fortissima virtus »
(la vertu est le plus sûr rempart)[1]
Fondateur Bernard de Fortia ( )
Branches de Chailly (éteinte en 1742)
de Montréal (éteinte en 1773)
de Piles (éteinte en 1843)
d'Urban (éteinte en 1760)
Période XIVe – XIXe siècles
Origine Drapeau de la Catalogne Catalogne
Allégeance Royaume d'Aragon Royaume d'Aragon
Comté de Barcelone Comté de Barcelone
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Drapeau du comtat Venaissin Comtat Venaissin
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Fiefs tenus Augès, Montfort, Peyruis, le Plessis-Fromentièresetc.
Titres obtenus comtes, marquis, ducs, chevalier de l'Empire
Demeures château du Plessis-Fortia (Huisseau-en-Beauce)
à l'étranger :
château de Fortia (Drapeau de l'Espagne Fortià)
Charges gouverneurs et viguiers de Marseille
Fonctions ecclésiastiques évêque de Carpentras
évêque de Cavaillon
Récompenses militaires ordre de Saint-Louis
ordre de la Légion d'honneur

La maison de Fortia est une ancienne famille noble originaire de Catalogne mais établie en France à partir du XIVe siècle, ayant fourni de nombreux officiers de l'armée et la Marine royale française.

Connue depuis le XIVe siècle, la famille s'est scindée en plusieurs branches, dont les quatre principales sont Fortia d'Urban, Fortia de Montréal, Fortia de Piles et Fortia-Chailly.

La famille s'est éteinte au cours du XIXe siècle, avec la mort en 1843 du marquis Agricol-Joseph Fortia d'Urban, dernier représentant masculin du nom[2].

Origines

Histoire

Personnalités

Fortia d'Urban

Fortia de Montréal

Fortia de Piles

Autres personnalités

Héraldique

Armes

La maison de Fortia portait à l'origine « d’azur à une tour d’or maçonnée de sable et posée sur un rocher de sept coupeaux de sinople mouvants de la pointe »[3],[4],[2],[1],[5],[6],[7],[8],[9],[10]. En rompant ainsi la règle de contrariété des couleurs (sinople sur azur), ces armes sont fautives : on parle alors d'armes à enquerre.

Certains auteurs donnent « la tour aussi ouverte de sable »[11]. On trouve également une variante avec « le tout d’or »[12]. Dans tous les cas, ces armes représentant une tour défensive à la manière d'un fort, il s'agit également d'armes parlantes.

Les branches de Montréal et d'Urban semblent quant à elles les avoir brisées avec « une tour d’argent »[13],[14].

Il convient de préciser que les héraldistes divergent quant à blasonner les rochers supportant la tour, certains les remplaçant notamment par une terre[14] ou une terrasse[15],[16],[17],[18], un tertre[13],[19],[20],[21],[22], voire un mont[23],[8]. Pareillement, le nombre de coupeaux (ou rochers) supportant la tour varie selon les sources, certains auteurs en mentionnant six[19],[24],[25],[26], bien que la majorité en donne sept[12],[3],[4],[2],[5],[23],[6],[7],[8],[9],[10].

Sous le Premier Empire et suivant les règles de l'héraldique napoléonienne, le marquis Agricol-Joseph Fortia d'Urban porta, à partir de sa nomination comme chevalier de l’Empire en 1811, des armes qui accompagnaient cette dignité : « d’azur au rocher de sept coupeaux de sinople sommé d’une tour crénelée de quatre pièces d’argent, ouverte, ajourée, et maçonnée de sable ; à la champagne de gueules chargée d’un anneau d’argent, qui est des chevaliers non légionnaires »[27].

En guise d'hommage à la famille ayant laissé son nom au château du Plessis-Fortia, la commune de Huisseau-en-Beauce a repris depuis 1996 la tour des Fortia dans ses armoiries officielles[28].

Ornements extérieurs

L'écu de la famille est supporté par « deux lions, au naturel »[23],[9], et sommé d'une couronne de duc[3].

Devise

Au milieu du XVIe siècle[26], la famille de Fortia a adopté comme devise la formule en latin « Turris fortissima virtus »[3],[29],[23],[9], pouvant être traduite par « la tour la plus forte, c'est la vertu »[12], « la vertu est le plus sûr rempart »[1], « la vertu forteresse inébranlable »[1], ou encore « le courage est la meilleure forteresse »[30], faisant alors allusion à la tour présente sur ses armes.

Notes et références

Références

  1. Oscar de Bessas de La Mégie, Légendaire de la noblesse de France, Paris, Librairie centrale, (lire en ligne), p. 226
  2. Henry James Gabriel de Milleville, Armorial historique de la noblesse de France, Paris, Bureau de l'armorial historique, (lire en ligne), « de Fortia », p. 106
  3. Jullien de Courcelles 1824, p. 50.
  4. Encyclopédie des gens du monde, répertoire universel des sciences, des lettres et des arts : avec des notices sur les principales familles historiques et sur les personnages célèbres, morts et vivants, vol. XI, Paris, Librairie de Treuttel et Würtz, (lire en ligne), p. 305–308
  5. Armand de Maude, Armorial du Vendômois, Paris, Bachelin-Deflorenne, (lire en ligne), p. 21
  6. dom du Bout, « Histoire de l'abbaye d'Orbais », dans Revue de Champagne et de Brie, Arcis-sur-Aube, L. Frémont (no 22), (lire en ligne), p. 145
  7. Ulysse Robert, Notes historiques sur Saint-Mandé, Saint-Mandé, A. Beucher, (lire en ligne), p. 51
  8. Joannis Guigard, Nouvel armorial du bibliophile, t. II, Paris, E. Rondeau, (lire en ligne), p. 220
  9. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand Armorial de France, t. IV, , p. 38
  10. Vartier 1985, p. 30.
  11. Louis de La Roque (dir.), Bulletin héraldique de France ou Revue historique de la noblesse, t. VI, Paris, Société héraldique et généalogique de France, (lire en ligne), p. 483
  12. Fortia d'Urban 1808, p. 254.
  13. René Aubert de Vertot, Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, appelés depuis chevaliers de Rhodes, et aujourd'hui chevaliers de Malte, t. VII, Paris, Lequien Fils, (lire en ligne), « Liste chronologique des frères chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, de la vénérable langue de Provence, dont les noms se trouvent dans les registres des deux grands prieurés de Saint-Gilles et de Toulouse », p. 35
  14. Jean-Denis Bergasse, En Languedoc et en Provence, un officier sous Louis XV : Jean-Baptiste de Milhé de Saint-Victor (1723-1813), (ISBN 978-2-952-46015-6), p. 153
  15. Denis Diderot, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, t. XXVII, Genève, J.-L. Pellet, (lire en ligne), p. 1
  16. Claude Guigue, Histoire de la souveraineté de Dombes justifiée par titres, fondations de monastères, anciens manuscrits, etc., par Samuel Guichenon, Lyon, Librairie ancienne d'Auguste Brun, (lire en ligne), p. 306
  17. Émile Perrier, Les Bibliophiles et les collectionneurs Provensaux anciens et modernes, Marseille, Barthélemy et Cie, (lire en ligne), p. 182–184
  18. Henri et Odette de Frondeville, Les présidents et les conseillers du Parlement de Normandie, 1499–1790 : Recueil généalogique établi sur la base du manuscrit Bigot de la Bibliothèque de Rouen, t. IV, , p. 42
  19. Jouffroy d'Eschavannes, Armorial universel précédé d'un traité complet de la science du blason, et suivi d'un supplément, t. I, Paris, L. Curmer, (lire en ligne)
  20. Louis Paris, L'impôt du sang ou, La noblesse de France sur les champs de bataille, par Jean François Louis d'Hozier, t. II, 1re partie, Paris, Au Cabinet historique, (lire en ligne), p. 49–51
  21. Joseph de Champeaux, Honneur et patrie ou, La Noblesse aux armées, t. II, 1894 (lire en ligne), p. 75
  22. François Bluche, Les pages de la Grand écurie, t. XXIX, , p. 29
  23. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. I, , p. 695
  24. Jacques-Paul Migne, Nouvelle encyclopédie théologique, ou Nouvelle série de dictionnaires sur toutes les parties de la science religieuse, t. XIII, Paris, Chez l'Auteur, (lire en ligne), p. 669
  25. Émile-Victor-Charles de Boyer de Sainte-Suzanne, Notes d'un curieux, Monaco, Imprimerie du Journal de Monaco, (lire en ligne), p. 180
  26. E. de Boceret, « Devisaire de Bretagne (suite) », dans Revue historique de l'Ouest (no 8), (lire en ligne), p. 83
  27. Albert Révérend, Armorial du premier Empire, titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier, t. II, Annuaire de la Noblesse, (lire en ligne), p. 174
  28. Armorial de France, p. 5264
  29. Ludovic Magny, La science du blason : accompagnée d'un armorial général des familles nobles de l'Europe, Paris, Institut héraldique rue Ste-Anne, (lire en ligne), p. XCIII
  30. Louis de La Roque, Devises héraldiques, (lire en ligne), p. 135

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [Fortia d'Urban 1808] Agricol-Joseph Fortia d'Urban, Histoire de la maison de Fortia, Paris, Imprimerie Xhrouet, , 262 p. (lire en ligne).
  • [Jullien de Courcelles 1824] Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royoume, et des maisons princières de l'Europe précédé de la généalogie de la maison de France, t. III, Paris, , 52 p. (lire en ligne), « de Fortia ».
  • [Vartier 1985] Jean Vartier, Alphonse de Fortia, Marseillais pince-sans-rire, et l'âge d'or de la mystification, de Nancy au Palais Royal, Éditions France-Empire, , 356 p. (lire en ligne).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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