Famille de Gruyère-Aigremont

de Gruyère-Aigremont
Charges Châtelain de Corbières

La famille de Gruyère-Aigremont est une tige de la maison Gruyère, issue d'Antoine de Gruyère-Aigremont, bâtard du comte Antoine de Gruyère.

Elle n'a pas de liens avec d'autres familles portant le surnom patronymique d'Aigremont, notamment en Lorraine et Champagne[1],[2].

Histoire

La famille de Gruyère-Aigremont est une tige de la maison comtale de Gruyère[3]. Ses membres sont attestés entre les XVe – XVIIe siècle[3].

Elle prend naissance avec Antoine (attesté entre 1462 et 1502) qui est le fils naturel du comte Antoine de Gruyère[3]. Ce dernier lui donne la seigneurie d'Aigremont, la coseigneurie de Prez, dans le val de Charmey, une maison à Fribourg, dont il devient bourgeois[4],[3]. Son frère, Jean, sire de Montsalvens, lui donne le fief la vidamie de Vuadens et Vaulruz[4],[3]. Il vend la seigneurie à Berne, en 1501, tout en gardant le nom[4],[3]. À la suite de cette vente, il se retire à Mauborget[5].

Antoine de Gruyère-Aigremont se marie deux fois. Il épouse en premières noces Jehanne du Salixeit (Saliceto), issue d'une famille lombarde installée à Fribourg, puis Catherine [Ruffieux][4].

Antoine de Gruyère-Aigremont est châtelain de Corbières, en 1473. Guillaume de Gruyère-Aigremont occupe le même poste en 1522.

François de Gruyère-Aigremont († ), donzel de Cossonay, se tourne vers le protestantisme[3]. Jean-François († av. ), son fils qu'il a eu avec sa seconde épouse Claudaz Chalon, hérite de son oncle maternel de la terre et seigneurie de Sévery, ainsi que la co-seigneurie de St-Saphorin[3],[6]. Ce dernier est châtelain de Cossonay pour Berne[6]. Ses biens passent à ses fils, Pierre († ) et Nicolas[6].

Isaac, fils de Pierre, malgré trois mariages, ne laisse qu'une fille, Elisabeth, dame de Sévery († )[6]. Dernière de la lignée, elle meurt à 23 ans, ses biens passent à son fils Henri, qu'elle a eu avec noble Sébastien Charrière[6].

Héraldique

Donald Lindsay Galbreath (1934) indique que leurs armes ne sont pas connues[1].

Notes et références

Notes

Références

  1. Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 2.
  2. ↑ Roger de Lurion, Nobiliaire de Franche-Comté, Besançon, P. Jacquin, (lire en ligne), p. 5.
  3. Ursula Birchler / FP, « Gruyère-Aigremont, de » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  4. Hisely 1851-1857, p. 548.
  5. ↑ Hisely 1851-1857, p. 549.
  6. …, « Sévery », Mémoires et documents, vol. 15,‎ , p. 503-507.

Voir aussi

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean-Joseph Hisely (publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande), Histoire du comté de Gruyère, précédée d'une introduction et suivie d'un cartulaire, vol. 3, G. Bridel, coll. « Mémoires et documents », 1851-1857 (réimpr. 1994) :
  • Les bâtards de Gruyère et leur descendance (1935), Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) Lausanne.
  • Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 2.

Liens externes

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