Famille de Monluc
| Famille de Monluc | ||
Armes de la famille. | ||
| Période | XVe siècle - XXIe siècle | |
|---|---|---|
| Origine | Gascogne | |
| Allégeance | ||
| Fonctions militaires | Deux maréchaux de France | |
| Fonctions ecclésiastiques | Évêque de Condom | |
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La famille de Monluc est une famille de la haute noblesse française d'extraction originaire de Gascogne, éteinte au XXIe siècle. La famille de Monluc porte les titres de seigneur de Lasseran, marquis de Montluc et prince de Chabanais pour la branche aînée.
Elle compte deux maréchaux de France.
Histoire
La famille de Lasseran possédait le château de Monluc et était parfois appelée famille de Monluc[1].
Cette famille, issue de la noblesse qui fut un temps désargentée connut une véritable ascension sociale lorsque Blaise de Monluc accéda au titre de maréchal de France. Pour faire oublier l'humble origine de sa famille, son petit-fils, Adrien écartèle ses armes avec celles de sa mère, issue de la maison de Montesquiou[2].
Selon des généalogies publiées à partir des années 1730, selon les travaux de Charles d'Hozier et de du Fourny ([3], p. 174), les Monluc sont un rameau cadet de la Maison de Montesquiou car elle se rattache à une branche puînée de cette illustre Maison (issue des Fezensac et donc des anciens comtes/ducs de Gascogne), la branche des Lasseran Massencôme issue d'Odet/Odon de Montesquiou, seigneur de Saint-Pouy (et de Monluc/Bonluc ?), marié en 1318 avec Aude de Lasseran, dame de Massencomme, et dont les enfants prirent le nom[4],[5].
Ce rattachement des Monluc audit Odon de Montesquiou (fl. dans la 2e moitié du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle) par le truchement des Lasseran Massencôme, se réalise ainsi : le fils cadet d'Odet/Odon et d'Aude, Guillaume/Guillem-Arnaud de Montesquiou de Lasseran Massencomme est l'arrière-grand-père de Pierre de Monluc, lui-même le bisaïeul de notre Blaise ; cette parenté est néanmoins catégoriquement contestée par le généalogiste André Borel d'Hauterive qui écrit :
« Le nom de Monluc figura pour la première fois vers la fin du XVe siècle...Il appartenait à une race de gentilshommes sans illustration, sans fortune et sans crédit. En 1482 vivait Pierre de Monluc... maître d'hôtel du sérénissime seigneur d'Albret. Amanieu, son fils, aïeul du maréchal, n'est connu que par les détails renfermés dans deux passages des Commentaires de Monluc... François de Monluc, fils d'Amanieu et père du maréchal, n'est également connu que par (ces) deux passages.
Finalement la décision du Grand-Conseil de 1777[6] indique bien un lien de sang entre les seigneurs de Monluc et les de Montesqiou car elle fut reconnu comme une branche puînée de celle-ci. Cependant, s'il eût connu ou même présumé une semblable parenté, le maréchal n'aurait pas manqué de la signaler dans ses Commentaires, car il cite toujours avec orgueil la noblesse de son extraction, et relève la condition pauvre mais sans tache de ses ancêtres... (Cependant, au XVIIIe siècle) La postérité de Blaise de Montluc était éteinte depuis un siècle, et les héritiers de la branche dite de Montauban revendiquèrent la haute illustration de cette famille (de Monluc) et où une première attestation de cette parenté avec la famille de Montesqiou lors de l'étude de la noblesse d'Arnaud de Montluc en 1666[7]. Les Montesquiou mirent tous leurs soins à la rattacher à leur maison comme rameau de la branche cadette de Lasseran Massencomme. Quelques points d'analogie dans les armes et les alliances contractées entre les deux familles donnèrent au système de jonction une apparence certaine. La complaisance des généalogistes fit le reste et grâce à la haute considération dont jouissait le nom de Montesquiou pas une voix ne s'éleva pour émettre le moindre doute. Voici comment les auteurs de la troisième édition de L'Histoire des grands officiers de la Couronne du P. Anselme dans le tome VII publié en 1738 établirent pour la première fois que les Montluc étaient issus des Montesquiou. »[3],[8].
Branche de Montauban
Bien que la descendance du maréchal Blaise de Montluc s'éteignit au XVIIème siècle d'autres traces de la famille de Montluc furent également visibles dans le Béarn. En effet lors des invasions espagnols en Navarre, ont ne trouva plus de traces de Pierre de Montluc (aïeul du maréchal) et de sa famille. De plus comme l'affirme l'historien André Borel dans la revue de la noblesse de 1841 (volume 2 page 180) tandis que François de Montluc père de Blaise de Montluc alors aîné de la famille retournait sur ses terres en Agenais ou était située la terre ancestrale des de Montluc, un autre membre de la famille de Montluc resta dans le Béarn avec le sire d'Albret. De ce fait il est possible d'attester le rattachement cette branche dite de Montauban à la famille de Montluc. Cette branche s'était installée à Sordes au confluent du Gave sur l'île qui se nommait île de Montauban puis île de la Glère de nos jours[9].
Généalogie
- Bernard de Montluc, seigneur de l’île Montauban, aliéna par acte de 1560 l’extrémité orientale de l’île à Messire de Brocas, transaction à l’origine de maints différends avec le monastère de Sordes. Sans doute le cartulaire abbatial eût-il livré de plus amples éclaircissements si la tourmente des guerres de Religion n’avait frappé le pays : à deux reprises, le bourg de Sordes dut subir la prise et le pillage par les troupes du chef huguenot Montgomery. En 1593, les religieux firent venir à grands frais un architecte de Bordeaux afin de relever la chapelle et le cloître, tous deux réduits en cendres lors de ces troubles. Bernard de Montluc laissa de son union deux fils et une fille.
- Pierre de Montluc, seigneur de Montauban, né en 1572, mourut le , à l’âge de quatre-vingts ans. Il eu un fils Arnaud de Montluc
- Bertrand de Montluc, bénédictin à Sordes, inhumé au lieu appelé Cyprès où son tombeau demeura visible jusqu’à la Révolution.
- Anne de Montluc, mariée à Pierre de Sillegues, et dont la postérité demeure encore dans la région.
- Arnaud de Montluc, seigneur de Montauban, naquit en 1625 et fut confirmé dans sa noblesse lors de la recherche de 1666. Il épousa Marie de Siest, et mourut le , laissant trois enfants.
- Bernard de Montluc, seigneur de Montauban, marquis de Montluc né en 1665, épousa Catherine de Lartigau, dont
- Gratien de Montluc, né le , mort sans postérité ;
- Pierre de Montluc, héritant du titre et des terres seigneuriales (qui suit).
- Bernard de Montluc, seigneur de Montauban, marquis de Montluc né en 1665, épousa Catherine de Lartigau, dont
- Pierre de Montluc, né en 1670, uni à Marie Brouthaire, dont il n’eut qu’un fils, Arnaud, mort sans alliance.
- Catherine de Montluc, née en 1672, mariée à Messire de Labaumère, chevalier seigneur dudit lieu, dont elle eut une fille, Catherine de Labaumère, décédée sans alliance le .
- Pierre de Montluc, seigneur de Montauban, marquis de Montluc. il naquit le , fut baptisé sous les auspices de Pierre de Lartigau, son oncle, et de Catherine de Biné. Il épousa le Anne Durdes de Lonson, avec qui il eut :
- Bernard de Montluc, né le , décédé sans alliance le
- Gratien de Montluc, né le , disparu le sans avoir laissé de postérité
- Pierre de Montluc, seigneur de Montauban, marquis de Montluc. Il naquit le , s’éteignant sans descendance le :
- Jacques de Montluc, seigneur de Montauban, marquis de Montluc. Il naquit le et épouse le Thérèse Berton de Suzamioq, morte le . Ils eurent un fils:
- Barthélemi de Montluc, seigneur de Montauban, marquis de Montluc. Il naquit le , il devient professeur de commerce à Bayonne et auteur des récréations de B. de Montluc. Il contracta mariage en 1805 avec Marie Cassau d’Élissalde. La prospérité de ce couple se manifesta par une nombreuse descendance :
- Jacques-Émile de Montluc, né le . Il épousa Marie-Sophie Grellier le . De ce mariage sont issues :
- Émilie de Montluc né en 1831, morte sans descendance.
- Armand-Barthélemi de Montluc, seigneur de montauban, marquis de Montluc. il naquit le à Bayonne. Il devint ingénieur des chemins de fer dans la compagnie Austro belge Corphalie à Berja en Espagne. Il mourut d'un accident en 1884. Il épousa en 1877 Eugénie Joséphine Vilatte (1859/1945) issu de la très haute bourgeoisie italienne. de cette noce naquirent:
- Marie Sophie Sylvanie de Montluc ( † ), marquise de Montluc. Au cours de sa vie, elle occupa plusieurs fonctions, notamment comme employée au ministère des Pensions. Elle s’illustra également par la rédaction de manuscrits relatifs au savoir-vivre et aux usages du monde, ce qui témoigne d’un esprit cultivé et d’une attention portée aux traditions et valeurs héritées de sa famille. Par ailleurs, il convient de noter qu’elle possédait les anciennes armoiries de la famille de Montluc, emblèmes qu’elle transmit à ses enfants, perpétuant ainsi leur héritage héraldique et familial. Elle épousa en 1899 Louis Bonnot (1875/1917) apothicaire, dont postérité.
- Émile de Montluc, seigneur de montauban, marquis de Montluc. il naquit le à Bayonne et mort le à Paris. Rentier propriétaire, il épouse en 1910 Pauline Poitou (1887/1952), dont :
- Paule Lucienne de Montluc née le à Oran et morte le à Paris XVIème. Marquise de Montluc, elle épouse le Alfred Joseph Dauré (1913/2006), chavalier de la légion d'honneur, ministre des finances du Maroc, lieutenant de réserve au premier régiment des zouaves au Maroc, élevé officier dans l'infanterie coloniale en 1934. Dont postérité Dauré. Fin de la famille.
- Désirée-Prudence de Montluc née le à Nantes
- Céline de Montluc née le 13 aout 1835
- Sylvanie de Montluc née le
- Pierre-Armand de Montluc, vice-consul de France au Mexique, né le , il s’unit par contrat du mois de à Constance-Félicité Meaulle, dont :
- Marie Constance Léonie de Montluc née le à Santa Anna de Tamaulipas (Méxique). Elle épouse le Louis-Alphonse Dominique de Ricaudy, baron de Ricaudy, enseigne de vaisseau, chevalier de l’Ordre royal d’Isabelle La Catholique, capitaine de frégate (19/08/1877), Major général du 2° arrondissement maritime à Brest (1850). Dont postérité de Ricaudy.
- Léon Pierre Adrien de Montluc né le au château des Rouxières. Avocat à la Cour d’Appel de Paris, sous-préfet de Brest (1877-1879), Préfet du Morbihan (1879-1881) (demeure à Paris IX° à son mariage) (Jules Favre, avocat à la Cour d’Appel, Député et académicien français, est l’un de ses témoins). Il épouse le Léontine Hélène Oriot (1854/1929), dont :
- Fabien Gilles Gustave Armand de Montluc né le . Propriétaire du château de La Resle. Il épouse le Marie Louis Hélène Girard.
- Marie-Léontine Hélène de Montluc née le au château de La Resle. Elle épouse Philippe-Marie Antoine Célestin Steinmetz, docteur en médecine, médecin aide major de 1° classe au 15° régiment d’artillerie. Dont postérité Steinmetz.
- Jules-Benoît de Montluc, né le .
- Jacques-Henri de Montluc, né le .
- Amélie-Alexandrine de Montluc, née le .
- Jacques-Émile de Montluc, né le . Il épousa Marie-Sophie Grellier le . De ce mariage sont issues :
-
Blaise de Monluc -
Jean de Monluc -
Jean de Monluc de Balagny -
Adrien de Monluc
Armoiries
Armes anciennes : D'azur, au loup ravissant d'or[réf. nécessaire]
Armes modernes Ecartelé : 1 et 4, d'azur, au loup ravissant d'or (qui est de Lasseran) ; 2 et 3, d'or, au tourteau de gueules (qui est de Montesquiou).[réf. nécessaire]
Notes et références
- ↑ Jules de Bourrousse de Laffore, Notices historiques sur des monuments féodaux et religieux du département de Lot-et-Garonne, p. 54-60, Revue de l'Agenais, année 1879, tome 6 (lire en ligne)
- ↑ Revue historique de la noblesse, (lire en ligne)
- André Borel d'Hauterive, Revue historique de la noblesse, vol. 2, Paris, (lire en ligne), « Sur la maison de Montluc », p. 169-173
- ↑ Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, t. 7, (lire en ligne), p. 288.
- ↑ « Maison de Mon(t)luc, p. 3-4 notamment, par Etienne Pattou, 2015 et 2020 », sur Racines & Histoire
- ↑ Pierre Larousse, « arbre généalogique »
[doc], sur Grand dictionnaire universel du XIXe siècle: français, (consulté le )
- ↑ François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle:, Paris, Pierre Larousse, , 1644 p. (lire en ligne), p. 680 à 700
- ↑ On remarque que ce ne sont pas les Monluc, alors éteints depuis longtemps, qui auraient sollicité la généalogie contestée par Borel d'Hauterive, mais les Montesquiou d'Artagnan — famille du maréchal Pierre — qui veulent, malgré leur noble extraction, établir un lien avec les Monluc — illustrés par deux maréchaux de France, Blaise et Jean — en rattachant ces derniers aux Lasseran Massencôme, branche puînée des Montesquiou[réf. nécessaire].
- ↑ Revue historique de la noblesse, (lire en ligne)
Voir aussi
Bibliographie
- Philippe Tamizey de Larroque, « Diverses lettres des fils du maréchal Blaise de Monluc », Revue de Gascogne, t. XXX, , p. 83-88 (lire en ligne), p. 180-187, p. 283-287
Articles connexes
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