Famille de Saint-Offange

Famille de Saint-Offange
Image illustrative de l’article Famille de Saint-Offange
Armes de la famille.
Blasonnement D'azur au chevron d'argent accompagné de trois molettes du même.

La famille de Saint-Offange est une famille noble éteinte qui était implantée en Anjou dès la fin du XIVe siècle, époque à laquelle Jean de Saint-Offange et son épouse Françoise d’Andigné sont les parents de Jean de Saint-Offange qui en 1437, par son mariage avec Olive Lechat, hérite de la Frappinière de Cossé-d'Anjou.

Ils possédaient d’autres et nombreux domaines en Anjou : Le Hurtault au Voide, l’Eperonnière à Saint-Aubin de Luigné, la Douanerie à Vauchrétien, les terres d’Armaillé et de l’Anjouère à La Pouëze, les terres et château de la Beuvrière à Grez-Neuville, la Roirie près de Segré, la Rivière d’Orveaux à Loiré. Plusieurs de ces domaines sont passées par la suite dans les héritages des familles d’Orvaux, Hullin de la Selle et de Terves[1].

Histoire

Trois frères de Saint-Offange

François de Saint-Offange habitait la Roirie avec son épouse Jeanne Lemasson entre 1502-1540 ; en 1552, il fortifia l'hostel de la Frappinière de Cossé-d'Anjou construit sous Geofrroy Frappin vers 1380. Leur fils René de Saint-Offange, engagé dans le pacte catholique en 1576, eut quatre filles dont trois se firent religieuses, il fut aussi le père de trois frères.

  • Artus de Saint-Offange, marié avec Anne de Montours le .
  • François de Saint-Offange, marié avec Marie de Brie le .
  • Amaury de Saint-Offange, marié avec Ambroise de Clermont le .
Signature de Amaury de Saint-Offange sur registre paroissial de Rochefort sur Loire du .

Guerre de religions en Anjou et à Rochefort-sur-Loire au XVIe siècle

Ruine du château des Saint-Offange à Rochefort-sur-Loire.

En , Hercules (ou Jacques) de Saint Aignan, ardent défenseur des protestants d’Anjou, participait à la prise éphémère d’Angers puis désarmait le château des Ponts-de-Cé et occupait la forteresse de Rochefort-sur-Loire ; il en fut rapidement délogé et odieusement massacré à Angers en juillet suivant.

En 1585 les trois frères de Saint-Offange occupaient à leur tour le château de Rochefort ; après hésitation ils se mirent du côté du duc de Mercœur à la tête des ligueurs anti-huguenots, et se livrèrent au pillage ainsi qu'à des enlèvements (comme celui de Scipion Sardini, libéré contre rançon en 1590). En 1592 le siège du château, entrepris par Philippe Duplessis-Mornay à la tête de l’armée royale protestante, fut voué à l’échec, malgré un grand renfort d’hommes et de canons pendant plus de deux mois.

Le pays resta pendant dix ans à la merci des trois frères et de leurs bandes de pilleurs. Ils abandonnèrent la place en 1598 pour la somme de 6 000 écus, ne laissant que les murs ; la Ligue était morte et la paix était signée. Il fallut dix mois pour démolir ce qui restait de la forteresse, ce qui fut fait le .

Deux Saint-Offange, abbés de Saint-Maur

En 1652, Claude Madelon de Saint-Offange (frère ou cousin des précédents ?) fut prieur du prieuré Saint-Marc aux Rosiers dépendant de l’abbaye de Saint-Maur au Thoureil en Anjou ; puis, après le décès de l'abbé de Salles, abbé de Saint-Maur de 1591 à 1671. Il remit de l’ordre dans la vie monastique alors en débandade ; il meurt le et enterré dans l’abbaye.

En 1671, son petit neveu René Madelon de Saint-Offange lui succéda à l’Abbaye de Saint-Maur ; il y fit enterrer ses parents François de Saint-Offange et Marie Catherine de Villarmois en 1673 et 1679. (Lui-même est décédé à la Frapinière de Cossé-d’Anjou le ).

Extinction

Le nom de Saint-Offange s’est éteint avec la dernière héritière de Saint-Offange mariée à Henri Turpin de Vihiers et de Crissé.

Il reste dans l'actuelle église Saint-Paul de Vivy[2] en Maine-et-Loire une unique cloche venant de l’abbaye de Saint-Maur. Installée en 1791, elle porte les armoiries de Claude Madelon de Saint-Offange, abbé de Saint Maur.

Armes

Les armes de la famille Saint-Offange se blasonnent ainsi : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois molettes du même.

Personnalités

René de Saint-Offange (1592) et Charles de Saint-Offange (1597) furent chevaliers de Malte.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, 1874.

Articles connexes

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