Famille de Seguin de Reyniès
| Famille de Seguin | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | de sinople à un chevron d'or accompagné de trois croissants d'argent. | |
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| Lignées | de Born de Prades de La Tour de Reyniès |
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| Période | depuis le XIIIe siècle | |
| Origine | Gévaudan Vivarais |
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| Allégeance | ||
| Titres obtenus | marquis de Reyniès | |
| Demeures | château de Reyniès hôtel de Prades château de Ressouches château d'Arry château de Fieux château de Larnagol château de Puycalvary |
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| Charges | maires de Reyniès | |
| Fonctions militaires | gouverneur de la ville de Villemur capitaine-châtelain mousquetaire du roi officiers supérieurs |
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| Fonctions ecclésiastiques | commandeur de l'ordre de Malte | |
| Récompenses militaires | ordre de Saint Louis ordre de Saint-Jean de Jérusalem ordre de la Légion d'honneur croix de Guerre 1914-1918 croix de Guerre 1939-1945 médaille de la Résistance ordre national du Mérite |
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La famille de Seguin de Reyniès est une famille subsistante de la noblesse française d'ancienne extraction originaire du Gévaudan et du Vivarais, établie dans le Quercy.
Histoire
Le patronyme de Seguin de Reyniès provient de deux familles différentes: les Seguin d'une part, et les La Tour de Reyniès, d'autre part.
Les Seguin sont fixés depuis le XIIIe siècle dans le Gévaudan, à Marvejols. Il existera deux branches de cette famille, issues de l'union d'Étienne de Seguin (15xx-1634) et de Anne de Fabri : les Seguin de Born, la branche ainée, et les Seguin de Reyniès, branche cadette.
- Seguin de Born : le fils ainé d'Étienne de Seguin, Aldebert de Seguin de Born, baron de Prades, se marie à Marie de Ginestous de Mondardier et est à l'origine de la barnache de Seguin de Born de Prades. Cette branche de la famille s'établira principalement à Marvejols et s'éteindra au milieu du XVIIIe siècle. A sa mort en 1737, le dernier Seguin de Born du nom, Étienne de Seguin de Born, baron de Prades, léguera l'ensemble de ses bien, titres et droits à l'ainé des Seguin de Reyniès, son petit-neveu, Étienne-Trophime de Seguin de Reyniès.
- Seguin de Reyniès : le fils cadet d’Étienne de Seguin, Jean de Seguin des Bros (ou de Labros), probablement né en 1592 et mort en 1650, épouse une veuve, Jeanne de La Tour, dame de Reyniès, de Moulis et de Saint-Nauphary le . Il devient alors baron de Reyniès et de Moulis, et de cette union nait la branche cadette des Seguin de Reyniès, qui subsiste aujourd'hui[1].
Il n'existe cependant d'informations sur la famille de La Tour de Reyniès que depuis 1415, grâce à Anne de La Tour. Malheureusement, une grande partie des documents ou archives de la famille de La Tour de Reyniès ont été détruits lors des différents pillages, incendies et destructions du château de Reyniès, en 1592 et en 1622[2] notamment.
En 1666, lors de la Grande Recherche de Noblesse, la famille de Seguin de Reyniès est maintenue noble. Dans les textes ultérieurs touchant à la Grande Recherche de Noblesse, la date de 1560 est remplacée par la possession de la qualité de noble « depuis cent années ».
Le généalogiste Régis Valette fait donc remonter la filiation noble de cette famille à l'année 1560[3].
Le , la famille de Reyniès dépose ses archives aux archives départementales du Tarn-et-Garonne. Ce fonds représente 21 mètres linéaires de documents, relatifs aux différents seigneurs de Reyniès ainsi qu’à d'autres familles apparentées de la fin du XVe au début du XXe siècle, précise le rapport présenté[4].
Cette famille possède toujours le château de Reyniès, dans le Tarn-et-Garonne[5].
Les Seguin
La famille de Seguin de Reyniès a une filiation probable qui remonte selon les sources à 1219, avec Pierre Seguin. Aussi, en 1321, un certain Guillaume de Seguin fait hommage au roi Philippe V le Long de fiefs qu'il possède dans la châtellenie de Grèzes, près de Marvejols. La filiation de la famille de Seguin de Reyniès avec ces hommes est probable mais pas prouvée. La première filiation citée remonte précisément en 1307 avec Guillaume de Seguin. Un autre Seguin, Jean de Seguin habitant au château de Grèzes en 1391 reconnait à Bertrand de Cénaret, seigneur de Montferrand, diverses pièces de terre à fief franc. En 1392, un autre Guillaume de Seguin rend hommage au roi Charles VI, "des possessions qu'il avait dans le territoire de Grèzes en Gévaudan" précise le Dictionnaire de la Noblesse. Ainsi, depuis le début du XIVe, la famille est de façon certaine installée dans le Gévaudan.[réf. nécessaire]
Le nom de Seguin viendrait du tudesque Sigwin (de Sig-, la victoire, et win-, qui gagne) et serait alors à traduire par "celui qui obtient la victoire", ou plus simplement "le victorieux".[réf. nécessaire]
Au début du XIVe siècle, les Seguin quittent Grèzes pour s'installer à Saint-Jean-en-Bruel. Ils occupent pendant plusieurs générations le rôle de procureur des habitants de Saint-Jean-en-Bruel. Vers 1590, Étienne de Seguin est reconnu comme écuyer, seigneur de Peyrefiche et de Rochevalier. Il est un des personnages importants de l'histoire du Gévaudan. En 1594, il est nommé commandant de la ville et du château de Marvejols. Pendant deux siècles et demi, les descendants d’Étienne vont, à sa suite, commander la place de Marvejols et en être "coseigneur avec le roi". Ils conserveront l'Hôtel de Prades à Marvejols jusqu'au XIXe siècle. C'est dire à quel point cette ville et la genèse de la famille de Reyniès sont intimement liées. Étienne de Seguin se marie avec Anne de Fabri. De cette union naitront les deux branches des Seguin : les Seguin de Born et les Seguin de Reyniès.
Généalogie de la branche de Seguin
- Guillaume de Seguin, marchand et procureur des habitants de Saint-Jean-du Bruel, cité en 1464 et en 1481?
- Antoine de Seguin (14xx-1545) x Jeanne Galffié.
- Jacques de Seguin, écuyer (xx-1550) x Jeanne Malbois.
- Antoine de Seguin, écuyer de Saint-Jean-du-Bruel, converti au protestantisme. Il épouse Anne de Lauzade.
- Étienne de Seguin (15xx-1634), écuyer, seigneur de Peyrefiche et de Rochevalier, gouverneur de Marvejols. Il épouse Anne de Fabri, dont naitront,
- Aldebert de Seguin de Born, baron de Prades (1586-1666), marié à Marie de Ginestous de Mondardier.
- Jean de Seguin (xx-1650), seigneur des Bros, puis baron de Reyniès et de Moulis, capitaine-châtelain de Moulis x Jeanne de La Tour (1603-1692)
- Trophime de Seguin, sieur de la Combe, tué le 11 aout 1627 à La Rochelle, où il s'était engagé dans les armées du roi bien qu'il fût de confession protestante.
- Étienne de Seguin, sieur de la Pinède, capitaine de cavalerie d'après une commission de 1649.
- Anne de Seguin x Pierre Crozat de la Croix, Marguerite de Seguin x Pierre de Salesses, Marie de Seguin x Jacques de Jourdan et Jeanne de Seguin x 1631 Pierre de Pineton.
- Étienne de Seguin (15xx-1634), écuyer, seigneur de Peyrefiche et de Rochevalier, gouverneur de Marvejols. Il épouse Anne de Fabri, dont naitront,
- Antoine de Seguin, écuyer de Saint-Jean-du-Bruel, converti au protestantisme. Il épouse Anne de Lauzade.
- Jacques de Seguin, écuyer (xx-1550) x Jeanne Malbois.
- Antoine de Seguin (14xx-1545) x Jeanne Galffié.
Généalogie des La Tour de Reyniès
- Arnaud de Baille, seigneur de Noalhac et de Puech Ricard en Agenais, receveur des deniers royaux à Toulouse en 1416. Il acquiert la seigneurie de Reyniès le 14 janvier 1461. Il épouse cette même année Anne de La Tour, dame de Reyniès et de Puycalvary. Veuve d'un premier mariage avec Jean-Amanieu de Prenhan, elle épouse Arnaud de Baille en seconde noce, puis Pierre Ricard de Genouillac. Elle apporte à Arnaud de Baille le château de Puycalvary. Il est possible qu'Anne de La Tour soit issue de la famille de La Tour d'Auvergne, mais cela n'est pas attesté[6],[7].
- Jacques de La Tour, seigneur de Reyniès, Noalhac et Puycalvary (1427-xx). Il épouse Antoinette de Grimoard en 1450, fille de Raimond, seigneur de Villebrumier.
- Bernard x 1486 Antoine d'Ynard, seigneur de Frozzil,
- Antonie x Jean de Parasol, seigneur de Saint-Amand-d'Orcinat
- Jeanne épouse Armand Raffin en 1477, seigneur de Puech Ricard d'Agenais. Le château de Puycalvary passe alors aux mains de la famille Raffin[8].
- Antoine de La Tour, seigneur de Reyniès et de Noalhac x 1490 Catherine d'Escodeca, fille de Raimond, seigneur de Boisse en Périgord et dame de Puycalvary.
- Françoise de La Tour x 1521 François de Baynac, seigneur de la Roque.
- Jean de La Tour, seigneur de Reyniès et de Noalhac, chevalier. Il est l'un des 100 gentilshommes de la maison du roi. Il épouse Jeanne de Caumont en 1523, fille de Charles, seigneur de Castelnau, Berbiguières et de Rouffignac. Ils ont ensemble 10 enfants.
- Françoise, qui épouse François de Lolmie, seigneur de La Penche, Jeanne, religieuse à Nonenque, Isabeau, religieuse à Lespinasse. Françoise (la seconde de la fraterie) épouse en 1544 Cléphas de Saint-Orens, vicomte de Pellefigue, co-vicomte de Couserans, seigneur de Lampeiroux en Chalosse, de Fanjaux en comte d'Astarac, coseigneur de Saintmatan et autres lieux en Comminges, coseigneur de Beaumont en Lézadés[9]. Antoinette épouse Jean de Gordièges, seigneur de Mazières et Lisse. Jeanne, qui épouse en 1571 Jean d'Arbussel, seigneur de Luzençon, leurs frères,
- Jean de La Tour, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem
- Pierre de La Tour, seigneur de Moulis et de Marsolle x 1571 Anne de Bourrasier (1555-1587) x 1578 Antoine de Cardaillac, baron de Saint Cirq, baron de Gaure, en seconde noce, avec qui elle aura un fils, Jean-Jacques de Cardaillac, qui s'unira en 1599 à sa cousine, Marie de La Tour. Anne de Bourrasier apporte une partie de la seigneurie de Saint-Nauphary à Reyniès[10].
- Olympe de La Tour, dame de Saint-Nauphary x 1594 Brandelis de Gironde, seigneur de Castelsagrat
- Pierre de Gironde x 1630 Anne de La Tour
- Olympe de La Tour, dame de Saint-Nauphary x 1594 Brandelis de Gironde, seigneur de Castelsagrat
- Antoine de La Tour (15xx-1602), baron de Reyniès et seigneur de Noalhac. Il épouse Claude de Salignac en 1558, qui avait épousé en premières noces Raimond de Gontaud-Biron, seigneur de Banes. Antoine est protestant, et est nommé lieutenant des princes dans le Quercy. Intime de l'amiral de Coligny, il se rend au mariage d'Henri de Navarre et de Marguerite de Valois, et est donc impliqué dans le tumulte de la Saint-Barthélemy. Il est sauvé par Antoine de Lévezou de Vezins, qui était alors lieutenant du roi dans le Quercy, pour le solde des catholiques, donc, alors que les deux hommes étaient de grands rivaux[11],[12],[13],[14]. Mais ce sauvetage par un catholique n'empêche pas Antoine de La Tour de Reyniès, de retour à Montauban, de continuer à se battre contre les catholiques et de remporter une grande victoire contre le maréchal de Monluc, à Peu-Blanc[15],[12],[16]. Reyniès s'empare alors de Villemur-sur-Tarn[16], Caussade, Bioulle, Nègrepelisse, Malause et de Flaunhiac[17],[18]. Sous les ordres de Géraud de Lomagne, sire de Sérignac, Antoine de Gourdon reçu le gouvernement du Haut-Quercy, et Antoine de Reyniès, celui du Bas-Quercy[19]. En 1592, alors que le duc de Joyeuse se dirige vers Villemur pour assiéger la ville, Antoine de Reyniès renverse un corps de garde et s'introduit dans la ville avec une soixantaine d'hommes afin de tenir le siège[20]. Villemur est sauvée. En représailles, le duc de Joyeuse met à sac le château de Reyniès, le pillent et le brûlent. Antoine de Reyniès est alors fait vicomte de Villemur.
- Marie de La Tour x 1599 Jean Jacques de Cardaillac.
- Gabrielle de La Tour x 1597 Aaron de Voisins, seigneur de Cornebarrieu.
- Jeanne de La Tour x 1578 Jean de Rollet, seigneur de Jalenques, puis Philippe de Levis, seigneur de Lavelanet.
- Pierre de La Tour, baron de Reyniès et de Moulis, seigneur de Bonrepos. Il épouse en première noce Julie de Pons en 1603. C'est une descendante du roi saint Louis. C'est (notamment) par elle que tous les Seguin de Reyniès ont du sang royal dans les veines. Pierre de La Tour épouse en seconde noce Marguerite de Castelpers en 1611.
- Jeanne de La Tour (1603-1692), fille de Julie de Pons. Elle épouse en première noce Jean de Ferrières de Sauveboeuf en 1623, puis Jean de Seguin le 12 juillet 1631.
- Anne de La Tour, dame de Reyniès, Moulis, Saint Nauphary et autres lieux (1612-1645). Elle épouse en première noce Pierre de Gironde en 1630, puis Gui Leon, seigneur de Gasques, en 1634.
- Jacques de La Tour, seigneur de Reyniès, Noalhac et Puycalvary (1427-xx). Il épouse Antoinette de Grimoard en 1450, fille de Raimond, seigneur de Villebrumier.
Généalogie de la branche de Seguin de Born, seigneurs de Prades
- Aldebert de Seguin de Born, baron de Prades (1586-1666), marié à Marie de Ginestous de Mondardier. Auront 6 enfants, dont :
- Marguerite x 1648 Charles de Saint-Martin, seigneur de Villaret et de la Tour du Vialla, capitaine au régiment d'infanterie d'Angoulême.
- César de Seguin de Born de Prades, sieur de La Tour, capitaine de cavalerie par commission du 8 aout 1652 au régiment d'Aleuzy.
- Trophime de Seguin de Born de Prades (1627-1712), marié à Marguerite de Launay d'Antraigues. Auront 3 enfants,
- Marguerite (xx - 1731), demoiselle de Prades x 1702 Jean-Jacques Daude de Pardieu, seigneur de Séjas, avocat au parlement de Nîmes.
- Jeanne x Pierre de Malbosc, seigneur de Miral et capitaine au régiment de la Fère en 1666.
- Étienne de Seguin de Born, baron de Prades (1663-1737), épouse Marie-Anne Huc. En 1737, dernier de la branche ainée des Seguin, meurt. Il cède alors par testament tous ses biens, titres et droits à son petit-neveu, Étienne-Trophime de Seguin de Reyniès.
La branche d'Aldebert de Seguin de Born, baron de Prades (1586-1666) s'éteint donc, et celle de son frère, Jean de Seguin de Reyniès, demeure.
Généalogie de la branche de Seguin de Reyniès
XVIIe et XVIIIe siècles
- Jean de Seguin (xx-1650), seigneur des Bros, puis baron de Reyniès et de Moulis, capitaine-châtelain de Moulis x Jeanne de La Tour (1603-1692), dame de Reyniès, Moulis, Saint Nauphary et autres lieux. Alliance qui acte le début de la branche de Seguin de Reyniès. Jean de Seguin est un capitaine réformé (calviniste) de la chambre du roi par provision du . Il a ordre[21]de se rendre au siège de La Rochelle le et de démolir les fortifications de Millau le 5 aout 1631 grâce au canon de la ville de Saint-Affrique[22]. Par provisions datées du , Jean de Seguin de Reyniès devient capitaine-châtelain et gouverneur pour le roi de la ville de Villemur[23]. La charge est ici héréditaire et à celle-ci est associé le titre de vicomte. Jean de Seguin succède ainsi à Antoine de la Tour de Reyniès. La charge de capitaine châtelain de Villemur sera conservée par les Seguin de Reyniės jusqu'en 1692. D'où 4 enfants, dont :
- Julie x 1648 Jérémie de Bar, baron de Camparnaud.
- Étienne Ier de Seguin de La Tour, baron, puis marquis de Reyniès, baron de la Mosson et de Moulis, seigneur de Saint-Nauphary, Saint-Jean-de-Cornies, la Mothe-Sailhens, las bros et autres lieux (1632-1689), capitaine-châtelain et gouverneur de Villemur à partir de 1650. Il participe à la guerre de Dévolution (1667-1668), puis à la guerre de Hollande (1672-1678) dans l'armée du roi en tant que capitaine de cavalerie au régiment de La Valette, puis au régiment de Châtillon. Il est ensuite nommé capitaine de chevau-légers par provision du . En 1678, Reyniès devient un marquisat[24], après demande légitime d'Étienne Ier. Il épouse Claudine du Bourg de Bucelly, baronne de la Mosson en 1654. Ensemble ils auront 5 enfants :
- Jeanne-Marie x 1685 Étienne Delrieu, Julie (1658-xx), qui épouse Pierre de Peyrille (réfugié en Bavière après la révocation de l'Edit de Nantes), Charlotte (1657-xx), qui épouse Marc-Antoine Crozat de la Croix, seigneur de Creissels. Et leur frère ainé,
- Étienne II de Seguin de La Tour de Bucelly, 2e marquis de Reyniès, baron de Moulis, seigneur de Saint-Nauphary, la Mothe-Sailhens et autres lieux (1655-1712). Officier de cavalerie puis capitaine-châtelain de Villemur. Il sert au régiment de Gassion dès 1674, dans le Roussillon. Après la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV le (Édit de Fontainebleau), Étienne II préfère rester en France et converti par fidélité au roi de France. Il meurt en 1712. Il épouse En Jeanne de Garisson en 1683, dont il aura 3 enfants,
- Charlotte (1690-1694), sa soeur ainée Jeanne (1684-xx) x François de La Brugade de Bonnefous, et leur frère,
- Étienne III de Seguin de La Tour de Bucelly[25], 3e marquis de Reyniès (xx-1766), lieutenant dans une compagnie de dragons commandée par Monsieur de Saint-Orens, puis capitaine de Guyenne[26], puis capitaine de cavalerie. Il épouse Catherine de Molières en 1719, qui lui donnera comme fils Étienne-Trophime de Seguin, 4e marquis de Reyniès.
A partir de 1737, la famille de Seguin de Born s'éteint, et les Seguin de Reyniès, portés par Étienne-Trophime, demeurent la seule branche subsistante de la famille de Seguin. Ainsi succède à Étienne III de Seguin de La Tour de Bucelly[25], 3e marquis de Reyniès, son fils :
- Étienne-Trophime de Seguin, 4e marquis de Reyniès, baron de Prades, seigneur de Ressenades, la Serre, Saint Bonnet, Chirac et autres places, coseigneur avec le roi de la ville de Marvejols (1726-1795). En 1737, il reçoit par testament tous les biens, titres et droits à son grand-oncle, Étienne de Seguin de Born, baron de Prades (1663-1737). Il devient donc baron de Prades et des biens venant du Gévaudan, tels que le château de Ressouches. Il n'a que 19 ans lorsqu'il participe à la bataille de Fontenoy, dirigée par le maréchal de Saxe, le en tant que cornette de cavalerie. Il participe alors à de nombreuses batailles sous Louis XV. Entre autres, à la bataille de Rocourt (1746) et de Lauffeld (1747). Étienne-Trophime de Seguin émigrera après la révolution française à l'âge de 63 ans. Il meurt[27] lors du combat du à Auray à 69 ans lors du débarquement de Quiberon. Il vivra principalement à Marvejols à l'hôtel de Prades, et épouse Marie de Guy, le , qui lui donnera huit enfants, dont :
- Jeanne-Rosalie (1761-1833), François-Arnaud (1759-1791), colonel de dragons, Marguerite, Mademoiselle de Reyniès, admise en 1768 parmi les demoiselle de Saint-Cyr, à la Maison Royale de Saint Louis, Elisabeth Ursule (1756-1833), Jeanne-Marie (1753-xx), qui épouse Géraud-Christophe de Michel du Roc, marquis de Brion. Leurs frères ;
- François-Xavier de Seguin de La Tour de Reyniès, surnommé le chevalier de La Tour (1757-1848). suit son frère Jacques-Charles à la 2e compagnie des mousquetaires noirs en 1775. En , il entre dans la Marine royale[28] et sert sur Le César (1778-1779)[29], dans l'escadre du comte d'Estaing. Il participe alors à la guerre d'indépendance américaine. Lors de la prise de Grenade en 1779, il est blessé à l’œil. Sa participation à la guerre d'indépendance des États-Unis permet à l'ainé des Seguin de Reyniès de faire partie de l'association américaine des Cincinnati. François-Xavier sert alors comme capitaine de vaisseau sur Le Vaillant (1883-1884) dans l'escadre du comte de Grasse, puis sur Le Sémillante (1883-1884). Il est alors capitaine de vaisseau et chevalier de Saint-Louis. Il se retirera dans l’hôtel de Prades, à Marvejols, qui sera vendu après sa mort, en 1848[30].
- Jacques-Charles de Seguin de La Tour de Reyniès (1755-1818), mousquetaire à la 2e compagnie en 1772, puis sous-lieutenant dans le régiment Orléans-Cavalerie en 1777, puis au 6e de chevau-légers. Il deviendra lieutenant-colonel au régiment de Hainaut-Cavalerie avant d'être fait chevalier de l'Ordre de Saint-Louis. Alors que son frère ainé ira prendre en charge Reyniès, il retourne à Marvejols en tant que commandant des gardes nationales de Marvejols. Il épouse Marguerite de Layrolle en 1788, avec qui il aura trois enfants, dont,
- Étienne-Charles, marié en 1817 à Amélie de Volonzac de Malespina, qui apporte à son mari le château de La Vigne
- Charles-Joseph (xx-1839), non marié, ainsi que Marie, mariée en 1844 au Vicomte de Barthon de Montbas, et leur frère,
- Jules de Seguin de Reyniès, qui épouse Mathilde du Pont de Ligonnès, dont il aura :
- Marie-Caroline de Seguin de Reyniès, religieuse à Notre-Dame de Sion
- Roger de Seguin de Reyniès, qui épouse Marie Victoire Antoinette de Framond. Ils auront ensemble trois filles,
- Madeleine x1913 Aymar Solanet, Jeanne x 1919 Henri de Saboulin-Bollena et Françoise, religieuse à l'Assomption
- Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin, 5e marquis de Reyniès (1752-1823). En 1770, à 18 ans, il reçoit son brevet de sous-lieutenant de cavalerie dans le régiment Orléans-Cavalerie. Il épouse Marguerite Françoise Paule de La Porte de Larnagol en 1780. Elle héritera du château de Larnagol, qui restera dans la famille de Seguin de Reyniès jusqu'en 1840. Étienne-Trophime-François-Pierre fait exhausser le château d'un étage en 1786. En résistance à la Révolution française, Étienne-Trophime-François-Pierre quitte Reyniès le , seul, et émigre en Allemagne, suivant une partie de la famille royale. Il restera dix ans à l'étranger[31]. Il participe à la campagne de 1792 qui se terminera à Valmy. Il est alors dans l'armée du comte de Provence, le futur Louis XVIII, à l'avant garde des chasseurs à cheval du régiment de Hainault. Au cours de ces années, le château de Reyniès, le château de Ressouches[32]et le domaine de Saint Nauphary sont vendus comme biens nationaux[33]. Son épouse, Marguerite Françoise Paule réussit à racheter le château de Reyniès[34], ainsi que divers biens familiaux en Lozère, notamment ceux de Marvejols, ainsi que le château de Ressouches. Les biens de Saint Nauphary sont vendus. Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin rentre de son émigration le . À la restauration des Bourbon sur le trône de France, en 1815, il reçoit la croix de chevalier de l'ordre de Saint-Louis, signe de gratitude pour son exil volontaire, témoignage de sa fidélité au roi. Il s'éteint dans la nostalgie d'un passé révolu le .
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Le château de Reyniès -
Le château de Ressouches
XIXe et XXe siècles
Succèdent à Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin, 5e marquis de Reyniès :
- Jeanne (1786-1843), épouse Édouard de Julien, baron de Moriès en 1817. Il est incorporé en 1793 en tant que lieutenant-colonel de chasseur à cheval dans la compagnie numéro 4 de la division du prince de Condé, dans l'armée de Wurmser. Il participe alors aux campagnes de 1793, 1794 et 1795. Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur.
- Étienne Joseph de Seguin de Reyniès (1784-1850), 6e marquis de Reyniès, engagé comme garde d'honneur de l'Empereur Napoléon Ier en 1808, puis nommé mousquetaire en 1814 dans une des deux compagnies récemment reconstituées par Louis XVIII. Très endetté, il est déshérité au profit de son neveu, Albert. Il se marie en 1822 avec Hermine de Bérulle. Leurs enfants,
- Valentine (1822-1861), x 1843 Pierre Mesmin de Bazon, et Paul, 7e marquis de Reyniès (1826-1860), marié à Catherine de Léonard. Ensemble, ils ont une petite Paule Hermine (1859-1910), qui épousera Humbert de Beaumont Beynac en 1899
- Paul de Seguin de Reyniès (1826-1860), 7e marquis de Reyniès. Il épouse Louise Catherine de Léonard en 1856, dont il n'aura qu'une fille. Il entreprend la reconstruction du château de Fieux (Gers). Ses titres passent à son oncle, car il n'a qu'une fille,
- Paule Hermine (1859-1910), qui épousera Humbert de Beaumont Beynac en 1899
- François-Xavier de Seguin de Reyniès, vicomte de Reyniès, chevalier de l'Ordre du Lys, membre de l'académie de Montauban (1803-1880). Héritant des biens de sa mère (château de Reyniès et château de Larnagol), il devient chef de famille. Il ne portera cependant jamais le titre de marquis, à la différence de son fils. Il sera maire de Reyniès de 1852 à 1876[35], dates sous laquelle il fait construire la nouvelle église Sainte-Anne de Reyniès, consacrée en 1876[36]. Il épouse en 1834 Jeanne Alexandrine Lienard-Fleury, dont il n'aura pas d'enfant, puis Mathilde d'Astrié de Gudanes en 1838, avec laquelle il aura trois enfants,
- Marie (1839-1855) et Marie-Thérèse (1843-1843), Charles Joseph Théodore (1845-1863)
- Marie Charlotte (1850-xx) x 1874 le vicomte Gaston du Pouget
- Charles du Pouget
- Albert de Seguin (1841-1884), qui devient le 8e marquis de Reyniès. Entré à Saint Cyr en 1860. Incorporé au 93e Régiment d'Infanterie. Albert est nommé officier d'ordonnance du maréchal Canrobert en 1867. Il suit le maréchal à l'état major du 6e corps d'armée en 1870. Il participe aux batailles de Rezonville et de Saint-Privat. En 1864, Albert de Reyniès épouse Madeleine de Gondrecourt (1845 - 1890), à Melun. Elle est la fille du baron Aristide de Gondrecourt, colonel à la tête du prestigieux régiment des Chasseurs à cheval de la Garde Impériale. Après la défaite de Sedan et l'exil de Napoléon III, l'Alsace-Moselle devient allemande et le général de Gondrecourt et Albert de Reyniès partent en en captivité, à Cologne. La famille rentre de captivité en 1871. En , il est nommé capitaine au 49e régiment d'infanterie, puis en automne de la même année, au 144e régiment d'infanterie. Il offre sa démission en 1874. Le , le général de Gondrecourt meurt. Il est enterré qu château de Reyniès. Albert sera maire de Reyniès[35], de 1876 à 1884. Sous son mandat sont entrepris les travaux de construction du pont de Reyniès, qui ne sera achevé qu'en 1887. Il meurt en 1884. Il laisse deux fils,
- Matthieu de Seguin (1866-1909), 9e marquis de Reyniès, ordonné prêtre le à Rome, par le cardinal Paresci.
- Antoine de Seguin de Reyniès[37], 10e marquis de Reyniès. Il intègre Saint Cyr en 1890, puis entre au 20e RI en 1892. Nommé lieutenant en 1894, et affecté au 6e bataillon alpin de chasseur à pied (futur 6e BCA). Il se marie en 1898 avec Marguerite de Villers à Nancy. Promu capitaine en 1904 et affecté au 14e BCPA, futur 14e BCA. Envoyé au Maroc en 1912, Antoine participe à la bataille de Dar-el-Kadi en , dans le région de Mogador. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[38] le avec le motif suivant : « s'est distingué par sa bravoure, sous coup d’œil et son sang-froid ». Il devient chef de bataillon en et prend le commandement du 14e BCA jusqu'en . Il participera à la Course à la mer, à Chilly et Maucourt (3e citation, à l'ordre de l'Armée), à la défense de la cote 60, près d'Ypres (4e citation). En 1915, il participe à la bataille du Linge (5e citation, à l'ordre de l'Armée), sous les ordres du général de Maud'huy et du général de Pouydraguin. Est nommé lieutenant-colonel en 1916 et prend la tête du 48e régiment d'infanterie. Il participe aux combats de Verdun d'avril à (6e citation, à l'ordre de la Division). En septembre, il est nommé colonel de la 3e brigade de chasseurs alpins et part sur le front de la Som-me. Il est ensuite nommé, en , à la tête du 2e groupe de chasseurs. Il est envoyé en Italie en 1917, ou il devient commandant de l'infanterie divisionnaire de la 46e division d'infanterie. Puis, avec le 46e DI, le colonel de Reyniès rejoint la Somme à nouveau et participe à la bataille de Montdidier. Est nommé en à la tête de la 92e brigade de chasseurs alpins, ou il occupe la Haute-Silésie, puis à la tête de la 91e brigade de chasseurs, au sein de la 46e DI, en1920. A la suite des émeutes du à Kattowitz, le colonel de Reyniès est rappelé en France. En 1923, il prend le commandement de la 1re brigade de chars de combat de Besançon, puis est nommé en 1925 à la tête de la 255e brigade de marche, au Maroc Occidental et participe aux opérations de la région d'Ouezzan opposant l'armée française aux forces de Abd el Krim. Il passe à la tête de la 6e brigade de marche en 1926, avec laquelle il participe à la guerre du RIF, aux travers d'opérations dans la région du Haut-Kert et de Taza (7e citation, à l'ordre de l'Armée). Le , Antoine de Reyniès est promu général de brigade[39], et est nommé commandant par intérim de la 3e Division Marocaine. L'année d'après, il est promu Commandeur de la Légion d’honneur, et est décoré le à Guebwiller par le général de division d’Armaud de Pouydraguin[40].
-
Le général Aristide de Gondrecourt -
Le général Antoine de Reyniès
Succèdent à Antoine de Seguin de Reyniès[37], 10e marquis de Reyniès :
- Madeleine (1899-1979) x Bernard Richard
- Albert de Seguin, 11e marquis de Reyniès (1900-1944), officier de chasseurs alpins et résistant français. Il épouse en 1925 Henriette de Durand de Parisot de la Boisse, avec laquelle il aura 8 enfants.
- Fernand de Seguin de Reyniès -1903-1975), officier de chasseurs alpins. Il épouse Marie-Antoinette de Lévezou de Vezins en 1934.
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Le lieutenant-colonel Albert de Reyniès -
Le général Fernand de Reyniès -
Fernand et Albert de Reyniès en uniforme de chasseur alpin, 1939
Alliances
Les principales alliances de la famille de Seguin de Reyniès sont : de Prades, de Ginestous de Mondardier, de Salignac (1558), de Cardaillac (1578) (1599), de Voisins (1597), de Pons (1603), de Ferrières de Sauvebœuf (1623), de La Tour (1631), de Pineton (1631 Crozat de la Croix, du Bourg de Bucelly (1654), de Garisson (1683), de Molières (1719), de Guy (1751), Laporte de Larnagol (1780), de Volonzac de Malespina (1817), du Pont de Ligonnès, de Bérulle (1822), d'Astrié de Gudanes (1838), Lantron de Saint-Hubert, de Gondrecourt (1864), du Pouget (1874), de Villers (1898), d'Exéa, de Saboulin-Bollena (1919), de Parisot de Durand de la Boisse (1925), de Lévézou de Vezins (1934), de Penfentenyo de Kervereguin, de Vanssay de Blavous, de Curières de Castelnau (1983), de Bonald, de La Boullaye, Chabert d'Hyères, de Solages, de La Ville de Férolles des Dorides.
Personnalités
- Étienne I de Seguin de La Tour (1632-1689), marquis de Reyniès, baron de la Mosson, et Moulis, seigneur de Saint-Nauphary, Saint-Jean-de-Cornies, la Mothe-Sailhens, las bros et autres lieux. Capitaine de cavalerie, Capitaine-châtelain de Villemur. Il épouse en 1654, Charlotte-Claudine du Bourg de Bucelly, baronne de la Mosson.
- Étienne II de Seguin de La Tour de Bucelly (1655-1712), marquis de Reyniès, baron de Moulis, seigneur de Saint-Nauphary, la Mothe-Sailhens et autres lieux. Capitaine de cavalerie, Capitaine-châtelain de Villemur. Il épouse en 1683, Jeanne de Garisson.
- Étienne III de Seguin de La Tour (1687-1766), marquis de Reyniès. Capitaine de cavalerie, épouse Catherine de Molières en 1719.
- Étienne-Trophime de Seguin (1726-1795), 4e marquis de Reyniès, baron de Prades, seigneur de Ressenades, la Serre, Saint-Bonnet, Chirac et autres places. Il est co-seigneur, avec le roi, de la ville de Marvejols. Étienne-Trophime de Seguin émigrera en Allemagne à 63 ans, suivant ainsi Louis V de Bourbon-Condé. Il meurt lors du combat du à Auray à 69 ans lors du débarquement de Quiberon. Il épouse Marie de Guy en 1751.
- Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin, 5e marquis de Reyniès. Il rejoint l'Armée des émigrés pendant 10 ans. Il participe à la campagne de 1792, dans l'armée du comte de Provence. Il est à l'origine des dernières modifications faites sur le château de Reyniès. Il épouse Paule de Laporte de Larnagol en 1780.
- François-Xavier de Seguin de Reyniès (1803-1880), vicomte de Reyniès, chevalier de l'Ordre du lys, membre de l'Académie de Montauban, maire de Reyniès. Il se marie une première fois en 1834 avec Jeanne Alexandrine Liénard-Fleury. Mais celle-ci meurt deux ans plus tard. François-Xavier de Reyniès se remarie en 1838 avec Mathilde d'Astrié de Gudanes.
- Antoine de Seguin de Reyniès (1870-1942), 10e marquis de Reyniès, général de brigade. Marié à Marguerite de Villers en 1898.
- Albert de Seguin de Reyniès (1900-1944), 11e marquis de Reyniès, officier de chasseurs alpins, résistant, lieutenant-colonel commandant le 6e bataillon de chasseurs alpins. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de guerre 1939-1945 et de la rosette de la Résistance. Marié à Henriette du Parisot de Durand de la Boisse le à Lézignan.
- Fernand de Seguin de Reyniès (1903-1975), officier de chasseurs alpins. Marié à Marie-Antoinette de Lévezou de Vezins en 1934.
- Henri de Seguin de Reyniès, (1926-1956), 12e marquis de Reyniès, mort pour la France en Algérie le .
Héraldique
Plusieurs armes existent, pour chacune des branches. D'abord, le blason des Seguin, qui est utilisé depuis les origines de la famille de Seguin de Reyniès. Puis viennent celles des autres branches.
- Seguin : De sinople à un chevron d'or à trois croissants d'argent, deux en chef et un en pointe[41][réf. incomplète].
- Seguin de Born de Prades : Écartelé : aux 1 et 4 de sinople à un chevron d'or à trois croissants d'argent, deux en chef et un en pointe (qui est de Seguin), aux 2 et 3 d'argent (ou d'or) à l'arbre de sinople (qui est de Born)[41][réf. incomplète].

- Seguin de Born de Prades (après le mariage de Trophime de Seguin avec Marguerite de Launay d'Antraigues, en 1659) : Écartelé : aux 1 et 4 de sinople à un chevron d'or à trois croissants d'argent, deux en chef et un en pointe (qui est de Seguin), aux 2 et 3 d'argent (ou d'or) à l'arbre de sinople (qui est de Born), au chef de gueule chargé de trois mouchetures d'hermine (qui est donc de Launay d'Antraigues)[42].
Les armes des Seguin de Born de Prades sont souvent données à tort aux Seguin de Reyniès. Ainsi la dernière édition de l'Armorial de l'ANF[43], présente un dessin des armes des Seguin de Reyniès correspondant à la description ci-dessus... alors qu'il s'agit en réalité des armes des Seguin de Born de Prades. En ce sens, Louis de La Roque, Henri Jougla de Morenas[44], ou encore Jean-Baptiste Rietstap[45] se trompent également dans leurs descriptions des armoiries de la famille de Seguin de Reyniès.
- La Tour de Reyniès : Écartelé : aux 1 et 4 d'azur à la tour d'argent maçonnée de sable (qui est de La Tour), et au 2 et 3 au lion d'or armé et lampassé de gueules (qui est de Reyniès)[41][réf. incomplète].
- Seguin de La Tour de Reyniès (avant 1737) : Écartelé : aux 1 et 4 de sinople à un chevron d'or à trois croissants d'argent (Seguin), au 2 d'azur à la tour d'argent maçonnée de sable (La Tour), au 3 d'azur au lion d'or armé et lampassé de gueules (Reyniès)[41][réf. incomplète].
Les armes des Seguin de Reyniès comprennent une partie des armes des Seguin de Born de Prades. De fait, en 1737, Étienne de Seguin, dernier du nom de la branche de Seguin de Born de Prades, fit hériter son petit-neveu, Étienne-Trophime de Seguin de Reyniès juste avant de mourir, lui donnant ainsi tous ses biens et titres. En conséquence, le dessin décrit ci-dessous, figurant sur le vitrail de l'escalier de Reyniès, reprend une partie des armes des deux branches de Seguin.

- Seguin de Reyniès : Écartelé : aux 1 et 4 de sinople à un chevron d'or à trois croissants d'argent, deux en chef et un en pointe (qui est de Seguin), au chef de gueule chargé de trois mouchetures d'hermine (qui est de Launay d'Antraigues), aux 2 et 3 contre-écartelé : aux 1 et 4 d'azur à la tour d'argent maçonnée de sable (qui est de La Tour), et au 2 et 3 au lion d'or armé et lampassé de gueules (qui est de Reyniès)[46].
Mais ce dessin ne respecte pas les règles héraldiques car omet d'inclure la famille de Born. Malheureusement, aucun blason définitif et respectant à la fois les règles héraldique et l'histoire de la famille n'existe vraiment. Jean Paillot propose[41][réf. incomplète] cependant deux exemples de dessins recomposés :
- Proposition 1 : Écartelé : aux 1 et 4 de sinople au chevron d'or à trois croissants d'argent au 2 d'azur à la tour d'argent maçonnée de sable et au lion d'or armé et lampassé de gueules en vis-à-vis, au 3 d'or à l'arbre de sinople, au chef de gueule chargé de trois mouchetures d'hermine[41][réf. incomplète].
- Proposition 2 : Écartelé : au 1 de gueules à trois mouchetures d'hermines d'argent, au 2 d'azur à la tour d'argent maçonnée de sable, au 3 d'azur au lion d'or armé et lampassé de gueules en vis-à-vis, au 4 d'or à l'arbre de sinople, de sinople à un chevron d'or à trois croissants d'argent, brochant sur le tout[41][réf. incomplète].
Le dessin de la proposition 2 est le plus proche d'une gravure tirée du livre de Roger de Saboulin-Bollena[47].
Il existe donc un débat concernant les armes actuelles des Seguin de Reyniès.
Notes et références
- ↑ Roger de Saboulin-Bollena, À Marvejols en Gévaudan: depuis l'hérésie jusqu'à la peste, Mende, Société des lettres, sciences et arts de la Lozère,
- ↑ Yannick du Guerny note (sous n. 151) : "une grande partie des titres anciens de Reyniès sont des pièces justificatives fournies au XVIIe siècle pour les procès soutenus entre les seigneurs de Reyniès et les procureurs du roi, officiers des domaines ou consul de Reyniès, contestant droits de justice et nobilité des terres"
- ↑ Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, Paris, Robert Laffont, 2002 (ISBN 2-221-09701-7), p. 108.
- ↑ « La famille de Reyniès signe un contrat de dépôt avec les archives départementales », La Dépêche, (lire en ligne)
- ↑ « Le château a ouvert ses portes au public », La Depeche, (lire en ligne)
- ↑ Yannick du Guerny, Archives du Château de Reyniès (Tarn-et-Garonne) Quercy - Languedoc - Bourgogne,
- ↑ Jean Paillot, Histoire et généalogie des Seguin de Reyniès, p.50
- ↑ Archives départementales du Lot-et-Garonne, série 6J, "Fonds du chartriers de la famille Raffin".
- ↑ D'après le contrat de mariage de Françoise de La Tour et de Cléphas de Saint-Orens en 1544
- ↑ F. Moulenq, Documents historiques sur le Tarn-et-Garonne, tome IV, p. 22
- ↑ Eudes de Mézeray, Histoire de France, 1640-1650
- Sully, Mémoires, livre I, année 1572
- ↑ Agrippa d'Aubigné, Histoire Universelle, tome III, livre VI, chapitre 4
- ↑ Justin-Hippolyte de Barrau, Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue
- ↑ Jacques-Auguste de Thou, Histoire, livre 52
- Agrippa d'Aubigné, Histoire Universelle, tome III, livre VI, chapitre 9
- ↑ Abbé Guillaume Lacoste, Histoire générale de la Province de Quercy, 1883, tome 4, livre XVII, chapitre 38, p. 215
- ↑ Le Bret, Histoire de Montauban, 1668, livre II, p. 65
- ↑ Abbé Guillaume Lacoste, Histoire générale de la Province de Quercy, 1883, tome 4, livre XVII, chapitre 38, p. 216
- ↑ Agrippa d'Aubigné, Histoire Universelle, tome VIII, livre XIII, chapitre 28
- ↑ Par ordre de MM. de Montmorency et Desmachaux
- ↑ D'après les archives du château de Reyniès
- ↑ Inventaire des archives du château de Reyniès, cote n. 294.
- ↑ D'après la déclaration du 17 aout 1579, une terre peut être érigée en marquisat si elle comprend au moins trois baronnies et trois châtellenies.
- Bulletin archéologique, historique et artistique de la Société archéologique de Tarn-&-Garonne, 8, (lire en ligne), p. 111
- ↑ Selon brevet du 25 mai 1705
- ↑ Eugène de la Gournerie, Les Débris de Quiberon, Souvenirs du désastre de 1795, Nantes, 1875 (même si l'auteur y confond Étienne-Trophime et son fils)
- ↑ Officiers de la Marine SEGALEN à SILVESTRE – MV CC7 ALPHA (1794-1885), Service historique de la Défense. Dossier individuel de personnel de SEGUIN DE REYNIES François Xavier COTE : MV CC 7 ALPHA 2277
- ↑ Navire commandé par le capitaine de vaisseau de Broves. L'escadre comprend 19 navires
- ↑ Jean-Luc Bigot, « François-Xavier de Seguin de La Tour Reyniès, officier au grand corps dans la marine du roi », Revue du Gévaudan, 4e trimestre. – 4e trimestre, pp.20-25,
- ↑ Archives du château de Reyniès, cote n. 37 - écrits de Étienne-Trophime-François-Pierre de Seguin de Reyniès
- ↑ Chroniques et mélanges, Société des lettres, sciences, et arts du département de la Lozère, 1924, p. 154.
- ↑ Par décret du 2 novembre 1789, la Constituante ordonne que les biens du clergé soient mis à disposition de la Nation. Aux biens du clergé sont par la suite associés les biens des émigrés, par décret du 31 octobre 1791.
- ↑ D'après un extrait de lettre au commissaire Martin-Lamothe cité à la cote 39 de l'inventaire du château de Reyniès.
- « Liste des maires de Reyniès »
- ↑ La Dépêche, « Reyniès. 2. Quand les églises changeaient de place »
- « Document matricule numérisé indiqué par FranceArchives »
- ↑ https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/archives-images/LH322/FRDAFAN84_O19800035v2371398_L.jpg
- ↑ « Général de Brigade de REYNIES »
- ↑ « Archives nationales - base Léonore », ID : 19800035/1279/47456
- Jean Paillot, Histoire et généalogie des Seguin de Reyniès, p. 12-14
- ↑ Charles-René d'Hozier, Armorial général de France, vol. 14 : Languedoc, première partie (généralité de Montpellier) (lire en ligne), p. 78
- ↑ Jean de Vaulchier, Jacques Amable de Saulieu et Jean de Bodinat, Armorial de l'ANF, (ISBN 9782951741737, lire en ligne)
- ↑ Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. VI, (lire en ligne), p. 197
- ↑ Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. II, (lire en ligne), p. 756
- ↑ Charles-René d'Hozier, Armorial général de France, vol. 15 : Languedoc, deuxième partie (généralité de Toulouse : Languedoc et Roussillon) (lire en ligne), p. 1936
- ↑ Roger de Saboulin-Bollena, A Marvejols en Gévaudan, depuis l'hérésie jusqu'à la peste,
Voir aussi
Bibliographie
Ouvrages sur la famille
- Yannick du Guerny, Archives du Château de Reyniès (Tarn-et-Garonne) Quercy - Languedoc - Bourgogne, Inventaire, 2001.
- Jean Paillot, Histoire et généalogie des Seguin de Reyniès, édition du Noir au Blanc, 3e édition, 2023 (BNF 47343543).
Ouvrages le Languedoc
- Abbé Guillaume Lacoste, Histoire générale de la Province de Quercy, 1883.
- Louis de La Roque, Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de Montpellier, p. 482, 1860.
- Roger de Saboulin-Bollena, A Marvejols en Gévaudan, depuis l'hérésie jusqu'à la peste, 2004.
Ouvrages généraux
- Armorial de l'ANF, éditions du Gui, n. 1267, p. 529, 2004.
- Bulletin de la Société héraldique et généalogique de France, vol. 11, p. 611, 1898.
- Jullien de Courcelles, Dictionnaire universel de la noblesse de France, tome II, p. 326
- Étienne de Séréville, Fernand de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975.
- Dom Joseph Vaissète, Histoire générale du Languedoc, tome II, p. 130.
Articles connexes
- Armorial des familles du Gévaudan
- Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z)
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