Famille de Villoutreys de Brignac

Famille de Villoutreys de Brignac
Image illustrative de l’article Famille de Villoutreys de Brignac
Armes de la famille.

Blasonnement D'azur au chevron d'or, accompagné en chef d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles du même et en pointe d'une rose aussi d'argent.
Devise « Dis peu, fais mieux »
Branches Branche de Faye, de Bignolesse et du Bas-Plessis, de Brignac
Période XVe siècle - à nos jours
Origine Limousin, Anjou
Allégeance Royaume de France, France
Fiefs tenus Bas-Plessis, Brignac, Lajudie
Demeures Château du Bas-Plessis
Charges maire, conseiller général, sénateur, trésorier de l'extraordinaire des guerres, ecuyer cavalcadour du Roi, ecuyer de Mme Victoire de France
Fonctions militaires Officiers, Porte-étendard des Chevau-légers de la garde du Roi
Récompenses civiles Légion d'honneur
Récompenses militaires Ordre de Saint-Louis, ordre du Lion de Bavière, ordre du Phénix de Hohenlohe, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 39-45, Croix de guerre 14-18, légion d'honneur
Preuves de noblesse
Réformation de la noblesse Maintenues de noblesse en 1667 et 1694
Autres Famille subsistante de la noblesse française

La famille de Villoutreys de Brignac est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Limousin.

Origine

La famille de Villoutreys est attestée en Limousin dès le XVe siècle. À partir de cette période, elle se développe progressivement et se divise en plusieurs lignées portant généralement le nom des terres qu'elles possèdent. Parmi les différentes branches connues figurent notamment celles de Faye, établie à Flavignac, de Lajudie à Saint-Martin-le-Vieux, ainsi que les rameaux de Bourdeleys, des Guttarias à Meilhac, de Texonniéras à Couzeix, de Brignac à Royères et Saint-Léonard-de-Noblat, ou encore de Cheyroux près d'Aixe-sur-Vienne. Au cours des siècles suivants, certains membres de la famille s'implantèrent également en Charente avec les branches de Rochecorail et de Ladiville, puis dans d'autres provinces françaises, notamment à Chevilly, Sainte-Soline, Sainte-Marie ou au Bas-Plessis. La plupart de ces lignées disparurent progressivement, faute d'héritiers mâles. La branche subsistante descendrait de Marc-Antoine de Villoutreys, uni en 1714 à Jeanne de Royère. Leur fils Jean-François épousa Catherine du Soulier en 1737 ; de cette union furent issues les branches aînée et cadette dites de Villoutreys de Brignac. Le nom de la famille paraît lié au village de Villoutreix, aujourd'hui situé sur le territoire de Saint-Martin-le-Vieux, dans l'actuel département de la Haute-Vienne. Une ancienne maison noble appartenant à la branche de Faye y subsista longtemps. Les archives anciennes mentionnent plusieurs actes relatifs à cette famille dès le XVe siècle. Un document daté de 1439 évoque notamment une concession de terres consentie à Jean de Farges afin de remettre en culture des terrains abandonnés à la suite des troubles et des épidémies de la fin du Moyen Âge. Au XVIe siècle, plusieurs membres de la famille occupèrent des charges administratives ou municipales, notamment à Angoulême et à Paris. Certains servirent également dans la maison militaire du roi, en particulier au sein des Chevau-légers de la garde royale. La terre de Lajudie constitua longtemps l'un des principaux centres patrimoniaux de la famille. Ce domaine, comprenant plusieurs villages et un vaste ensemble foncier, demeura dans la famille jusqu'au XVIIIe siècle avant d'être cédé par Jean-François de Villoutreys, baron de Brignac. L'étymologie du nom « Villoutreys » semble enfin remonter à un ancien terme dérivé du latin trajectus, désignant un passage ou un lieu de franchissement d'un cours d'eau. Le toponyme pourrait ainsi évoquer un domaine établi à proximité d'un gué ou d'un passage.[réf. nécessaire]

Titres de noblesse

Jacques de Villoutreys, seigneur de La Judie, maréchal des logis des chevau-légers de la Garde du roi, capitaine de cavalerie, est maintenu noble le . Marc-Antoine de Villoutreys est porte-étendard des chevau-légers de la Garde du roi, en 1714. Jean-François de Villoutreys, page du roi, écuyer cavalcadour du roi Louis XV, puis de Mesdames. Un autre Jean-François est page de la Petite Ecurie du roi. écuyer de Madame Victoire de France en 1776[1].

Arnaud Clement dans son ouvrage La Noblesse français indique que la famille est agrégée à la noblesse au cours du XVIIe siècle, maintenue noble le par arrêt du Conseil puis ordonnance du et maintenue du par Bernage, intendant de Limoges. (branche de La Judie). Il indique également les présentations de preuves pour les pages de la Petite Ecurie en 1734 et 1755 (branche de Faye), et pour Saint-Cyr en 1742 (branche cadette). La famille est maintenue noble par Barentin suivant les arrêts du Conseil d’Etat dans la généralité et élection de Poitiers à la suite d'un anoblissement par l’échevinage d’Angoulême : Hélie de Villoutreus, avocat au présidial et échevin d’Angoulême, mort en 1624[2].

Personnalités notoires

Liens de filiation entre les personnalités

L'article consacré à cette famille, publié par la revue Héraldique et généalogie, permet d'illustrer les liens de filiation entre les personnalités[3].

  • Guillaume de Villoutreys épouse Marguerite de La Roche.
    • Pierre « L'ainé » de Villoutreys épouse Marguerite Ferrand.
      • Pierre de Villoutreys épouse Marie Godard.
        • Nicolas de Villoutreys (1561-1623), officier et administrateur, seigneur de Chevilly, dans l'actuel Val-de-Marne, ainsi que de la Motte-de-Stains, en Seine-Saint-Denis. Il poursuit une carrière au service de la monarchie française sous le règne d'Henri IV puis de Louis XIII. En 1591, il succède à son père dans la charge de conseiller-secrétaire du roi. Il est ensuite nommé président trésorier de la généralité de Picardie en 1609, avant d'exercer les fonctions de trésorier général de l'extraordinaire des guerres et de la cavalerie légère de 1610 jusqu'à sa mort en 1623. Ces responsabilités financières et administratives lui permettent d'acquérir une fortune importante. Sa réussite suscita toutefois certaines critiques contemporaines, plusieurs pamphlets de l'époque l'accusant de s'être enrichi de manière contestable dans l'exercice de ses fonctions. Le 10 novembre 1621, il est parrain à Paris d'Anne de Lenclos, dite Ninon de Lenclos, future femme de lettres et figure célèbre des salons du XVIIe siècle. La cérémonie a lieu dans la paroisse Saint-Jean-de-Grève ; sa propre fille, Anne de Villoutreys, est la marraine. Nicolas meurt en 1623 après une carrière marquée par son ascension au sein de l'administration royale et des finances militaires du royaume de France.[réf. nécessaire]
      • Pierre de Villoutreys épouse Marie de Loménie.
        • Étienne de Villoutreys épouse Françoise Hébrard.
          • Annet de Villoutreys épouse en 1639 Marie de Loménie.
            • Pierre de Villoutreys (1644-1704), chevau-léger de la garde ordinaire du roi. En 1698, il épouse Marguerite de Creuzeunet.
              • Jean de Villoutreys (1699-1778), seigneur de Faye, chevau-léger de la garde ordinaire du roi. En 1729, il épouse Jeanne Morel de Fromental.
      • François de Villoutreys, conseiller du roi, lieutenant des élus en l'élection de Limoges. En 1575, il épouse Marguerite Mandat.
        • Pierre de Villoutreys, lieutenant général de la sénéchaussée de Limoges. En 1611, il épouse Jeanne Hébrard de La Borde.
          • Jacques de Villoutreys (1630-1704), gentilhomme limousin du XVIIe siècle, il sert dans la Maison militaire du Roi en qualité de chevau-léger dans la compagnie du duc de Montmorency. Sa carrière militaire s'étend sur plusieurs décennies durant le règne de Louis XIV. Il participe notamment aux campagnes menées en Flandre et aux Provinces-Unies, ainsi qu'à plusieurs sièges et batailles du règne, parmi lesquels les sièges de Maastricht, Besançon, Strasbourg (1678), Kehl et les batailles de Seneffe et Steenkerque. Après de longues années de service, il obtient le grade de capitaine de cavalerie dans les chevau-légers de la garde ordinaire du roi. Par un arrêt du Conseil d'État rendu en 1694, sa noblesse ainsi que celle de ses neveux est confirmée sur présentation des titres anciens de la famille et des services rendus au sein de la Maison du Roi. En 1672, il épouse Jeanne de Gay de Nexon, issue d'une famille noble limousine. Plusieurs enfants naissent de cette union. Mort en 1704, il est inhumé dans l'église de Saint-Martin-le-Vieux, où sa famille est implantée depuis plusieurs générations.[réf. nécessaire]
            • Marc Antoine de Villoutreys (1676-1759), chevau-léger de la Garde du roi, porte étendard. En 1714, il épouse Jeanne de Royère.
              • Jean François de Villoutreys (1717-1784), chevalier. En 1737, il épouse Catherine du Soulier.
                • Léonard François de Villoutreys (1746-1803), écuyer de Madame Victoire. Il épouse Anne Charlotte Victoire Sottard.
                  • Léonard Charles de Villoutreys, né à Paris le . Officier, il participe aux campagnes napoléoniennes du début du XIXe siècle. Il épouse en premières noces Louise Rose Joséphine de Villoutreys de Faye, puis, après leur séparation, Barbe Rosalie Joséphine Vanlerberghe de Busigny, ancienne épouse du général Jean Rapp. Entré très jeune dans la carrière militaire, il prend part aux campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne. Il participe notamment au camp de Boulogne et à la bataille d'Austerlitz. Au cours de sa carrière, il reçoit la Légion d'honneur ainsi que l'ordre du Lion de Bavière. En 1806, il est nommé écuyer de Napoléon Ier. Deux ans plus tard, il sert à l'état-major du général Pierre Dupont de l'Étang pendant la campagne d'Espagne. Lors des opérations qui conduisent à la capitulation de Baylen, il intervient dans les négociations avec les forces espagnoles. À la suite de cette reddition, considérée comme un revers majeur par Napoléon, plusieurs officiers impliqués dans l'affaire sont arrêtés. Charles de Villoutreys est emprisonné à Paris en 1808 et demeure détenu plusieurs années. La chute de l'Empire entraîne finalement sa libération. Sous la Première Restauration, sa carrière militaire est rétablie et il obtient le grade de chef d'escadron. Pendant les Cent-Jours, il suit le général Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont lors du ralliement de celui-ci aux Prussiens peu avant la bataille de Waterloo. Après 1815, il vit entre Paris et le château de la Jonchère, en Seine-et-Marne. Il meurt le .[réf. nécessaire]
      • Jacques de Villoutreys épouse Françoise Laisné.
        • Hélie de Villoutreys épouse en 1589 Marguerite Sabourin.
          • Jacques de Villoutreys épouse en 1635 Marguerite Charette de La Colinière.
            • François de Villoutreys épouse en 1665 Renée Chenu.
              • Louis de Villoutreys (1670-1737) qui suit.


  • Louis de Villoutreys de Brignac (1670-1737), seigneur du Bas Plessis, né à Chaudron-en-Mauges. Il épouse en 1704 Élisabeth de Rougé puis, veuf, épouse en 1707 en secondes noces, Marie le Roux de La Roche des Aubiers.
    • Hardy Gilbert Germain de Villoutreys de Brignac (1718-1780), seigneur du Bas Plessis, né à Chaudron-en-Mauges. Il épouse en 1749 Marie Henriette de La Forest d'Armaillé. Ils sont propriétaires du château de la Fautraise.
      • Jeanne Henriette Rosalie de Villoutreys de Brignac (1752-1805) épouse en 1776 Jean-François de Villoutreys de Brignac.
        • Germain Charles Jean de Villoutreys de Brignac (1778-1867) épouse en 1800 Pauline Ayrault de La Roche.
          • Jules de Villoutreys de Brignac (1801-1869) épouse en 1829 Élisabeth de Villebois-Mareuil
            • Ernest de Villoutreys de Brignac (1830-1906) habite le château du Bas-Plessis à Chaudron-en-Mauges qui comportait une très importante bibliothèque[4]. En 1857, il épouse Marie Antoinette de La Tullaye.
              • Germain de Villoutreys, attaché d'ambassade.
              • André de Villoutreys de Brignac (1861-1939), maire de Janzé de 1904 à 1912 puis de 1919[5] à 1929, et maire de Chaudron-en-Mauges de 1919 à 1937.. Il épouse en 1892 Marguerite Harscouët de Saint-Georges.
              • Jean de Villoutreys de Brignac (1868-1948), maire de Chaudron-en-Mauges de 1919 à 1937. Il épouse en 1896 Thérèse Le Leu d'Aubilly.
                • Pierre de Villoutreys de Brignac (1897-1972), maire de Chaudron-en-Mauges, sénateur. Le 24 mars 1924, il épouse Christiane Bardi de Fourtou (1902-1985). De ce mariage sont nés quatre enfants[3] :
                  • Christian (1925-1997), maire de Chaudron-en-Mauges de 1972 à 1992, conseiller général de Maine-et-Loire. Il épouse en 1952 Marguerite de Grammont (1929-1978) dont :
                    • Jean-François de Villoutreys de Brignac (1953), maire de Chaudron-en-Mauges (2014-2020). Il épouse en 1977 Isabelle d'Hespel (1956).
                  • Humbert de Villoutreys de Brignac (1928-2002) épouse en 1954 Jeanne de Vogüe (1934).
                  • Ghislaine de Villoutreys de Brignac (1933) épouse en 1956 François de Durfort Civrac de Lorge (1930-2014).
                  • Sybille de Villoutreys de Brignac (1939) épouse en 1962 Pierre-Gabriel Chandon-Moët (1936-1993
                • Adrien (1910-1939), mort pour la France[3].
            • Henri de Villoutreys de Brignac (1834-1897). Le à Angers, il épouse Valentine Françoise Pissonnet de Bellefonds.
          • Paul René Germain de Villoutreys de Brignac (1804-1873) épouse en 1830 Stéphanie Louise Aimée Pasqueraye du Rouzay
            • Alfred Paul Germain de Villoutreys de Brignac (1831-1884) épouse en 1866 Marie Aurélie Charlotte Aubourg de Boury
              • Charles Alfred Paul Edmond de Villoutreys de Brignac (1872-1956) épouse en 1900 Henriette Gabrielle Léontine Marie Roussel de Courcy
                • Michel Charles Pierre François de Villoutreys de Brignac (1907-1974) épouse en 1933 Magdeleine Marie Berthe de Sèze
                  • Foulques de Villoutreys de Brignac épouse Lena-Christina Thaorbard

Armes

Les armes de la famille sont D'azur au chevron d'or, accompagné en chef d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles du même et en pointe d'une rose aussi d'argent.[2].

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

  • Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 1060, [lire en ligne]

Notes et références

  1. Henri Frotier de La Messelière, Filiations bretonnes 1650-1912, t. 5 : Roug - W, Saint-Brieuc, Imprimerie Prudhomme, 1924-1925 (BNF 30469358), p. 387.
  2. Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 1060, [lire en ligne].
  3. « Famille de Villoutreys de Brignac », in revue Héraldique et généalogie, no 134 de janvier-mars 1995, p. 70.
  4. André Joubert, Étude sur la vie privée au XVe siècle en Anjou par André Joubert, Germain & G. Grassin, (lire en ligne)
  5. « Les élections des maires : arrondissement de Rennes », L'Ouest-Éclair du 11 décembre 1919, no 7269, [lire en ligne].
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