Fanirisoa Ernaivo

Fanirisoa Ernaivo
Fonctions
Garde des Sceaux, ministre de la Justice
En fonction depuis le
(6 mois et 24 jours)
Chef de l'État Michaël Randrianirina
Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo
Mamitiana Rajaonarison
Gouvernement Rajaonarivelo
Rajaonarison
Prédécesseur Benjamin Rakotomandimby
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Antananarivo (Madagascar)
Nationalité Malgache

Fanirisoa Ernaivo, née le à Antananarivo[1], est une juriste, magistrate et femme politique malgache. Elle a exercé différentes fonctions au sein du système judiciaire de Madagascar, avant de s’engager dans le syndicalisme et la politique. Depuis , elle occupe le poste de ministre de la Justice et garde des Sceaux de Madagascar[2].

Biographie

Vie personnelle

Fanirisoa Ernaivo est mère de trois enfants[3].

Formation et débuts dans la magistrature

Fanirisoa Ernaivo est née en 1979 à Antananarivo, au sein d’une famille d'origine betsileo[1]. Son père était professeur de mathématiques et de physique, et sa mère médecin. Orpheline à un jeune âge, elle poursuit des études de droit et intègre ensuite l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG)[3].

À l’issue de sa formation, elle entame une carrière dans la magistrature. Elle occupe successivement les postes de substitut du procureur, magistrate inspectrice au ministère de la Justice, puis juge au Tribunal de première instance d’Antananarivo[1].

Elle complète sa formation au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS) à Antananarivo et à l’École nationale d’administration (ENA) à Paris[3].

Carrière syndicale

En , Fanirisoa Ernaivo est élue présidente du Syndicat de la magistrature de Madagascar (SMM), devenant la première femme à occuper ce poste[1]. Elle se prononce alors en faveur de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Elle dirige également la Solidarité syndicale de Madagascar (SSM), une organisation rassemblant plusieurs syndicats du secteur public et privé[4]. Ses activités syndicales la conduisent à s’exprimer régulièrement sur les questions de gouvernance et d’éthique publique.

Exil et activités en France

À la suite de poursuites judiciaires engagées contre elle en 2019, Fanirisoa Ernaivo quitte Madagascar et s’installe en France. Durant cette période, elle fonde, avec d’autres figures de la diaspora, le Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara – Diaspora (RMDM-Diaspora), une plateforme d’opposition regroupant des Malgaches résidant à l’étranger.

En 2022, elle fait l’objet d’une procédure judiciaire en France à la suite d’une demande d’extradition formulée par les autorités malgaches. Les juridictions françaises rejettent cette demande, confirmant sa non-extradition.

En 2024, elle exerce en tant que juriste au sein de France Victimes 21, une association basée à Dijon et membre du réseau national France Victimes. Cette structure accompagne les victimes d’infractions pénales en leur apportant un soutien juridique, psychologique et social, ainsi qu’une aide dans leurs démarches judiciaires[5].

Activités récentes

En 2025, Fanirisoa Ernaivo est mandatée par les autorités malgaches pour suivre, en tant qu’observatrice (« watching brief »), une enquête menée à l’île Maurice concernant l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga[6].

Le , elle est nommée ministre de la Justice et garde des Sceaux du gouvernement Rajaonarivelo[2].

Parcours politique

En 2018, Fanirisoa Ernaivo se présente à l’élection présidentielle malgache sous les couleurs de l’association ZAMA et du Parti travailliste malagasy (PATRAMA). Elle est la plus jeune des candidats de cette élection et n’accède pas au second tour[1].

Après cette élection, elle conteste publiquement les résultats et appelle à une vérification du processus électoral auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette période marque le début d’un engagement politique plus soutenu[7].

En 2019, elle fonde l’Association pour le Droit et le Développement de Madagascar (ADM), une organisation à vocation humanitaire et sociale[8].

Notes et références

  1. La rédaction de Mondafrique, « Fanirisoa Ernaivo, l’icône de l’opposition malgache en exil », sur Mondafrique, (consulté le )
  2. [vidéo] « FANENDRENA NY MPIKAMBANA EO ANIVON'NY GOVERNEMANTA HERINTSALAMA_RAJAONARIVELO #IAVOLOHA », TVPLUS LIVE, , 95:45 min (consulté le )
  3. michel, « Fanirisoa Ernaivo, une femme en politique à Madagascar », sur Opinion Internationale, (consulté le )
  4. « Manifestation - La Solidarité Syndicale hausse le ton », sur L'Express de Madagascar, (consulté le )
  5. LinkedIn, « Page Linkedin » Accès libre, sur Linkedin, (consulté le )
  6. « Madagascar : Fanirisoa Ernaivo potentielle ministre de la Justice », sur lexpress.mu, (consulté le )
  7. Arena R, « Des anomalies confirmées et approuvées par la CENI lors d'une confrontation », sur Madagascar-Tribune.com, (consulté le )
  8. « Entretien exclusif : Fanirisoa Ernaivo : «J’ai le soutien du gouvernement mauricien pour cette mission» », sur lexpress.mu, (consulté le )

Liens externes

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