Fanny Schoonheyt

Fanny Schoonheyt
Fanny Schoonheyt, à Barcelone (1937). Photographie d'Agustí Centelles.
Biographie
Naissance
Décès
(à 49 ans)
Rotterdam
Nom de naissance
Fernanda Wilhelmina Maria Albertina Schoonheyt
Surnoms
Reine de la mitrailleuse, reina de la metralladora
Nationalité
Activités
Partisane, photographe professionnel, photographe, journaliste, militaire
Période d'activité
Autres informations
Parti politique
Membre de
Conflit

Fanny Schoonheyt, née le à Rotterdam et morte dans cette même ville le , est une soldate néerlandaise qui a combattu aux côtés des Républicains durant la guerre d'Espagne.

Par ses actions de combat et son habilité avec les armes, elle est surnommée, notamment par la presse de l'époque, la "reine de la mitrailleuse[1]".

Biographie

Fanny est la fille unique du couple formé par le commerçant Jules Alphons Schoonheyt et de Johanne Gehring, originaire d'Isselhorst (Westphalie), propriétaire d'un atelier de couture. Elle commence sa carrière professionnelle au sein du quotidien hollandais Nieuwe Rotterdamsche Courant. En 1934, elle voyage en URSS et publie quelques articles de presse sur ce qu'elle a observé là-bas[2].

En 1934, sous la République espagnole, elle devient correspondante à Barcelone. Fanny Schoonheyt adhère alors au Parti Socialiste Unifié de la Catalogne (PSUC) et participe à l'organisation des Olympiades Populaires de Montjuïc en 1936 contre les Jeux Olympiques de Berlin d'Hitler.

Elle est à Barcelone lors du Putsch nationaliste de juillet 1936. Elle participe aussitôt à l'assaut des casernes militaires de Barcelone, puis intègre le Groupe Thaelmann, avant l'arrivée des Brigades internationales depuis le monde entier pour défendre la République[3].

En , elle est blessée en combat. Elle intègre le service de sécurité du PSUC, puis au printemps 1937, l'Armée populaire de la République. En 1938, elle rejoint Toulouse, puis Paris, en France, pour obtenir la licence de pilote[4].

En 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, elle s'exile en République Dominicaine et donne naissance à sa fille (1940). Elle est expulsée du pays en 1947. Désormais apatride depuis un décret royal néerlandais[2], elle peut néanmoins rejoindre Curaçao où elle devient photographe sous le nom de Fanny López. En 1957, elle peut enfin rejoindre son pays, les Pays-Bas, où elle décède en 1961 d'une crise cardiaque[5].

Notes et références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Fanny Schoonheyt » (voir la liste des auteurs).
  1. (en-US) Yvonne Scholten, « Fanny, Queen of the Machine Gun », sur The Volunteer, (consulté le )
  2. (es) « Fanny Schoonheyt – Asociación de Amigos de las Brigadas Internacionales » (consulté le )
  3. « SCHOONHEYT, Fernanda Wilhelmina Maria Albertina | SIDBRINT », sidbrint.ub.edu (consulté le )
  4. « Fanny Schoonheyt », (consulté le ).
  5. « Fanny Schoonheyt : een Nederlands meisje strijdt in de Spaanse burgeroorlog | WorldCat.org », sur search.worldcat.org (consulté le ).

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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