Fantaisie pour violon et harpe
| Fantaisie op. 124 (R 136) | |
Première page du manuscrit autographe. | |
| Genre | Musique de chambreDuo |
|---|---|
| Musique | Camille Saint-Saëns |
| Effectif | violon et harpe |
| Durée approximative | 13 min |
| Dates de composition | 1907 |
| Dédicataire | Marianne et Clara Eissler |
| Création | Londres, Aeolian Hall |
| Interprètes | Marianne Eissler (violon) et Clara Eissler (harpe) |
La Fantaisie pour violon et harpe est une œuvre de musique de chambre de Camille Saint-Saëns composée en 1907.
Présentation
Après avoir assisté à une représentation de son opéra Le Timbre d'argent à Monte-Carlo, Saint-Saëns se rend à Bordighera, ville de la Riviera italienne, afin de s'y reposer. C'est là qu'il compose la Fantaisie pour violon et harpe, achevée en . La partition, dédiée aux sœurs Marianne et Clara Eissler, est publiée la même année par Durand[1],[2].
L'œuvre est créée par les dédicataires, Marianne Eissler (née en 1865[3]) au violon et Clara Eissler (née en 1868[3]) à la harpe, le à Londres, au Aeolian Hall[4],[5].
Pour le musicologue Jean-Alexandre Ménétrier, c'est une page « charmante […] : on y trouve un des rares exemples de l'influence debussyste sur Saint-Saëns[5] ».
Structure et analyse
La Fantaisie, d'une durée moyenne d'exécution de treize minutes environ[2], est en la majeur, à ![]()
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, Poco allegretto, et fait 281 mesures[3].
L'œuvre est constituée de quatre sections contrastées et colorées[6],[2] :
- une première partie en forme d'improvisation, avec des arpèges et des accords brisés à la harpe ;
- une deuxième partie lyrique « suscitant la virtuosité du violon traité comme en un concerto[6] » ;
- une troisième partie dansante, à

; - une partie finale qui retrouve « la douceur du début[6] ».
Pour le musicologue Jean Gallois, la Fantaisie est un « petit chef-d'œuvre d'élégance : pureté du chant des instruments, clarté souveraine du développement, écriture limpide dans l'esprit d'un concerto, Saint-Saëns écrit là une œuvre délicieuse, raffinée mais sans préciosité[6] ».
La pièce porte le numéro d'opus 124 et dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par la musicologue Sabina Teller Ratner le numéro 136[3].
Discographie
- Camille Saint-Saëns Edition, CD 11, Renaud Capuçon (violon) et Marie-Pierre Langlamet (harpe), Warner Classics 0190296746048, 2021[7].
Références
- ↑ Ratner 2002, p. 218-219.
- (en) John Palmer, « Fantaisie for violin & harp in A major, Op. 12... », sur AllMusic (consulté le )
- Ratner 2002, p. 218.
- ↑ Ratner 2002, p. 219.
- Ménétrier 1989, p. 762.
- Gallois 2004, p. 346.
- ↑ Pierre Jean Tribot, « Saint-Saëns en édition », sur Crescendo Magazine,
Bibliographie
- Jean-Alexandre Ménétrier, « Camille Saint-Saëns », dans François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de chambre, Paris, Fayard, coll. « Les Indispensables de la musique », , 995 p. (ISBN 2-213-02403-0), p. 752–763.
- (en) Sabina Teller Ratner, Camille Saint-Saëns 1835-1921 : A Thematic Catalogue of his Complete Works, vol. I : The Instrumental Works, Oxford University Press, , 628 p. (ISBN 0-19-816320-7).
- Jean Gallois, Camille Saint-Saëns, Liège, Mardaga, coll. « Musique-Musicologie », (ISBN 2-87009-851-0).
Liens externes
- Interprétation filmée de la Fantaisie pour violon et harpe par Brieuc Vourch (violon) et Anaëlle Tourret (harpe), , en ligne sur France Musique.
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