Farah Clémentine Dramani-Issifou
Farah Clémentine Dramani-Issifou est une commissaire d'exposition, chercheuse et programmatrice de cinéma française née à Caen (Calvados).
Biographie
Née en 1982[1], à Caen d’une mère française et d’un père franco-béninois, Farah Clémentine Dramani-Issifou entreprend des études d’économie internationale et d’urbanisme entre Grenoble, Lyon et Paris, puis se dirige vers la programmation de festivals de cinéma, BeninDocs - Festival du premier film documentaire, de 2011 à 2016 à Paris et à Cotonou[2]. Elle rejoint Charles Tesson au sein du comité de sélection des longs métrages de la Semaine de la critique, section parallèle du Festival de Cannes, avant d'y devenir la coordinatrice artistique des courts métrages en 2022[2]. Elle est aussi programmatrice au Festival international du film de Marrakech, au Fespaco, à Doxa et pour le Villa Medici Film Festival[2]. Elle est membre du conseil d’administration du Collectif 50/50 et rejoint en 2020 l’équipe du Centre Yennenga, lieu de création, de diffusion et de formation cinématographiques créé par le cinéaste Alain Gomis à Dakar[3].
Elle est commissaire des expositions « Un.e Air.e de Famille » en 2021 au musée d'Art et d'Histoire Paul-Éluard à Saint-Denis dans le cadre de la saison Africa2020[4] ; « Tofodji. Dans les pas des ancêtres » (2022) et « Afrotropes, des imaginaires en mouvement » (2024)[2]. En 2026, elle dirige le commissariat de l'exposition « Aux origines : regards croisés sur le racisme et les discriminations » présentée au musée de l'Histoire de l'immigration[5].
En 2023-2024, elle est chercheuse invitée et chercheuse associée au Harvard Film Study Center et résidente à la Villa Albertine où elle développe le projet Restitute African Film Archive[6]. Elle est doctorante à l’université d'Aix-Marseille[4]. À Sorbonne Université, elle prépare une thèse (« Du cinéma africain aux cinémas d'Afrique : analyse des impacts sémiotiques des dispositifs institutionnels français de soutien sur les cinématographies africaines depuis les indépendances et leurs évolutions ») sous la codirection de Felwine Sarr et Karine Berthelot-Guiet[7].
Distinctions
- Chevalier du mérite des arts, des lettres et de la communication du Burkina Faso (2023[2])
Notes et références
- ↑ « WORKSHOP SUR PAULIN S. VIEYRA A INDIANA », sur psv-films.fr (consulté le ).
- « Farah Clémentine Dramani-Issifou », sur villa-albertine.org (consulté le ).
- ↑ « Farah Clémentine Dramani-Issifou », sur headcinema.ch (consulté le ).
- « Patrimoine et création en contexte postcolonial », sur openedition.org/, (consulté le ).
- ↑ « Aux origines : Regards croisés sur le racisme et les discriminations », sur histoire-immigration.fr (consulté le ).
- ↑ « L’histoire des cowboys noirs et des western africains », sur off-tenk.com (consulté le ).
- ↑ « Farah Clémentine Dramani-Issifou », sur sorbonne-universite.fr (consulté le ).
Liens externes
- Portail de l’art contemporain
- Portail du cinéma
- Portail de la France
