Fausto Bagatti Valsecchi

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 70 ans) Milan |
| Nationalité |
Italien |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Père |
Pietro Bagatti Valsecchi |
| Mère |
Carolina Angiolini |
Fausto Bagatti Valsecchi, né à Milan le et mort dans la même ville le , est un collectionneur et architecte milanais. Intégré à la vie mondaine de Milan, il partage sa passion du sport et du collectionnisme avec son frère Giuseppe Bagatti Valsecchi avec lequel il constitue la collection d’œuvres à l'origine du Musée Bagatti Valsecchi installé dans le palais familial.
Histoire familiale
Biographie
Fausto Bagatti Valsecchi est le fils de Pietro Bagatti Valsecchi épouse Carolina Angiolini (1818-1880), fille de Domenico Angiolini et de Francesca Galbiati une femme issue de la noblesse milanaise qui se sont mariés le [1] et qui ont deux fils, Fausto et Giuseppe nés respectivement en 1843 et 1845.
Le rôle que jouaient les frères Bagatti Valsecchi dans la vie citadine de l'époque les amenait à participer aux activités sociales de la haute société, c'est-à-dire à assister régulièrement aux événements, réunions, fêtes et salons fréquentés par l'élite[2].
- Participations à des tournois chevaleresques
Dès leur jeunesse, et grâce à leur talent en équitation, les frères Bagatti avaient été invités à participer à des tournois costumés, représentant des coutumes anciennes ou des occasions illustrés et héroïques, où le costume historique et le cheval harnaché étaient très appréciés lors de ces événements mondains[3].
Ainsi, âgés de 25 et 23 ans, Giuseppe et Fausto furent inclus à l’équipe milanaise du tournoi organisé à Florence le à l'occasion du mariage princier entre Hubert Ier et Margherite de Savoie, futurs souverains d’Italie[2].
- Fréquentation des théâtres
Tout aussi important, sur la scène sociale était l'assiduité aux représentations théâtrales, opéras et pièces de théâtre en tout genre. Membres de la « Società del Quartetto » depuis sa création, les Bagatti possédaient ainsi des loges au Teatro alla Scala et au plus important théâtre de prose de l'époque, le Teatro Manzoni. Fausto, grand amateur d'art et ami personnel d'artistes célèbres, siégeait également au conseil d'administration de ce théâtre[2].
- Réceptions, accueil de personnalités
À partir de 1883, à la suite de l’achèvement de l’ameublement richement décoré du palais situé au 10, via Santo Spirito, Giuseppe Bagatti Valsecchi et son épouse Carolina Borromeo instaurèrent l’ouverture régulière de leur résidence à un cercle d’amis et de connaissances. Ces réceptions se tenaient à jour fixe, le mardi, conformément aux usages et au système de rotation alors en vigueur au sein des familles de la société milanaise.
Par ailleurs, les deux frères recevaient fréquemment au palais des personnalités issues de milieux variés, auxquelles ils présentaient eux-mêmes leurs collections artistiques. Les livres d’or conservés sur une longue période attestent de la notoriété acquise par leur œuvre et par leur milieu relationnel. Parmi les visiteurs figurent des membres de familles royales européennes, tels que la reine Marguerite, Victoria de Prusse et Catherine la Grande. On y retrouve également d’éminents historiens de l'art (Berenson, Burckhardt...) des musiciens renommés (Arrigo Boito, Lorenzo Perosi...), ainsi que des écrivains et poètes majeurs de la période (Fogazzaro, Giuseppe Giacosa....), témoignant ainsi du rayonnement culturel et social du palais Bagatti Valsecchi[3].
Pratiques sportives et de loisirs
Les activités sportives des frères Bagatti Valsecchi s’inscrivent dans le contexte historique de la « Belle Epoque » où l’élite de la société souhaite suivre les innovations de leur temps[4].

Équitation
L’équitation constitua la passion dominante de leur quotidien, pratiquée de manière continue de la jeunesse jusqu’à un âge avancé. Elle se caractérisait par un entraînement rigoureux et progressif, allant des promenades quotidiennes aux exercices techniques les plus exigeants. Les activités équestres comprenaient des sorties individuelles ou collectives dans la campagne et les bois situés hors des remparts urbains, ainsi que des exercices sur l’ancienne place d’armes[4].
Cyclisme
Le cyclisme, alors désigné sous le terme de « vélocipédisme », représenta une innovation majeure dans le contexte italien du XIXe siècle. Ses promoteurs jouèrent un rôle dans sa diffusion publique. À Milan, deux mois après la fondation de la première association cycliste italienne à Florence, Fausto et Giuseppe Bagatti Valsecchi proposèrent la création d’un club destiné à développer cette discipline en Lombardie. Cette initiative aboutit rapidement à la fondation du «Veloce Club Milano », le . Cette antenne du «Touring Club », servait ainsi à promouvoir plus largement le tourisme à bicyclette[4].

L'ascension de Fausto Bagatti Valsecchi en montgolfière - Randonnée en montagne
La pratique de la randonnée et de l’alpinisme s’inscrivait dans un mouvement plus large de redécouverte des paysages de montagne au cours du XIXe siècle. Cette période vit l’essor de la conquête des sommets comme activité sportive, mais également le développement d’un tourisme de montagne structuré, avec la construction de grands hôtels, de refuges alpins sécurisés et l’émergence de sites accessibles grâce à l’accompagnement de guides spécialisés[2].
- Vols en montgolfière
Les vols en montgolfière témoignaient d’un attrait pour les expériences à haut niveau de risque, particulièrement marqué chez son frère Fausto. Cette pratique associait le goût du défi et de l’expérimentation, à la recherche d’émotions intenses[2].
Activités culturelles avec son frère Giuseppe
Musée Bagatti Valsecchi
Travaux d'architectes
Les frères Bagatti Valsecchi sont également architectes dans la région de Milan à la fin du XIXe siècle. Ces derniers se distinguent par leur intérêt pour l’architecture historiciste, notamment l’esthétique gothique lombarde et la Renaissance italienne. Souhaitant nourrir leur pratique architecturale de références historiques précises, Giuseppe et Fausto effectuent plusieurs voyages d’études dans les principaux foyers de la Renaissance italienne, tels que Mantoue, Venise ou encore Urbino. Ces explorations leur permirent de relever des détails architectoniques qu’ils intégrèrent ensuite dans leurs projets[5].
Les frères Bagatti Valsecchi étaient des amateurs très cultivés, mais non des professionnels au sens strict. Ils travaillaient à Milan à une époque où la formation des architectes et des concepteurs était devenue très réglementée : le diplôme, le choix de carrière et l’accès à la profession étaient désormais clairement encadrés.
Lorsqu’une revue spécialisée, L’edilizia moderna, les qualifie d’« architectes » en 1896 à l’occasion de la publication du palais de la via Santo Spirito, ce titre est en réalité excessif. Il s’agit davantage d’un hommage à une tradition ancienne de dilettantisme érudit — celle d’amateurs éclairés capables de concevoir et de penser l’architecture — que de la reconnaissance d’un véritable statut professionnel. En effet, à cette époque, la profession d’architecte était déjà institutionnalisée et soumise à un parcours de formation officiel, défini par la loi, que les frères Bagatti Valsecchi n’avaient pas suivi[6]. Le lieu où s’accomplissait ce cursus, et d’où provenait la majorité des concepteurs actifs dans le Milan de la seconde moitié du XIXe siècle, était naturellement l’Istituto Tecnico Superiore de Milan, ou plus brièvement le Politecnico, dont la fondation en 1863 marquait l’aboutissement d’une longue série de réflexions et de projets visant à la révision et à la refondation des études techniques supérieures[7].
Architecture civile et commandes aristocratiques
Dans le domaine civil, les frères Bagatti Valsecchi sont souvent sollicités pour la modernisation, l’achèvement ou la restauration de villas et édifices historiques. Le contexte politique et culturel de la fin du XIXe siècle, était marqué par l’avènement du couple royal Umberto I et Marguerite de Savoie en 1878 et l'usage fréquent de la Villa Royale de Monza, encouragea une esthétique raffinée adaptée aux exigences de représentation.

Ils collaborent ainsi avec diverses familles aristocratiques ou bourgeoises, dont les Gnecchi Ruscone à Verderio, les Prinetti Castelletti à Subaglio, les Borromeo d’Adda à Senago, les Vittadini à Arcore, les Casati Stampa di Soncino à Balsamo, et les Albertis de Quarto, près de Gênes.
Parmi leurs créations civiles complètes figurent les villas Confalonieri à Mérate, Anfossi all’Alpino près de Stresa, Agrati puis Olivetti à Milan. Ils conçurent également l’hôtel de ville de Gazzada pour la famille Cagnola, restructurèrent le palais Visconti Ajmi Via Filodrammatici à Milan, et réalisèrent le siège de la légation italienne au Monténégro, œuvre qui valut à Fausto la médaille de l’ordre de Danilo Iᵉʳ[5].
- Œuvres et interventions en milieu rural
Outre leurs réalisations urbaines, les deux frères entreprirent la transformation de diverses résidences de campagne. Ils remodelèrent notamment une villa du XVIIe siècle à Varedo, près de Milan, ainsi que la villa des barons Balbiati à Cardano, dans la province de Côme[5].
- Architecture religieuse
Les frères intervinrent dans la construction et la rénovation de nombreux édifices religieux. Parmi les plus remarquables figurent :
- l’église de Varedo, de style gothique lombard ;
- l’église de Verderio, conçue par Fausto seul dans un style gothique lombard.
Ils réalisèrent également de nombreuses chapelles familiales ou funéraires, dont celles de Rossio à Schio, Taverna à Canonica, Prinetti à Montesiro, Cagnola à Gazzada, Borromeo à Oreno, Casani à Carate, Meli Lupi di Soragna à Soragna et Dal Pozzo à Oleggio Castello.

Leur attrait pour le style gothique lombard, soutenu notamment par la famille Solari, s’exprima dans les églises de Varedo et de Verderio, ainsi que dans le projet de restauration de l’église Santa Maria della Pace à Milan, destinée à devenir le « Salone Perosi », salle de concert consacrée au compositeur Lorenzo Perosi[5].
- Collaboration fraternelle
La production architecturale des Bagatti Valsecchi se caractérise par la difficulté à attribuer avec certitude une œuvre à l’un ou l’autre des frères. Si un examen approfondi permettrait vraisemblablement de distinguer leurs contributions individuelles, les sources contemporaines et postérieures soulignent leur profonde unité d’intention. Leur communauté de vision, de vie et de finalités opérationnelles a façonné une collaboration si étroite qu’elle rend complexe toute tentative de dissociation biographique ou stylistique[5].
Engagement pour le patrimoine
Les frères Bagatti Valsecchi furent d’importants mécènes engagés dans la sauvegarde du patrimoine architectural lombard à la fin du XIXe siècle. Ils soutinrent la restauration de plusieurs monuments majeurs, notamment la Porta dei Cartupo de l'église Santa Maria della Pace et les portes de l’Ospedale Maggiore, et contribuèrent à la préservation de vestiges menacés.
Souhaitant conserver la mémoire matérielle de l’architecture ancienne, ils rassemblèrent travées et colonnes provenant d’édifices démantelés, installées dans le parc de la villa de Varedo ou réemployées dans d’autres villas lombardes. Leur engagement s’accompagnait d’une volonté affirmée de préserver l’artisanat d’art, qu’ils considéraient comme essentiel à la conservation du patrimoine.
Tous deux étaient membres honoraires de l’Académie des Beaux-Arts de Brera et de la «Commission pour la Conservation des Monuments et Objets d’Antiquité », ainsi que de plusieurs institutions municipales, dont la Société historique milanaise. Fausto en particulier fut membre de la commission qui s’occupait des restaurations de la basilique de Santo Ambrogio[3].
Dans ce climat culturel, les noms de Giuseppe et Fausto Bagatti Valsecchi apparaissent parmi les généreux mécènes ayant financé le grand chantier de restauration du Castello Sforzesco dirigé par Beltrami. De même, c'est au cours de ces mêmes années 1880 que leur palais a été réaménagé dans des formes renaissantes. Ces deux initiatives relèvent en effet d’une même culture et d’un même goût : elles sont les manifestations d’une attitude qui a désormais acquis la valeur d’un véritable code de style de vie, et non plus seulement d’un code esthétique[8].
Patrimoine des Bagatti Valsecchi
Dans le Milan des années 1880, marqué par une forte spéculation immobilière et de grands projets urbains, les frères Bagatti Valsecchi occupent une position singulière. Contrairement à une grande partie de la bourgeoisie milanaise, ils ne s’engagent que très marginalement dans le marché immobilier urbain. Leur richesse repose principalement sur la possession de vastes terres agricoles en périphérie et en province, et non sur l’investissement spéculatif en ville. Les quelques biens qu’ils possèdent à Milan restent limités et secondaires. Cette relative distance vis-à-vis de la modernité économique contraste avec leur investissement majeur dans la construction et l’aménagement de leur palais, conçu non comme une opération financière, mais comme un projet culturel et symbolique. Leur comportement illustre ainsi une forme de richesse fondée davantage sur la rente foncière et l’affirmation culturelle que sur la spéculation urbaine[9].
Fondation Bagatti Valsecchi
Une fondation qui porte le nom des frères Bagatti Valsecchi a été créée en 1975. Il s'agit d'un entité privée créée par les héritiers des deux frères qui vise à préserver la conservation des collections d'art de Giuseppe et Fausto. Elle a reçu en 1998 la qualification d'organisation non lucrative d'utilité sociale. Pier Fausto Bagatti Valsecchi descendant de la famille bagatti valsecchi est l'actuelle président de cette fondation.
La Fondation Bagatti Valsecchi a donc pour mission de gérer le Musée Bagatti Valsecchi, elle présente au public, de manière indissociable, la collection d'art des deux frères. Cette collection est conçue pour être préservée et conservée dans son intégralité. La Fondation œuvre dans le but de protéger, promouvoir et valoriser les biens d'intérêt historique et artistique, conformément à la loi n° 1089 du [10].
Notes et références
- ↑ « Carolina Angiolini : généalogie », sur Généanet
- (it) Rosana Pavoni (dir.) et Cesare Mozzarelli (dir.), Milano 1848-1898 : ascesa e trasformazione della capitale morale : [Milano capitale sabauda - Milano tecnica - Milano vitrina della nuova Italia - La sociètà milanese],, vol. 2, Milan, Marsilio, , 245 p. (ISBN 88-317-7361-5), p. 217-225
- (it) Rosana Pavoni (dir.), Pier Fausto Bagatti Valsecchi, Grazietta Butazzi et Stefano Della Torre, La Casa Bagatti Valsecchi : l'Ottocento, il Rinascimento, il gusto dell'abitare, Florence, Scala, , 160 p., p. 22-24
- (it) Rosana Pavoni (dir.), Pier Fausto Bagatti Valsecchi, Grazietta Butazzi et Stefano Della Torre, La Casa Bagatti Valsecchi : l'Ottocento, il Rinascimento, il gusto dell'abitare, Florence, Scala, , 160 p., p. 19-21
- (it) Rosana Pavoni (dir.), Pier Fausto Bagatti Valsecchi, Grazietta Butazzi et Stefano Della Torre, La Casa Bagatti Valsecchi : l'Ottocento, il Rinascimento, il gusto dell'abitare, Florence, Scala, , 160 p., p. 16-18
- ↑ (it) Cesare Mozzarelli et Rosana Pavoni, Milano fin de siècle e il caso Bagatti Valsecchi : memoria e progetto per la metropoli italiana, Milan, Guerini e associati, , 456 p. (ISBN 88-7802-240-3), p. 238
- ↑ (it) Cesare Mozzarelli et Rosana Pavoni, Milano fin de siècle e il caso Bagatti Valsecchi : memoria e progetto per la metropoli italiana, Milan, Guerini e associati, , 456 p. (ISBN 88-7802-240-3), p. 238/239
- ↑ (it) Cesare Mozzarelli et Rosana Pavoni, Milano fin de siècle e il caso Bagatti Valsecchi : memoria e progetto per la metropoli italiana, Milan, Guerini e associati, , 456 p. (ISBN 88-7802-240-3), p. 198/199
- ↑ (it) Cesare Mozzarelli et Rosana Pavoni, Milano fin de siècle e il caso Bagatti Valsecchi : memoria e progetto per la metropoli italiana, Milan, Guerini e associati, , 456 p. (ISBN 88-7802-240-3), p. 358/359/360
- ↑ (it) Fondation Bagatti Valsecchi, « Site officiel du Musée », sur Musée Bagatti Valsecchi (consulté le )
Annexes
Bibliographie
- (it) Lucia Pini, Bagatti Valsecchi Museum, Turin, Umberto Allemandi & C., , 95 p.
- (it) Cara Ronza, Il restauro di Palazzo Bagatti Valsecchi : storia di un cantiere, Azzano San Paolo, Bolio, , 179 p. (ISBN 9788878271678)
- (it) Rosana Pavoni (dir.), Museo Bagatti Valsecchi. tomo secondo, Milan, Electa, coll. « Musei e gallerie di Milano », , 899 p. (ISBN 88-435-6378-5)
- (it) Rosana Pavoni (dir.), Museo Bagatti Valsecchi : tomo primo, Milan, Electa, coll. « Musei e gallerie di Milano », , 440 p. (ISBN 88-435-6376-9)
- (it) Rosana Pavoni (dir.) et Cesare Mozzarelli (dir.), Milano 1848-1898 : ascesa e trasformazione della capitale morale : Milano capitale sabauda - Milano tecnica - Milano vitrina della nuova Italia - La sociètà milanese, vol. 2 (Acte de Congrès), Milan, Marsilio, , 245 p. (ISBN 88-317-7361-5)
- (it) Rosana Pavoni (dir.) et Cesare Mozzarelli, Milano 1848-1898 : ascesa e trasformazione della capitale morale : Tra un regno e l'altro - Il governo di Milano - La sociètà milanese, vol. 1, Milan, Marsilio, , 295 p. (ISBN 88-317-7340-2)
- (it) Rosana Pavoni (dir.), Pier Fausto Bagatti Valsecchi, Grazietta Butazzi et Stefano Della Torre, La Casa Bagatti Valsecchi : l'Ottocento, il Rinascimento, il gusto dell'abitare, Florence, Scala, , 160 p.
- (it) Cesare Mozzarelli et Rosana Pavoni, Milano fin de siècle e il caso Bagatti Valsecchi : memoria e progetto per la metropoli italiana, Milan, Guerini e associati, , 456 p. (ISBN 88-7802-240-3)
Articles connexes
Liens externes
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