Felip Díaz i Sandino

Felip Díaz i Sandino
Fonctions
Conseiller de la Généralité de Catalogne
Lieutenant-colonel
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Allégeance
Activités
Militaire, homme politique
Période d'activité
À partir de
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Grade militaire
Conflits

Felipe Díaz Sandino (Caldetas, Barcelone, - Bogota, Colombie, ) est un militaire et aviateur espagnol qui a lutté dans le camp Républicain lors de la guerre civile espagnole. Pionnier de l'aviation militaire espagnole, il a occupé des postes importants dans les Forces Aériennes républicaines.

Biographie

Carrière militaire

Né dans une famille de tradition militaire, Felipe Diaz Sandino est entré comme élève à l'Académie d'Infanterie en 1909. Il a été promu deuxième lieutenant en 1911 et premier lieutenant en 1913. Il a appris le métier de pilote à l'aérodrome de Cuatro Vientos, où il a obtenu son brevet en 1915[1].

Officier en poste au Maroc, il collabore à la localisation exacte de la ville sacrée de Chaouen, qui à l'époque n'était pas située avec précision sur les cartes. Puis il réalise la première liaison aérienne Séville-Tétouan. En , il est promu capitaine.

En 1922, il participe à la guerre du Rif en tant que chef d'escadrille et en 1924 est promu commandant d'infanterie. En 1925, il dirige le groupe aérien qui protège le débarquement d'Alhucemas.

En 1929, il dirige l'école de tir et bombardement aérien de Los Alcázares. En 1930, il est emprisonné à Madrid pour avoir conspiré contre la monarchie d'Alfonso XIII[1].

Il joue un rôle actif lors de la proclamation de la Seconde République. Il est ensuite nommé à la direction de l'aérodrome de Cuatro Vientos, puis en , à la tête de la 3e escadre à Barcelone.

Il est l'un des membres fondateurs de l'Union Militaire Républicaine Antifasciste (UMRA)[1]. Lors de la proclamation de l'État Catalan en octobre 1934, Díaz Sandino refuse de bombarder le Palais de la Généralité de la Catalogne, ce qui lui vaut d'être incarcéré au château de Montjuïc. Il est remis en liberté le grâce à l'intervention d'Alcalá-Zamora. Il est écarté de son poste pendant les gouvernements radical-cedistes (1934-1935), principalement à l'initiative du ministre de la guerre José María Gil-Robles.

Guerre civile espagnole

Lorsque la guerre civile espagnole éclate, Diaz Sandino est chef de la 3e Escadre aérienne basée à El Prat de Llobregat (Barcelone) et, avec Alberto Bayo Giroud, met l'aviation au service de la Généralité de la Catalogne, en attaquant les positions des militaires insurgés contre le gouvernement de la République. Les attaques de l'aviation républicaine ordonnées par Díaz Sandino ont considérablement démoralisé les nationalistes de Barcelone, ce qui a contribué à leur défaite[1].

Il est nommé conseiller à la Défense de la Généralité le , poste qu'il occupera dans les trois premiers gouvernements de la Généralité pendant la guerre, jusqu'au [2]. À la tête de cet organisme, Díaz Sandino tente de rassembler les forces dans la zone républicaine et de militariser les milices qui agissent en Catalogne et sur le Front d'Aragon, se trouvant en butte à beaucoup de résistances et oppositions de la part des secteurs anarchistes. S'il a contribué à la dissolution du Comité de Milices Antifascistes catalan, il n'est pas arrivé à mener à bien la militarisation recherchée. La création de l'« Armée Populaire de Catalogne » a été plus théorique que réelle et les milices continuèrent à maintenir leurs propres structures et identités.

Le , la presse franquiste prétend que Sandino est prisonnier dans le château de Montjuic, détenu pour escroquerie; et le qu'il aurait fait l'objet d'un Conseil de Guerre avec 17 de ses camarades, accusés de complicité dans la disparition de 7 millions de pesetas destinés à acquérir du matériel de guerre[3],[4].

Comme il n'appartient à aucun parti politique mais est un fervent défenseur de la République, il est envoyé comme attaché militaire aérien et naval à l'ambassade d'Espagne à Paris le [5]. Ce poste lui permet d'obtenir des informations utiles sur certaines opérations militaires projetées par les nationalistes.

Alarmé par la déroute de la République qui s'annonce, il sollicite la permission de revenir à Barcelone pour partager le sort de ceux qui tiennent les dernières défenses de la Catalogne[1]. À son retour, il est nommé chef de l'aviation de la 4e Région Aérienne d'Espagne, celle qui correspondait au territoire catalan, poste qu'il conservera jusqu'à la fin du conflit.

Exil et dernières années

À la fin de la guerre, Díaz Sandino est nommé secrétaire général de l'aviation, avec la mission d'évacuer l'aviation républicaine en quelques heures. Ceci fait, et sur ordre, il passe la frontière vers la France avec ses adjoints, et se rend aux autorités françaises qui l'envoient au camp de concentration d'Argelès avec les autres réfugiés. Il réussit ensuite à s'enfuir pour la République dominicaine, et de là au Costa Rica, où il travaillera quelque temps, puis en Colombie, au Chili et finalement il revient en Colombie. Il meurt à Bogota, d'un cancer, en 1957.

Œuvres

  • De la conspiration à la révolution, 1929 - 1937 (publiée en 1990).

Dans la littérature

L'histoire de Felipe Díaz Sandino après l'exil est racontée dans le roman Une rétrospective de Juan Gabriel Vásquez.

Notes et références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Felipe Díaz Sandino » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) « Felipe Díaz Sandino », sur Historia Hispanica (consulté le )
  2. « A teniente coronel », Biblioteca Virtual de Defensa-Diario Oficial del Ministerio de la Guerra, 3 de enero de 1936 (consulté le )
  3. (es) « Se confirma la detención de Sandino, en el diario Azul, 8 de enero de 1937, pág. 6. », Azul,‎ , p.6 (2013353.pdf [PDF])
  4. (es) « El consejo de guerra contra Sandino », Azul,‎ , p.9 (2013358 [PDF])
  5. (es) « Circular », Diario oficial de la Republica,‎ , p.349

Bibliographie

  • Robert J. Alexander, The Anarchists in the Spanish Civil War. Volumen I, Janus Publishing Company Lim, (ISBN 978-1-85756-412-9, lire en ligne)
  • Michael Alpert, El Ejército Republicano en la Guerra Civil, Cambrige University Press, (ISBN 978-84-3230-682-2)
  • Vicente Lloréns, Memorias de una Emigración: Santo Domingo, 1939-1945, Ariel,
  • José Manuel Martínez Bande, Los años críticos: República, conspiración, revolución y alzamiento, Madrid, Encuentro, (ISBN 84-306-0487-1, lire en ligne)
  • Pelai Pagès i Blanch, War and Revolution in Catalonia, 1936-1939, Leiden, Koninklijke Brill NV, (ISBN 978-90-04-25427-5)
  • Abel Paz, Durruti in the Spanish Revolution, AK Press, (ISBN 978-1-904859-50-5)Paul Preston, Coming of the Spanish Civil War, Routledge, (ISBN 978-0415063548)
  • Anton Pujol Bertran, El bombardeo del templo del Pilar. (Zaragoza, 3 de agosto de 1636) El mito al descubierto, Zaragoza, Comuniter, coll. « Es un decir », noviembre de 2023 (ISBN 978-84-18973-33-8, lire en ligne)
  • Gabriele Ranzato, El eclipse de la democracia: la Guerra Civil española y sus orígenes, 1931-1939, Madrid, Siglo XXI de España,
  • Hugh Thomas, Historia de la Guerra Civil Española, Barcelona, Círculo de Lectores, (ISBN 9788497598323)

Liens externes

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