Felix Van Espen

Felix Van Espen
Biographie
Naissance
Décès
(à 39 ans)
Louvain
Nationalité
Formation
Académie des beaux-arts de Louvain (d)
Activité
Période d'activité

Felix Van Espen, né à Herent le et mort à Louvain le , est un peintre belge.

Biographie

Famille

Felix (Corneille Felix) Van Espen, né à Herent le , est le fils d'Englebert Van Espen (1795-1840), cultivateur, et d'Elisabeth Kumps (1789). Il demeure célibataire[1].

Carrière

Paysage fluvial ().
Paysage romantique animé (vers 1850).
Étude d'un homme assis.
Taureaux (1843).

Issu d'une famille de riches cultivateurs, Félix Van Espen est élevé dans une ferme située au milieu d'une vaste plaine « Het lang veld », où il observe, dès l'enfance, les différents aspects de la nature, qu'il essaye de reproduire. Ses parents l'autorisent à suivre des cours à l'Académie des beaux-arts de Louvain, où il obtient le premier prix de figure antique. Il se lie d'amitié avec un jeune peintre, Charles van den Eycken, de huit ans son aîné qui devient son maître. Contrairement à son mentor, Félix Van Espen manifeste tôt un sentiment très personnel dans sa manière d'interpréter la nature. Sa singularité s'affirme après ses voyages en Suisse et en Italie[2],[3].

Il expose pour la première fois au Salon de Bruxelles de 1836. Ensuite, il envoie ses œuvres à plusieurs expositions triennales belges, jusqu'en 1854[4]. Il envoie également ses œuvres aux expositions de Douai, Cambrai et Valenciennes, de même qu'à des expositions en Allemagne[2].

La prédominance de ses idées noires, attestées par ses toiles parfois sombres et mélancoliques, s'accroît avec l'âge. Bien qu'il n'ait pas à se plaindre des critiques d'art, ni de sa conditions matérielle, un complet désenchantement s'empare de lui après qu'il a lu une biographie consacrée au peintre Louis Léopold Robert qui s'était donné la mort, Felix Van Espen se tranche la gorge et meurt, à l'âge de 39 ans, rue Léopold no 3 à Louvain, le [1],[2].

Œuvre

Caractéristiques

Felix Van Espen est connu pour sa peinture de paysage. Il réalise des vues souvent forestières et rocailleuses parsemées d'aux vives qui abondent en Ardenne, aux environs de Liège et de Namur. Il leur prête un aspect sombre et mystérieux en accord avec son caractère[2]

Il est également réputé pour ses représentations animalières, dans le style d'Eugène Verboeckhoven, avec lequel il collabore[3].

À Louvain, en 1852, Felix Van Espen s'associe à Séverin Van Aerschodt afin de créer un atelier de fonderie de cloches. Parmi leur production, trois cloches destinées à l'ancienne église Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek-Saint-Jean sont baptisées le . L'année suivante, « Paula », signée par Félix Van Espen, est bénite le à la cathédrale Saint-Paul de Liège en présence du duc et de la duchesse de Brabant[5].

Au Salon de Bruxelles de 1848, lorsque l'artiste expose des paysages, le critique Adolphe Siret publie :

« Les paysages de Van Espen offrent de singuliers excès. Dans sa Vue prise aux environs de Constance, tout est d'un touché, d'un lumineux, d'un vaporeux charmant. Il serait difficile de voir quelque chose de plus ravissant dans ce genre de peinture, tandis que dans sa Vue du Tyrol tout est noir, rouge, outré et d'une dureté de lignes du plus mauvais effet. Le même défaut nous a fait passer rapidement devant la Vue des environs de Carlsruhe. Van Espen exagère la nature »

— Adolphe Siret, Exposition nationale de 1848[6].

Expositions en Belgique

Collections muséales

  • Musée M, Louvain : Autoportrait, huile sur toile, format 57 × 69 cm, inventaire no S13E[3].

Références

  1. « État-civil de Louvain », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. Félix Stallaert 1878, p. 698-699.
  3. Berko et Berko 1998, p. 232.
  4. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1836, Bruxelles, Vandooren frères, , 52 p. (lire en ligne), p. 43.
  5. E. Thys, Guide historique et artistique dans les églises St-Paul, St-Jacques, St-Jean, St-Denis et St-Antoine, Liège, H. Vaillant-Carmanne, , 46 p. (lire en ligne), p. 8.
  6. Adolphe Siret, Exposition nationale de 1848, Bruxelles, Ch. Greuse, , 120 p. (lire en ligne), p. 74.
  7. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 80 p. (lire en ligne), p. 43.
  8. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1839, Bruxelles, Demortier frères, , 85 p. (lire en ligne), p. 65.
  9. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 119.
  10. Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1847 (XX), Gand, P.F. De Goesin-Verhaeghe, , 42 p. (lire en ligne), p. 13.
  11. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1848, Bruxelles, J-B-J De Mortier, , 120 p. (lire en ligne), p. 39.
  12. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 103 p. (lire en ligne), p. 92.
  13. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1854, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 163 p. (lire en ligne), p. 113.

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

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