Fernando Dias

Fernando Dias
Illustration.
Fonctions
Vice-président de l'Assemblée nationale populaire

(4 mois et 7 jours)
Président Domingos Simões Pereira
Président du Parti du renouveau social
(intérim)

(1 an et 5 mois)
Prédécesseur Alberto Nambeia
Successeur Félix Nandungue
Ministre d'État
Ministre des Ressources naturelles

(1 an, 2 mois et 4 jours)
Président Umaro Sissoco Embaló
Premier ministre Nuno Gomes Nabiam
Gouvernement Nabiam II
Prédécesseur Jorge Malú
Successeur Hotna Cufuk Na Doha
Ministre de l'Administration territoriale et du Développement local

(2 ans, 3 mois et 7 jours)
Président Umaro Sissoco Embaló
Premier ministre Nuno Gomes Nabiam
Gouvernement Nabiam I
Prédécesseur Odete Costa Semedo
Successeur Fernando Gomes
Biographie
Nationalité bissau-guinéenne
Parti politique PRS

Fernando Dias est un homme politique bissau-guinéen, candidat à l'élection présidentielle bissau-guinéenne de 2025.

Biographie

En , Domingos Simões Pereira rentre de son exil au Portugal pour pouvoir participer aux élections[1]. Le , la Cour suprême invalide la candidature de la coalition Plateforme de l'alliance inclusive-Terra Ranka, qu'il dirige, aux élections législatives, et compromet sa candidature à la présidentielle[2]. Le , la candidature de Domingos Simões Pereira à la présidentielle n'est pas retenue par la Cour suprême[3].

Le PAIGC décide par conséquent de soutenir la candidature de Fernando Dias. Celui-ci, mobilise pendant sa campagne et devient ainsi le principal adversaire du président sortant. Les deux candidats revendiquent la victoire au premier tour du scrutin[4],[5].

Le , des coups de feu éclatent à proximité du palais présidentiel. L'incident s'est produit en plein jour, dans un contexte déjà marqué par une forte nervosité trois jours après la tenue des élections présidentielle et législatives, dont les résultats étaient toujours attendus pour le lendemain. Vers midi, le président sortant annonce à Jeune Afrique qu'un coup d'État est en train de se produire à son encontre. Quelques heures plus tard, l'armée annonce prendre le pouvoir et suspendre le processus électoral. Selon l'opposant Domingos Simões Pereira, des militaires ont tenté de prendre d'assaut le siège de la commission électorale pour la forcer à proclamer la victoire du président sortant, plutôt que de celle de Fernando Dias, qui aurait remporté le scrutin[6],[7],[8].

L'opposant Domingos Simões Pereira est également arrêté et détenu dans une base aérienne à Bissau. L'arrestation de Dias est également annoncée[9], avant que celui-ci n'annonce être dans un lieu sûr dans le pays. Le , Umaro Sissoco Embaló quitte le pays pour Dakar, via un avion affrété par le gouvernement sénégalais. Le , l'Union africaine suspend le pays de ses rangs, ainsi que la Cédéao[10].

Le , Embaló quitte le Sénégal pour la République du Congo[11]. Le , Dias obtient l'asile politique du Nigeria[12].

Notes et références

  1. (en) « Guinea-Bissau: Ex-PM Pereira says will return to country to seek presidency », sur Africanews, (consulté le )
  2. « Guinée-Bissau: la justice écarte la candidature de l'opposant Domingos Simões Pereira aux élections générales », sur rfi.fr, (consulté le )
  3. « Présidentielle en Guinée-Bissau : le principal opposant exclu d’une liste provisoire des candidatures validées », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  4. « Présidentielle en Guinée-Bissau : le camp d’Umaro Sissoco Embaló et celui de Fernando Dias revendiquent chacun la victoire », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  5. « Présidentielle en Guinée-Bissau: l'opposant Fernando Dias promet de «marcher avec le PAIGC» ».
  6. « MSN », sur www.msn.com (consulté le )
  7. « Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló se dit victime d’un coup d’État », sur JeuneAfrique.com (consulté le )
  8. « Guinée-Bissau : échanges de tirs à Bissau alors que les deux camps revendiquent la victoire », sur africaradio.com, (consulté le )
  9. « Présidentielle en Guinée-Bissau: des militaires prennent le "contrôle total du pays", le président "destitué immédiatement" ».
  10. « Coup d’Etat en Guinée-Bissau, l’Union africaine suspend le pays de ses instances avec effet immédiat », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  11. « Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló s’est réfugié au Congo, après avoir quitté le Sénégal », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  12. « Le Nigeria accorde l’asile politique à Fernando Dias, opposant de Guinée-Bissau, à la suite du coup d’Etat », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
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