Ferrières-Saint-Mary
| Ferrières-Saint-Mary | |||||
Bourg de Ferrières et vallée de l'Alagnon vus de St-Mary. | |||||
![]() Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Saint-Flour | ||||
| Intercommunalité | Hautes Terres Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Franck de Magalhaes 2020-2026 |
||||
| Code postal | 15170 | ||||
| Code commune | 15069 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ferrièrois, Ferrièroises | ||||
| Population municipale |
235 hab. (2023 |
||||
| Densité | 12 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 11′ 02″ nord, 3° 03′ 32″ est | ||||
| Altitude | 663 m Min. 633 m Max. 1 178 m |
||||
| Superficie | 19,17 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Flour-1 | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | ferrieres-st-mary.com | ||||
Ferrières-Saint-Mary est une commune française située dans le département du Cantal en région administrative Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
Le village est situé dans la vallée de l'Alagnon à l'extrémité sud-est des monts du Cézallier.Le point culminant de la commune est le volcan Mont Journal 1180 mètres .
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Bonnac, Joursac, Peyrusse, Rézentières, Saint-Mary-le-Plain, Talizat et Valjouze.
En plus du bourg principal, la commune compte neuf autres villages :
- Chabrial
- Labro
- Lachaud
- Le Ventoux
- L'Usclade
- Mousteroux
- Signalade
- Saint-Mary-le-Cros
- Videt
Transports
- Gare de Ferrières-Saint-Mary.
Hydrographie
La commune est traversée d'ouest en est par l'Alagnon.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 8,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 923 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Poncy à 10 km à vol d'oiseau[7], est de 9,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 741,8 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21,2 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Ferrières-Saint-Mary est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (51,9 %), forêts (46,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 251, alors qu'il était de 244 en 2016 et de 246 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 50,6 % étaient des résidences principales, 31,9 % des résidences secondaires et 17,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ferrières-Saint-Mary en 2022 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (31,9 %) supérieure à celle du département (20,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 85 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (86,6 % en 2016), contre 71 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Ferrières-Saint-Mary[I 2] | Cantal[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 50,6 | 67,9 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 31,9 | 20,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 17,5 | 11,5 | 8,0 |
Toponymie
Attestée sous la forme Ferrieyras au XIIe siècle[15].
Du pluriel de l'occitan auvergnat ferrièra, « forge catalane, mine de fer »[15] (en réalité, la forme locale auvergnate est Farreiras[16]), pluriel du latin ferraria[17], « Installation pour extraire, fondre et forger le fer »[18]. Dérivé de fer, avec le suffixe -ière.
Histoire
Jusqu'en 1890, la commune se nommait Saint-Mary-le-Cros et avait son chef-lieu dans ce village. C'est à cette date que le chef-lieu de la commune a été transféré au hameau de Ferrières et que la commune a pris le nom de « Ferrières-Saint-Mary »[19].
Politique et administration
Administration municipale
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 235 habitants[Note 2], en évolution de −4,08 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église de Saint-Mary-le-Cros, église romane rebâtie en XIXe siècle, inscrite au titre des monuments historiques en 1992[24].
- Église de Ferrières.
- Le Mont Journal, près duquel Saint Mary est présumé avoir vécu en ermite.
-
Église dans le bourg de Ferrières-Saint-Mary.
-
Église de Saint-Mary-le-Cros.
Personnalités liées à la commune
- Saint Mary, à qui l'on attribue la christianisation de cette partie de l'Auvergne et dont les reliques furent transférées au XIe siècle à la Basilique Notre-Dame-des-Miracles de Mauriac.
- Pierre de Vaissière (1867-1942), archiviste et historien mort sur la commune.
- Henry Fontanier (1880-1936), professeur agrégé d'histoire et député du Cantal né sur la commune.
Héraldique
![]() |
Blason | D'azur à trois fers à cheval d'argent accompagnés en pointe d'une branche de hêtre de sinople* posée en bande à senestre et d'une branche de chêne du même* posée en barre à senestre, les tiges passées en sautoir en pointe[25]. |
|---|---|---|
| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sinople sur azur). Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la commune de Ferrières Saint Mary
- Ferrières-Saint-Mary sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références
Notes et cartes
- Notes
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
Site de l'Insee
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- « Chiffres clés - Logement en 2022 à Ferrières-Saint-Mary » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Ferrières-Saint-Mary - Section LOG T2 » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Ferrières-Saint-Mary - Section LOG T7 » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2022 dans le Cantal » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés - Logement en 2022 dans la France entière » (consulté le ).
Autres sources
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ferrières-Saint-Mary et Saint-Poncy », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « St- Poncy_sapc », sur la commune de Saint-Poncy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « St- Poncy_sapc », sur la commune de Saint-Poncy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1348
- ↑ Cristian Omelhièr, Petit Dictionnaire français-occitan d'Auvergne, Éd. L'Ostal del Libre, Aurillac, 2003, p. 294
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations pré-celtiques, celtiques, romanes, Genève, Droz, , p. 356.
- ↑ Toponymie générale de la France, Volume 2, Ernest Nègre, Librairie Droz, 1996, 9782600001335
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Annuaire des maires du Cantal », sur AMF15 (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « Église de Saint-Mary-le-Cros », notice no PA00093758, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « 15069 Ferrières-Saint-Mary (Cantal) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
- Portail des communes de France
- Portail du Cantal et de la Haute-Auvergne
.svg.png)






.svg.png)