Filip Turek
| Filip Turek | |
Filip Turek en juillet 2024. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député tchèque | |
| En fonction depuis le (6 mois et 20 jours) |
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| Élection | 4 octobre 2025 |
| Circonscription | Bohême centrale |
| Législature | 10e |
| Groupe politique | AUTO |
| Député européen | |
| – (1 an, 2 mois et 17 jours) |
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| Élection | |
| Circonscription | Tchéquie |
| Législature | 10e |
| Groupe politique | PfE |
| Successeur | Antonín Staněk |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Prague (Tchécoslovaquie) |
| Nationalité | Tchèque |
| Parti politique | AUTO |
| Diplômé de | Université de Prague |
Filip Turek, né le à Prague en Tchécoslovaquie, est un homme politique tchèque[1] d'extrême droite[2]. Il est élu au Parlement européen en 2024, puis à la Chambre des députés tchèque en 2025.
Biographie
Jeunesse et formation
Filip Turek est né le à Prague. Il étudie le droit européen et la diplomatie à l'université de Prague[3]. Les propos qu'il tient sont souvent racistes[4], antisémites, homophobes, sexistes et misogynes[5].
Ancien pilote de Formule 4[6],[7], il se fait connaître comme influenceur en parlant de voitures de course et de collection sur YouTube et sur Instagram[2],[8]. Il gagne sa vie en publiant des ouvrages de médecine non conventionnelle et en vendant des appareils de guérison frauduleux[2]. Il cultive son image de mâle blond dominant pour se donner une image de leader machiste[2],[8].
Carrière politique
Il est élu député du Parlement européen lors des élections européennes de 2024 en Tchéquie avec 152 196 voix[9] en tant que président d'honneur du parti Les Automobilistes ou Motoristes[10]. Il se fait notamment remarquer en votant contre les résolutions de soutien à l'Ukraine[2]. En parallèle de son mandat, il garde une activité de consultant free-lance dans le secteur automobile, dont il tire une rémunération de 120 000 euros par an, tout en étant membre des commissions environnement, industrie et marché intérieur[11].
Il est élu député lors des élections législatives de 2025[2]. Sa notoriété permet au parti des Motoristes de recueillir des voix auprès de l'électorat ouvrier, inquiet de la transition énergétique.
Suivant l'accord de coalition aboutissant à la formation du gouvernement Babiš III, Filip Turek doit être nommé ministre. D'abord pressenti pour le portefeuille des Affaires étrangères, il est redirigé vers le ministère de l'Environnement en raison de ses nombreux commentaires racistes, homophobes et sexistes. Cependant, le président Petr Pavel refuse sa nomination, ce qui provoque une crise politique de plusieurs semaines[10].
Finalement, il devient symboliquement « chargé gouvernemental pour la politique climatique », tandis que Petr Macinka (le président des Automobilistes) prend la tête des deux ministères à titre provisoire. La décision pose question, certains experts en droit s'inquiétant que le ministère soit malgré tout dirigé de facto par Turek alors qu'il n'en a pas le mandat légal, ce qui constituerait un « contournement de la loi et de la Constitution »[10].
Vie personnelle
Il est un collectionneur de voitures classiques, notamment des marques britanniques comme Jaguar, Aston Martin, Rolls-Royce et Bentley[12]. Il collectionne les armes et les souvenirs nazis[2].
Son ex-compagne porte plainte contre lui pour viol et violences[2],[6].
Notes et références
- ↑ (cs) « La police enquête sur la fascination de Turek pour le nazisme, le parti le retire des débats pré-électoraux », sur Novinky
- Jean-Baptiste Chastand, « En République tchèque, Filip Turek, le « motoriste » trumpiste qui joue avec les symboles nazis », Le Monde, , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (cs) Filip Turek, « Zákaz výroby aut se spalovacími motory je zvěrstvo, míní Turek za Přísahu a Motoristé sobě », sur ČT24, Česká televize,
- ↑ (cs) Zdislava Pokorná, « „Popálit cikáně je polehčující okolnost, Obama je negr.“ Odhalujeme smazaný svět Filipa Turka », sur Deník N, (consulté le )
- ↑ (cs) [vidéo] « Nerudová: Bylo namístě odhalit, co je Turek za člověka. Jako ženy tohle nehodláme akceptovat | DVTV Interview | Stream » (consulté le )
- En République tchèque, deux faiseurs de rois potentiels pour couronner Babis, Prague, Agence France-Presse, .
- ↑ Luc de Barochez, « Tchéquie, Pologne... Le climat, nouvelle victime du populisme européen »
, sur L'Express, (consulté le ).
- Nelly Didelot, « Antivax, ultralibéraux et fans de gros moteurs : qui sont les nouveaux partis d'extrême droite au Parlement européen ? »
, sur Libération, (consulté le ).
- ↑ (cs) Jan Menšík, « Turek je hvězdou eurovoleb », sur Novinky.cz, (consulté le )
- « Filip Turek : l’imbroglio sans fin autour du ministère de l’Environnement », sur Radio Prague International, (consulté le )
- ↑ Anne Michel, Manon Romain et Adrien Sénécat, « Près d’un tiers des députés européens gardent des activités payées en dehors de leur mandat »
, sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ (cs) Filip Turek, « Jonákův dobrý přítel: Ivana odposlouchávali. A mocní si oddechli », sur Týden,
Liens externes
- Site officiel
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