Filles de Sainte Marie de la Présentation

Filles de Sainte Marie de la Présentation
Image illustrative de l’article Filles de Sainte Marie de la Présentation
À Jésus par Marie
Institut de droit pontifical
Approbation diocésaine 1836
par Le Groing de La Romagère
Approbation pontificale 21 novembre 1959
par Jean XXIII
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
But enseignement, soin des malades
Structure et histoire
Fondation 21 octobre 1826
Broons
Fondateur Joachim Fleury
Louise Lemarchand
Abréviation F.S.M.P
Autres noms sœurs de Broons
Patron Vierge Marie
Site web site officiel
Liste des ordres religieux

Les Filles de Sainte Marie de la Présentation sont une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.

Histoire

Au début du XIXe siècle, l'abbé Joachim Fleury (1762-1849), curé de Broons depuis 1817, désire ouvrir une école pour les filles de la paroisse et apporter assistance aux pauvres et aux malades. Il envoie Louise Lemarchand et sa sœur Laurence se former chez les Filles de la Providence de Saint-Brieuc. L'école ouvre le . Les deux sœurs Lemarchand prennent l'habit religieux à la Toussaint 1827[1]et prononcent leurs vœux l'année suivante[2]. Le premier couvent est bâti en 1832[3].

L'abbé Fleury cherche à les affilier à d'autres congrégations du diocèse mais le projet n'aboutit pas[3]. Il rédige donc des constitutions à la demande de Monsieur Le Mée, vicaire général de Saint-Brieuc[4]. La communauté est canoniquement érigée comme congrégation de droit diocésain en 1836 par Mathias Le Groing de La Romagère, évêque de Saint-Brieuc ; elle est civilement reconnue par Louis-Philippe en 1839[3].

En 1836, le fondateur rencontre l'abbé Garnier, qui est vicaire à Plestan et qui s'occupe des sourds-muets. En 1837, deux sœurs de Broons s'installent à Plestan pour instruire les enfants sourds-muets[5].

Leurs écoles sont fermées ou deviennent communales en conséquence des lois de Jules Ferry en 1886. En 1913, elle est reconnue comme congrégation hospitalière mais dissoute l'année suivante. L'État s'empare de la maison-mère qui devient un hôpital militaire ; le noviciat est alors transféré à Guernesey. L'hôpital fonctionne jusqu'en , les sœurs restent dans les bâtiments et soignent les malades[4].

Lors de la deuxième expulsion des congrégations, la congrégation s'implante en Belgique (1901), au Canada (1902) puis aux États-Unis (1903)[6] et aux Pays-Bas (1913). Les sœurs enseignantes retrouvent le droit de revenir en France en 1923, grâce au soutien du vice-président du Sénat, Léon Jenouvrier[4]. L'institut reçoit le decret de louange le [7].

Elles s'ouvrent à l'œuvre missionnaire en 1956 avec l'ouverture d'une maison au Cameroun. Un noviciat est construit dans ce pays en 1994[4]. Une communauté est fondée en 2019 à Kinshasa en République démocratique du Congo. En 2023, deux maisons sont fondées : Nsele (RDC) et Douala (Cameroun)[8].

Activités et diffusion

Maison-mère des Filles de Sainte Marie à Broons

Les Filles de Sainte-Marie de la Présentation se dédient à l'enseignement et au soin des malades.

Elles sont présentes en[9]:

La maison-mère se trouve à Broons.

En 2017, la congrégation comptait 168 sœurs dans 33 maisons[10].

Notes et références

  1. ↑ Maillaguet 1865, t. I, p. 356-358.
  2. ↑ Langlois 1984, p. 163.
  3. Chequer 1990, p. 377.
  4. Galland 2001, p. 395.
  5. ↑ Bourgalais 2008, p. 122-123.
  6. ↑ Michel 1997, p. 199-206.
  7. ↑ Rocca 1976, p. 1725-1726.
  8. ↑ « Un peu d'histoire » (consulté le )
  9. ↑ « À l’international » (consulté le )
  10. ↑ (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, , 2329 p. (ISBN 978-88-209-9975-9), p. 1590

Bibliographie

  • Joseph Martin Maillaguet, Le miroir des ordres et instituts religieux de France, t. I (A-F), Avignon, Amédée Chaillot, (lire en ligne), p. 356-358. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Anonyme, Notice biographique sur Marie-Anne Petibon, en religion mère Saint-André : supérieure générale pendant quarante-huit ans de la congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation de Broons, Saint-Brieuc, L. Prud'homme, , 1886 p. (lire en ligne)
  • Anonyme, Notice historique de la Congrégation des religieuses de Sainte-Marie de la Présentation : Broons, Côtes-du-Nord, Rennes, Imprimerie Oberthur, , 243 p. (lire en ligne)
  • Anonyme, Congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation de Broons (Côtes-du-Nord), Paris, Imp. des Orphelins d'Auteuil, , 23 p.
  • Anonyme, Histoire de la Congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation de Broons : IIIe volume (1886-1920), Rennes, Imprimerie H. Riou-Reuzé,
  • Jean de La Rance, Comme deux perles liquides au fond de ses yeux clairs : Congrégation des filles de Sainte-Marie de la Présentation de de Broons, son histoire, ses activités, son esprit, Chateaulin, J. Le Doaré, , 113 p.
  • (it) Giancarlo Rocca, « Figlie di Santa Maria della Presentazione », dans Guerrino Pelliccia e Giancarlo Rocca, Dizionario degli Istituti di Perfezione (DIP), vol. III, Milan, Edizioni paoline, , p. 1725-1726. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Claude Langlois, Le Catholicisme au féminin : Les congrégations françaises à supérieure générale au XIXe siècle, Cerf, (ISBN 9782204022156). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Sœur C. Chequer, « Saint-Louis (Mère) née Lemarchand Louise », dans Michel Lagrée (dir.), La Bretagne, Beauchesne, coll. « Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine », (ISBN 9782868220349), p. 377. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Joseph Michel, Missionnaires bretons d'outre-mer : XIXe et XXe siècles, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 302 p. (ISBN 978-2-86847-248-9, lire en ligne), p. 199-206. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Madeleine Galland, « Sainte Marie de Broons », dans Daniel-Odon Hurel (dir.), Guide pour l'histoire des ordres et des congrégations religieuses France XVIe au XXe siècle, vol. 111, Brepols, coll. « Bibliothèque de l'École des Hautes Études, Sciences Religieuses », (ISBN 9782503561059), p. 395-396. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Patrick Bourgalais, Les miroirs du silence : L'éducation des jeunes sourds dans l'Ouest 1800-1934, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 388 p. (ISBN 978-2-7535-0606-0, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
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