Florence Luscomb

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Florence Hope Luscomb, née le et morte le est une architecte américaine et militante pour le droit de vote des femmes dans le Massachusetts. Elle est l'une des dix premières femmes diplômées du Massachusetts Institute of Technology en architecture[1]. Luscomb est devenue associée dans un cabinet d'architecture féminin avant que le domaine ne connaisse une diminution de l'activité due à la Première Guerre mondiale. Elle a ensuite entièrement consacré son action au militantisme pour le droit de vote des femmes et est devenue une figure de premier plan du mouvement suffragiste dans le Massachusetts.
Début de vie
Luscomb est née à Lowell, dans le Massachusetts, fille d'Hannah Skinner (Knox) et d'Otis Luscomb[2]. Son père était un artiste qui n'a pas connu de succès et sa mère est une suffragiste engagée et militante des droits des femmes. Elle a ensuite été déménagea à Boston avec elle après sa séparation d'avec son mari, alors qu'elle n'avait qu'un an et demi. Son frère aîné, Otis Kerro Luscomb, a été élevé par leur père[2]. Élevée par sa mère, elle a fréquenté un lycée privé (Chauncy Hall). L'argent hérité de sa grand-mère maternelle permit à Hannah, a mère, de se dévouer financièrement[3]. Enfant à Boston, elle accompagna sa mère aux manifestations pour le droit de vote des femmes, et assista même à une conférence de Susan B. Anthony. Elle devint une ardente suffragiste, d'abord en vendant un journal pro-suffrage dans la rue[4].
Éducation et début de carrière
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Florence a été parmi les dix premières femmes à obtenir un diplôme d'architecture du Massachusetts Institute of Technology[1]. Les femmes ont continué à rencontrer des difficultés durant son mandat. Par exemple, Luscomb a dû se renseigner auprès de douze entreprises avant que l'une d'elles n'accepte de l'embaucher pour un stage après sa deuxième année.
Après avoir obtenu son diplôme, elle a été embauchée par Ida Annah Ryan, la sixième femme à obtenir un diplôme d'architecture du MIT[1]. Peu après, elle deviendra associée dans le cabinet de Ryan[4]. Ryan et Luscomb partageaient un intérêt pour le suffrage des femmes et Ryan a donné à Luscomb un certain degré de flexibilité au travail qui lui a permis d'être active dans le mouvement pour le suffrage des femmes[1]. Durant cette période, Florence a aidé à organiser plusieurs événements pour le mouvement pour le suffrage. Lors d'un débat public sur l'ajout d'un amendement sur le suffrage à la constitution de l'État, a prononcé plus de 200 discours en 14 semaines[4].
Elle poursuivit ses études d'architecture à la Cambridge School of Architecture and Landscape Architecture, récemment ouverte en 1916.
Outre sa collaboration avec Ryan, elle commença à collaborer avec l'architecte local Henry Atherton Frost et l'architecte paysagiste Bremer Whidden Pond. La rentrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, en 1917 marqua le déclin des nouvelles constructions et mit sa carrière d'architecte en pause[4].
Nouvelle carrière pendant la Première Guerre mondiale
Luscomb accepta le poste de secrétaire exécutive de la Boston Equal Suffrage Association for Good Government [4]. Elle travailla ensuite pour plusieurs organisations de la région de Boston, notamment les sections bostoniennes de la League of Women Voters, la Women's International League for Peace and Freedom, et des organisations vouées à la réforme pénitentiaire et à la sécurité en usine. Elle a co-fondé la League of Women Voters, une organisation établie après que les femmes eurent obtenu le droit de vote. Luscomb contribua également à la fondation d'une section locale de l' United Office and Professional Workers of America et fut bénévole auprès des sections locales de la NAACP et de l'ACLU[4]. À partir de 1911, se percevant comme une citoyenne du monde, elle voyageait dans divers pays d'Europe et d'Asie pour assister à des conférences, tout en restant fière de son héritage yankee. Ses opinions politiques étaient claires et singulières[2].
Après avoir hérité d'une some importante, à la mort de sa mère en 1933, Luscomb s'est entièrement tournée vers le militantisme. Elle s'est présentée quatre fois à des élections, non dans le but de l'emporter, mais principalement pour assurer une plus grande visibilité à ses causes[2]. Elle a failli remporter sa première élection, celle du Conseil municipal de Boston en 1922. Ses campagnes pour les élections au Congrès en 1936 et 1950, puis pour le poste de gouverneur en 1952, furent en grande partie des campagnes de protestation. Ardente anti-McCarthyste, elle fut à un moment donné appelée à témoigner devant une commission de l'assemblée législative du Massachusetts qui enquêtait sur le communisme. Elle rédigea un des premiers tracts contre la guerre du Vietnam et, plus tard, conseilla certaines des fondatrices du mouvement féministe américain, les encourageant à inclure les pauvres et les femmes de couleur.
Luscomb a fait la conception de son propre chalet de vacances à Tamworth, dans le New Hampshire. Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'aux années 1970, elle y a passé ses étés, contribuant à l'Appalachian Mountain Club[5].
Suite à la mort de sa mère, elle a habité dans divers logements coopératifs, notamment la coopérative d'habitation du 64, rue Wendell, à Cambridge. Luscomb y a vécu jusqu'en 1980, date à laquelle elle a emménagé dans une maison de retraite à Watertown, dans le Massachusetts, où elle est décédée le , à l'âge de 98 ans[4].
Commémorations
L'année 1999 a vu l'installation d'une série commémorative six grands panneaux de marbre, chacun décoré d'un buste en bronze au Capitole du Massachusetts. Ces bustes représentent Luscomb, Dorothea Dix, Mary Kenney O'Sullivan, Josephine St. Pierre Ruffin, Sarah Parker Remond et Lucy Stone[6]. De plus, deux citations de chacune de ces femmes dont Florence sont gravées sur leur panneau de marbre, et le mur derrière chaque panneau est orné d'un papier peint représentant six documents gouvernementaux répétés à l'infini, chacun étant lié à une cause défendue par une ou plusieurs de ces femmes[6].
Elle est commémorée sur le Boston Women's Heritage Trail[7].
Citation
« Il n'y a pas de limite à ce que vous pouvez accomplir si (ou quand) vous ne vous souciez pas de savoir à qui revient le mérite[8] ».
Références
- Sarah Allaback, The First American Women Architects, University of Illinois, (ISBN 978-0-252-03321-6, lire en ligne)
- « Biography » [archive du ], Luscomb, Florence, 1887-1985. Papers of Florence Luscomb, 1856-1987: A Finding Aid., Radcliffe Institute, Harvard University, (consulté le )
- ↑ (en-US) Mace, « Luscomb, Florence Hope (1887-1985) | Harvard Square Library » (consulté le )
- Herbert F. Vetter, Notable American Unitarians 1936 to 1961, Lulu.com, (ISBN 978-0-615-14784-0, lire en ligne
)
- ↑ (en-US) Mace, « Luscomb, Florence Hope (1887-1985) », Harvard Square Library, (consulté le )
- « HEAR US Virtual Tour » [archive du ], Mass Humanities (consulté le )
- ↑ « Back Bay East », Boston Women's Heritage Trail
- ↑ « Who gets the credit? », Christian Science Monitor, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Documents de Florence Hope Luscomb, 1856-1987
- Bibliothèque Schlesinger, Institut Radcliffe, Université Harvard
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