Force de défense zambienne
| Force de défense zambienne Zambian Defence Force | |
| Fondation | |
|---|---|
| Branches | Armée de terre Aviation |
| Commandement | |
| Président | Hakainde Hichilema |
| Ministre de la défense | Ambrose Lufuma |
| Main-d'œuvre | |
| Actifs | 17 100 |
| Réservistes | 3 000 |
| Budgets | |
| Budget | 10,3 Mrd de ZMW (2025) |
La force de défense zambienne (Zambian Defence Force) sont responsables de la défense de la Zambie. Elles sont constituées de trois branches : l'armée de terre zambienne (Zambian Army), la force aérienne zambienne (Zambian Air Force) et le service national zambien (Zambia National Service).
Composantes
Armée de terre

L’armée de terre est la principale composante des forces armées zambiennes, avec 13 500 hommes, auxquels s’ajoutent une réserve de trois mille hommes. Le gros de l’effectif est composé d’infanterie légère, mais il existe également un bataillon d’infanterie mécanisée, un régiment blindé et un régiment blindé de reconnaissance, ainsi que quelques unités de forces spéciales. L’armée de terre dispose par ailleurs d’un régiment de défense antiaérienne et de quelques unités de soutien, notamment du génie et d’artillerie[1].
La majorité de l’équipement est d’origine soviétique et vieillissant. Néanmoins, la signature d’un accord de défense avec la Russie pour la fourniture de pièces a également permis au pays d’acquérir du matériel plus moderne, notamment des blindés légers Tigr. Par ailleurs, le renforcement des liens avec la Chine se traduit par l’introduction de véhicules chinois comme des chars Type 59 et des transports de troupes blindés WZ-551, bien que les quantités restent encore assez faibles en 2025[1].
Armée de l’air
L’armée de l’air zambienne compte 1 600 hommes. Sa capacité opérationnelle est très faible du fait du manque de matériel et de problèmes récurrents de maintenance ayant pour conséquence que peu d’appareils sont en état de vol. Si les anciens appareils sont soviétiques, la Zambie se tourne désormais vers la Chine pour son aviation et la plupart de ses appareils modernes proviennent de ce pays[2]. Les unités combattantes se limitent à deux escadrilles de chasseurs-bombardiers équipées de L-15 et de K-8, le reste étant des unités de transport disposant d’un ensemble assez hétéroclite d’appareils[3].
Malgré les difficultés de son aviation, l’armée de l’air zambienne a la particularité, peu fréquente à l’échelle régionale, de disposer de drones, en l’occurrence des Hermes 450 israéliens. Enfin, l’armée de l’air dispose également d’unité de défense antiaérienne équipées de missiles S125M Pechora[3].
Budget
Le budget de la défense est en 2025 de 10,3 Mrd de ZMW, ce qui correspond à cette date à 401 millions de dollars américains. Une fois prises en compte les fluctuations de la valeur des monnaies, il s’agit d’un budget presque équivalent à celui des années précédentes, avec 9,92 Mrd de ZMW en 2024 et 8,15 Mrd de ZMW en 2023. De manière générale, en utilisant un taux de change constant sur la base de celui de 2015, le budget en équivalent dollar est relativement stable avec une tendance à la hausse sur les quinze dernières années, à l’exception d’un pic d’investissements sur la période 2018-2020 suivie d’un creux en 2021[1].
Ce budget permet d’assurer assez bien la maintenance du matériel terrestre existant, capacité accrue par un partenariat signé avec la Russie en 2018 pour la fourniture de pièces détachées. En revanche, il reste trop faible pour permettre d’étendre une force assez petite ou renouveler un matériel globalement vieillissant. La nécessité de faire un choix entre entretien de l’existant et renouvellement se fait encore davantage sentir au niveau des forces aériennes, qui ont investi dans l’acquisition auprès de la Chine d’avions modernes, mais ne sont pas en capacité de financer l’entretien du matériel existant, ce qui se traduit par une faible disponibilité[1].
Opérations extérieures
Les forces armées zambiennes participent régulièrement aux missions de l’ONU. Elles ont ainsi envoyé des détachements pour la MONUSCO, l’UNIFIL, l’UNTSO, MINUSS, l’UNDOF et la FISNUA[3].
Références
Annexes
Bibliographie
- (en) The International Institute for Strategic Studies, The Military Balance 2025 : The Annual Assessment of Global Military Capabilities and Defence Economics, Londres, Routledge, (ISBN 978-1-041-04967-8).
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