Forces armées angolaises

Forces armées angolaises
Forças Armadas Angolanas
Emblème des forces armées angolaises
Emblème des forces armées angolaises
Fondation
Forme actuelle 1993
Branches Armée de terre
Marine
Aviation
Quartier-général Luanda
Commandement
Président João Lourenço
Ministre de la défence João Ernesto dos Santos
Chef d’état-major António Egídio de Sousa Santos
Main-d'œuvre
Service militaire Deux ans
Actifs 107 000
Budgets
Budget 879 Mrd de kwanza (2024)

Les Forces armées angolaises (portugais : Forças Armadas Angolanas) ou les FAA sont responsables de la défense de l'Angola. Elles sont constituées de trois branches :

Historique

La FAA a succédé aux anciennes Forces armées populaires pour la libération de l'Angola (FAPLA) à la suite des accords de Bicesse avortés avec les Forces armées de la libération de l'Angola (FALA (en)), branche armée de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA). Dans le cadre de l'accord de paix, les troupes des deux armées devaient être démilitarisées puis intégrées. Une frange de la FALA dirigée par Savimbi choisit de reprendre la guerre en 1992, mais l’intégration des officiers et des combattants de la FALA (70 000) ayant accepté les accords de pays, commencée en 1995, s’est néanmoins poursuivie, de sorte que des généraux issus de ses rangs étaient aux commandes de l’armée lorsqu’elle élimina la « faction » de Savimbi, tué en . En 2012, les forces armées angolaises comprennent presque autant d’anciens officiers de l’Unita que d'anciens officiers loyalistes. Le chef d’état-major, Geraldo Sachipengo Nunda, nommé en 2010, est lui-même un ex-général de l’Unita[1].

Composantes

Armée de terre

Avec environ cent mille hommes en 2025, l’armée de terre est la branche dominante des forces armées angolaises. Une grande partie des effectifs est issue de la conscription, les jeunes hommes devant effectuer un service militaire de deux ans. Ces forces sont organisées en une brigade blindée, une brigade de forces spéciales et six divisions d’infanterie, la composition de ces dernières étant très variable d’une unité à l’autre[2].

L’équipement est majoritairement d’origine soviétique et généralement assez ancien. Ainsi, si les chars les plus modernes sont une cinquantaine de T-72M1, la plupart des chars sont des T-55AM2. Les blindés légers sont essentiellement des BMP-1 et 2 ainsi que des BTR. L’artillerie est essentiellement constituée de pièces tractées de 122 mm et 130 mm, ainsi que de lance-roquettes multiples tel que le BM-21 Grad ; la même dynamique s’observe en ce qui concerne l’artillerie antiaérienne[2].

Marine

La marine angolaise compte environ mille hommes, qui, à la différence de ceux de l’armée de terre, ne sont pour la plupart pas des conscrits mais des engagés volontaires. Outre les marins à proprement parler, la branche de la marine comprend également la défense côtière et l’infanterie de marine, environ cinq cents hommes[3].

Sur le plan matériel, la marine angolaise opère vingt-neuf navires de combat, dont près de la moitié appartiennent toutefois au ministère de la pêche et non au ministère de la défense. Cette flotte est majoritairement composée de vedettes, avec vingt-deux unités de ce type, auxquelles s’ajoutent sept patrouilleurs côtiers[2]. La marine comporte peu de navires non combattant, qui se résument à une embarcation de débarquement et un navire de soutien[4].

Armée de l’air

L’armée de l’air compte environ six mille hommes. Elle est organisée pour l’aviation en une escadrille de chasse, une d’attaque au sol, une de patrouille maritime, trois de transport, quatre d’entraînement. S’y ajoutent deux escadrilles d’hélicoptères d’attaque, quatre escadrilles d’hélicoptères de transport, ainsi que les unités de défense antiaérienne[4]. L’armée de l’air angolaise est ainsi l’une des rares à l’échelle régionale à disposer d’une capacité de transport aérien, avec notamment huit Il-76TD[2].

Sa puissance aérienne est toutefois mitigée par les carences d’entretien du matériel. Il n’est ainsi pas certain que les capacités affichées soit réelles, le nombre d’appareils effectivement en état de voler étant inconnu, d’autant que beaucoup ont plus de cinquante ans. Ainsi, la majorité des chasseurs sont des MIG-23 et des Su-22, les appareils les plus modernes étant six Su-27 et douze Su-30. L’attaque au sol repose essentiellement sur des EMB 314, les dix anciens Su-25 étant tenus en réserve. Il en est de même pour les hélicoptères, où quelques AS565 Panther récents viennent suppléer les vieillissantes Gazelle et Alouette III. La trentaine d’anciens Mi-24 reste toutefois utilisée faute de remplaçant[4].

Budget

Le budget de la défense est en 2024 de 879 Mrd de kwanza, ce qui correspond à cette date à un milliard de dollar. Les variations des taux de change font que ce budget est supérieur en monnaie locale à celui de 2023 (865 Mrd AOA), mais inférieur en dollars, cette somme correspondant en 2023 à 1,26 Mrd de dollars. De manière générale, en utilisant un taux de change constant sur la base de celui de 2015, le budget en équivalent dollar est en baisse depuis 2013 et est en 2024 au plus bas des vingt dernières années[2].

Ces difficultés budgétaires affectent la capacité du pays à renouveler un matériel vieillissant et disponible en quantité insuffisantes. Ces problèmes sont renforcés par l’absence d’une industrie de défense nationale, ce qui rend le pays dépendant des fournisseurs étrangers, notamment la Russie et les États-Unis[2].

Références

Annexes

Bibliographie

  • (en) The International Institute for Strategic Studies, The Military Balance 2025 : The Annual Assessment of Global Military Capabilities and Defence Economics, Londres, Routledge, (ISBN 978-1-041-04967-8).
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