Formule d'offrande sur une stèle funéraire ; la formule commence à la 1re ligne et se lit de droite à gauche.
La formule d'offrande en Égypte antique se trouve généralement sculptée ou peinte sur des stèles funéraires, de fausses portes, des cercueils, et parfois d'autres objets funéraires. La formule d'offrande n'est pas une prérogative royale comme certains autres textes religieux ; elle est utilisée par tous ceux qui peuvent se permettre d'en avoir un support.
Généralement dénommée d (ny)-sw.t ḥtp (di nisout hetep) par les égyptologues, la formule d'offrande est censée permettre au défunt de participer à l'offrande présentée aux divinités principales au nom du roi, ou dans les offrandes présentées directement au mort par les membres de la famille. Toutes les formules d'offrande égyptiennes partent d'une structure fondamentale, mais il y a beaucoup de variétés dans les divinités et offrandes mentionnées, ainsi que dans les épithètes et titres utilisés.
Structure de la formule d'offrande
C'est généralement par une formule d'offrande que commençait le texte inscrit en hiéroglyphes sur une stèle funéraire. Elle est dédiée à un dieu par l'intermédiaire du souverain régnant pour le défunt. Elle est constituée de quatre parties, chacune pouvant se décomposer de deux manières :
1re partie
formule d'introduction
ex
d (X8), est une forme particulière du verbe rdj (donner, faire en sorte que)
Première interprétation :
d (ny)-sw.t ḥtp Dieu(x) X, (généralement Osiris : ex)
Puisse le roi accorder que le(s) Dieu(x) X soit satisfait
formule d'offrande invocatoire où le scribe détaille ce qu'il souhaite matériellement avec la formule prt-ḫrw (sortir à la voix), invitant le défunt à sortir de la tombe pour profiter des offrandes inscrites dans le texte. Elle varie selon les inscriptions (ex. imaginaire reprenant les informations les plus courantes.)
Une offrande invocatoire consistant en pains, bières, un millier de bovins, un millier d'oiseaux, un millier de vases en albâtre, un millier de pièces de tissus et toutes sortes de bonnes choses pures.
Option 2)
formule des souhaits du défunt dans l'autre monde,
[...] pour le ka de l'unique, de l'excellent, aimé de son seigneur, scribe du roi, général du seigneur des deux Terres, Horemheb...
Option 2)
Si le défunt n'a pas de titre spécifique ou qu'ils ont déjà été cités, on trouvera souvent la formule suivante
NOM
n kȝ n(y) jmȝḫy Wsr NOM
pour le kâ du vénérable Osiris (nom)
à la fin
mȝˁ-ḫrw qui peut se trouver dans tous les textes après un nom signifie que le défunt a passé l'épreuve de la pesée du cœur (ou en tous cas le projette)
Ou verticalement Version développé
mȝˁ-ḫrw
juste de voix (aussi traduit par justifié)
Exemple typique d'une formule d'offrande
ḥtp dj nsw wsỉr nb ḏdw, nṯr ˁȝ, nb ȝbḏw
dj=f pr.t-ḫrw t ḥnq.t, kȝ.w ȝpd.w, šs mnḫ.t ḫ.t nb.t nfr.t wˁb.t ˁnḫ.t nṯr jm
n kȝ n jmȝḫy s-n-wsrt, mȝˁ-ḫrw
« Offrande proposée par le roi (à) Osiris, le seigneur de Busiris, le grand dieu, le seigneur d'Abydos
Qu'il lui donne en offrande du pain, de la bière, de la viande, des oiseaux, de l'albâtre, des vêtements, et toute chose bonne et pure avec laquelle vit un dieu
Pour le ka du vénérable Sésostris, juste de voix. »