Fort Saint-Louis (Terre-Neuve)

| Destination initiale |
Fort militaire |
|---|---|
| Construction |
XVIIe - XVIIIe siècles |
| Propriétaire |
État |
| Patrimonialité |
| Pays | |
|---|---|
| Commune |
| Coordonnées |
47° 08′ 30″ N, 53° 34′ 55″ O |
|---|

Fort Saint-Louis fut un fort français construit au XVIIe siècle sur l'île de Terre-Neuve à l'époque de la Nouvelle-France.
En 1662, les Français avaient établi un comptoir commercial stratégique dans une crique bien protégée donnant sur la baie de Placentia qui sépare la péninsule d'Avalon du reste de l'île de Terre-Neuve et situé près des Grands Bancs poissonneux[1].
Afin de protéger ce lieu, plusieurs forts furent érigés autour de cette crique, le fort de Plaisance dès 1662, le fort Royal en 1687 et le fort Saint-Louis en 1690[2].
Le fort Saint-Louis fut construit à l'intérieur de la rade afin de protéger la petite cité portuaire de Plaisance de toute attaque ennemie. Il vint renforcer l'ancien fort de Plaisance construit en bois. Le fort Saint-Louis fut bâti en pierre. Son enceinte mesurait près de 250 mètres de long, ceinturant deux bastions, le quartier général du gouverneur et les bâtiments de la garnison. Les remparts s'élevaient à quatre mètres de haut et les murs d'enceinte mesurait deux mètres d'épaisseur. Près d'une trentaine de canons étaient opérationnels sur ce fort.
En 1713, le traité d'Utrecht force les Français à abandonner leurs établissements de Terre-Neuve[3],[4]. "Plaisance" deviendra "Placentia". Les habitants français seront déplacés vers l'Île Royale où débutera la construction de Louisbourg.
Références
- ↑ « La Nouvelle France (1534-1763) [Carte] », dans Adeline Vasquez-Parra, Histoire du Québec : des origines à nos jours, Paris, Éditions Tallandier, , 411 p. (ISBN 979-10-210-6190-3), p. 36
- ↑ (en) Jacques Guimont, « Fort Saint-Louis and other 17th-century fortification works discovered recently in Québec City », Post-Medieval Archaeology, vol. 43, no 1, , p. 140–155 (ISSN 0079-4236 et 1745-8137, DOI 10.1179/007942309X12457508844125
, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Le "Moment Atlantique" (1701-1789) », dans Adeline Vasquez-Parra, Histoire du Québec : Des origines à nos jours, Paris, Éditions Tallandier, , 411 p. (ISBN 979-10-210-6190-3), p. 107
- ↑ Marc Durand, Histoire du Québec, Paris, Imago, , 236 p. (ISBN 978-2-84952-141-0), p. 27
Voir aussi
Liens externes
- http://www.heritage.nf.ca/patrimoine/exploration/forts_f.html
- http://www.pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/nl/castlehill/natcul/histor.aspx
Bibliographie
- Jacques Guimont, « Forts et châteaux Saint-Louis à Québec », dans Laurier Turgeon, Yves Bergeron, Martin Fournier, Encyclopédie des patrimoines de l’Amérique française, Laval, Les Presses de l’Université de Laval, , 524 p. (ISBN 978-2-7663-0572-8, DOI 10.1515/9782766305728-024
, lire en ligne), p. 113-117 - Émile Audy, « Le fort-château Saint-Louis, une forteresse de l’Ordre de Malte? », Histoire Québec, vol. 17, no 3, , p. 14–17 (lire en ligne
) - Pierre Cloutier, « Le fort Saint-Louis au temps de Champlain : Regard archéologique », Cap-aux-Diamants « Dossier Champlain », no 134, , p. 25–29 (lire en ligne
) - Jacques Guimont, « Découvertes majeures aux forts et châteaux Saint-Louis », Cap-aux-Diamants « Québec 400 ans », no 93, , p. 15–20 (lire en ligne
)
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