Le fortin de Port Andro est un élément des fortifications du XIXe siècle (réduit de batterie), qui défendaient l'anse du même nom, sur la commune française de Locmaria, constituant un élément de défense de Belle-Île-en-Mer dans le Morbihan.
Description
L'ensemble fortifié de Port Andro se compose de retranchements barrant la plage, d'une batterie située à la pointe sud de l'anse et d'un corps de garde défensif ( tour crénelée n°2 du type de 1846), dit fortin[1].
Histoire
En 1689, Vauban demande de compléter les retranchements existants à cet endroit par une batterie de trois pièces d'artillerie. Cette batterie est attestée à la fin du XVIIe siècle et en 1705. En 1747, le site est armé de trois canons de 12 livres. Il est renforcé après 1759 par la construction de la digue servant de retranchement. Les Anglais tentent de débarquer à Port Andro le 8 avril 1761 mais sont repoussés. Les retranchements sont renforcés dans les années 1760 et 1770. En 1803, l'armement est de deux canons de 24 livres, un de 12 livres, et un mortier de 12 pouces. La construction d'une tour-modèle est envisagée dès 1811. En 1841, la Commission mixte d'armement des côtes ne conserve pas la batterie mais prévoit le renforcement de la position par la construction d'une tour-modèle pour 40 hommes armée de deux obusiers de 12 cm. Le génie fait le choix d'une tour crénelée n° 2, mais ses membres sont partagés sur son emplacement. C'est finalement celui préconisé dès 1848 par le général Noizet qui est adopté en 1858. La tour est construite sur l'emplacement de l'ancienne batterie, en 1861. Le poste garde-côtes de Port Andro n'est pas conservé par la commission de défense des côtes, en 1874. Il est versé aux Domaines le et vendu le [1]. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands aménagent des postes de combat dans le fortin et à proximité.