Forts de Taku
Les Forts de Taku (Sinogramme simplifié : 大沽炮台 ; Pinyin : Dàgū Pàotái), également appelés Forts du Peï-Ho (Sinogramme simplifié : 白河碉堡 ; Pinyin : Báihé Diāobǎo) sont des forts situés dans l'estuaire du fleuve Hai He (aussi appelé Peï-Ho), dans le district de Tanggu à Tianjin en République populaire de Chine. Ils sont situés à environ 60 km au sud-est de la zone urbaine du centre-ville de Tianjin, dans une zone industrielle portuaire portant le nom de Taku (Pinyin : Dàgū). Ils protègent l'accès au port de Tianjin situé en amont du fleuve.

Histoire
Le premier fort est construit pendant le règne de l'empereur Ming Jiajing, entre 1522 et 1527. Son but est de protéger Tianjin des invasions étrangères. Il est agrandi durant les guerres de l'opium et cinq forts plus grands et vingt petits sont également construits.
Seconde guerre de l'opium

En 1856, au cours de la seconde guerre de l'opium, les Britanniques et les Français envoient des canonnières sous les ordres de l'amiral Michael Seymour pour capturer les forts de Taku en . Ce sera la première bataille des forts de Taku. Au mois de juin de la même année, à la fin de la première partie de la seconde guerre de l'opium, le Traité de Tianjin est signé et ouvre la ville au commerce étranger.
En 1859, la Chine refuse de permettre l'implantation de légations à Pékin. Une force navale sous le commandement de l'amiral britannique James Hope attaque donc une nouvelle fois les forts de Taku mais est repoussé.
En 1860, une force anglo-française se réunit à Hong Kong, puis effectue un débarquement à Beitang, dans le district de Tanggu le . Elle lance une attaque réussie sur les forts de Taku le . Les forts sont sérieusement endommagés et les troupes du général Sengge Rinchen sont contraintes de se retirer. Le , la force arrive à Pékin et capture la ville le .
Révolte des Boxers

La plupart des forts sont démantelés après la Quatrième bataille des forts de Taku en juin 1900, qui vient à bout de la révolte locale des Boxers qui terrorisent la population de Tien-Tsin et massacrent les chrétiens. Les forces marines des Alliés, notamment celles du vice-amiral Bendemann débarquent le . Elles sont commandées par le vice-amiral russe Hildebrandt.
État actuel
Aujourd'hui, il ne reste que deux forts, un sur le rivage sud et l'autre sur le rivage nord de la rivière Hai He. Le fort de Dagu (au sud) a été restauré en 1988 et ouvert au public en . L'ensablement l'a laissé assez éloigné du rivage moderne. Sa restauration n'a pas consisté à lui redonner l'apparence qu'il avait quand il était actif (voir la photo de 1860), mais simplement à évoquer son utilisation première, en replaçant un certain nombre de canons dans les embrasures reconstruites.
Galerie photographique
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Intérieur du fort de l'angle nord juste après sa capture, le . -
Vue de la plate-forme nord de la batterie de tir (2006). Tanggu moderne en arrière-plan. -
Vue de la plate-forme des canons depuis l'extérieur de l'ouvrage défensif. -
Plaque commémorative du Musée du fort Taku.
Articles connexes
- Protocole de paix Boxer, dont l'article 8 prévoit la destruction des forts de Taku.
- Felice Beato, auteur de photographies célèbres des forts de Taku lors de la seconde guerre de l'opium.
Liens externes
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Taku Forts » (voir la liste des auteurs).
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