Frédéric Charles de Wied

| Comte (Créhange) | |
|---|---|
| Prince (comté de Wied) | |
| Comte (Isembourg) | |
| Prince (Neuwied) |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans) Heidelberg |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Famille |
Isenburg (en) |
| Père | |
| Mère |
Caroline de Kirchberg-Hachenbourg (d) |
| Conjoint |
Luise Fürstin von Wied-Neuwied (d) (à partir de ) |
| Enfants |
Jean Auguste Charles de Wied (d) Maximilian zu Wied-Neuwied |
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Frédéric Charles de Wied, dit aussi Frédéric Charles de Wied-Neuwied (en allemand : Friedrich Karl zu Wied-Neuwied), né le au château de Hachenburg et mort le à Heidelberg, est le second prince souverain (Fürst) de Wied-Neuwied de 1791 à 1802.
Biographie
Gouvernement
Frédéric Charles de Wied développe des idées inhabituelles pour son époque sur l'agriculture et sur l'aide aux plus pauvres, qu'il essaie de mettre en œuvre dans ses États, mais échoua à les réaliser économiquement[1],[2].
Lorsqu'il prit le pouvoir à l'âge de 50 ans, après la mort de son père en 1791, il introduisit de nombreuses innovations qui rencontrent une grande résistance de la part des conseillers de son gouvernement. Il met notamment en œuvre des idées agricoles exceptionnelles, jugées extravagantes, réorganise à plusieurs reprises son armée, qu'il cherche à utiliser pour l'industrie, réduit les salaires des fonctionnaires, remplace régulièrement ses conseillers, renonce aux paiements d'intérêts pour ses débiteurs et force sa famille à vivre un style de vie spartiate, tandis qu'il meuble luxueusement et comble de cadeaux sa maîtresse, Katharina Rems, qui est issue d'une famille paysanne de sa principauté[3].
Il abdique en 1802[4] et est remplacé par son fils Johann August Karl. Leurs États sont médiatisés et intégrés au duché de Nassau en 1806.
Famille
Frédéric Charles de Wied est le fils aîné de Jean-Frédéric-Alexandre de Wied, comte de Wied-Neuwied puis premier prince souverain de Wied-Neuwied (élevé au rang de prince souverain et héréditaire par l'empereur Joseph II en 1784), et de son épouse Caroline de Kirchberg-Hachenburg, fille de George Frédéric de Kirchberg-Hachenburg, burgrave de Kirchberg.
En 1766, il épouse la comtesse Maria Luise Wilhelmine de Sayn-Wittgenstein-Berleburg (1747 † 1823). Le couple a dix enfants :
- Clemens Carl Friedrich Ludwig Wilhelm ( † ) ;
- Maria Karoline Christiane ( † ) ;
- Luise Philippine Charlotte ( † ), coloriste et peintre – qui a étudié à l'École supérieure des beaux-arts de Dresde[4] – fournit, avec son frère cadet Carl, des dessins pour les publications de leur frère, l'explorateur Maximilian de Wied ;
- Christian Friedrich ( † ), capitaine de l'armée autrichienne[4],[5], tué à Niederaltaich en Bavière ;
- Antoinette Charlotte Victoria ( † ) ;
- Johann August Karl de Wied (de) ( † ), troisième et dernier prince souverain de Wied-Neuwied de 1802 à 1806, lieutenant général de l'armée prussienne[5]. Il épouse en 1812 la princesse Sophie Auguste de Solms-Braunfels ( † ), fille du prince Guillaume de Solms-Braunfels, et entretient une liaison sentimentale avec Henriette von Dobeneck ( † ), qu'il élève en tant que Standesherr au rang de « Frau (dame) von Pelken » en 1825[6] ;
- Ludwig Georg Karl ( † ) ;
- Maximilian Alexander Philipp ( † ), capitaine de l'armée prussienne[4],[5], explorateur et ami du naturaliste Alexander von Humboldt[4] ;
- Heinrich Victor ( † ), officier de l'armée autrichienne[5], tué en Espagne en combattant les armées de Napoléon Ier[4] ;
- Carl Emil Friedrich Heinrich ( † ), coloriste et peintre – qui a étudié à l'École supérieure des beaux-arts de Dresde[4] – fournit, avec sa sœur Luise, des dessins pour les publications de leur frère, l'explorateur Maximilian de Wied.
De ses dix enfants, seul son héritier le prince Johann August Karl se marie et a une descendance.
Voir aussi
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
Références
- ↑ (de) Werner Troßbach (de), Der Schatten der Aufklärung, Fulda, 1991, pp. 273–276.
- ↑ (de) Renate Schlemper-Rheinsberg, Friedrich Carl Fürst zu Wied (1741–1809), Heimat-Jahrbuch des Landkreises Neuwied, 1980, pp. 64–67.
- ↑ (de) Werner Troßbach, Der Schatten der Aufklärung, Fulda, 1991, pp. 278–285.
- (en) Paulo E. Vanzolini, Charles W. Myers, « The Herpetological Collection of Maximilian, Prince of Wied (1782–1867), With Special Reference To Brazilian Materials », sur Bulletin of the American Museum of Natural History – BioOne, (consulté le )
- Les membres des familles allemandes de haute noblesse, bénéficiant de l'immédiateté impériale, n'étaient pas soumis au service militaire. S'ils souhaitaient servir dans l'armée, ils pouvaient choisir l'armée territoriale de l'État allemand de leur choix. À cette époque, l'Empire [du Saint-Empire romain germanique] n'existait que de nom et il n'y avait pas d'armée impériale.
- ↑ (de) « Alte Silscheder Haüser und ihre Bewohner », sur dorf-silschede.de, (consulté le )
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