Frédéric Chastenet de Géry
| Frédéric Chastenet de Géry | ||
| ||
| Allégeance | ||
|---|---|---|
| Arme | Commissariat de la Marine | |
| Grade | Inspecteur des colonies de 1re classe | |
| Années de service | 1913 – 1946 | |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
|
| Frédéric Chastenet de Géry | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Gouverneur des Établissements Français d'Océanie | |
| [1] – (3 ans, 5 mois et 16 jours) |
|
| Prédécesseur | Henri Sautot (par intérim) |
| Successeur | Gouvernement provisoire des EFO |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | La Rochelle |
| Date de décès | (à 87 ans) |
| Lieu de décès | Tourtoirac |
| Nationalité | française |
Frédéric Marie Jean-Baptiste Chastenet de Géry, né le à La Rochelle et mort le à Tourtoirac (Dordogne), est un officier de Marine, inspecteur des colonies et homme politique français.
Biographie
Frédéric Chastenet de Géry entre dans la Marine en , alors âgé de 24 ans, et rejoint le commissariat de la Marine deux ans plus tard. Il intègre ensuite l'Inspection des Colonies dans les années 1920 et devient inspecteur adjoint des colonies le , puis inspecteur de 1re classe.
C'est à ce titre qu'il devient gouverneur des EFO, prenant ses fonctions le [1]. Lorsque survient l'armistice de 1940, il se montre au départ hésitant entre la loyauté à Philippe Pétain et la poursuite de la guerre aux côtés des Britanniques. Il finit par faire publier les lois de Vichy dans la colonie, provoquant la réaction des gaullistes locaux qui obtiennent la tenue d'un référendum le , dont les résultats sont très largement favorables au général de Gaulle, ouvrant ainsi la voie au ralliement des Établissements français de l'Océanie à la France libre. Chastenet de Géry démissionne sous la pression et est remplacé par un gouvernement provisoire, avant d'être transféré avec sa famille vers l'Indochine, d'où il regagne la métropole.
Sa prise de fonctions dans le gouvernement de Vichy comme directeur de cabinet du secrétariat d'État aux colonies, à compter de , lui vaut d'être radié de l'ordre de la Légion d'honneur au moment de l'épuration (il était officier dans l'ordre depuis 1935), par décret du . Il y est réintégré en 1951[2].
Au début des années 1950, il réside rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris[2]. Il publie en 1975 son récit des événements ayant mené au ralliement des EFO à la France libre, deux ans après celui d'Émile de Curton[3].
Frédéric Chastenet de Géry meurt le à Tourtoirac.
Grades successifs
- Matelot fourrier :
- Élève du commissariat :
- Commissaire de 3e classe :
- Commissaire de 2e classe :
- Commissaire de 1re classe :
- Inspecteur adjoint des colonies :
- Inspecteur des colonies de 1re classe
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur le [2]
- Chevalier le
Publication
- Les Derniers Jours de la IIIe République à Tahiti. Souvenirs d'un gouverneur, Paris, Société des Océanistes, 1975
Références
- Francis Cheung, Tahiti et ses îles (1919–1945). Étude d’une société coloniale aux antipodes de sa métropole, Paris, L’Harmattan, 1998, p. 505.
- Base Léonore, Archives nationales.
- ↑ Figure centrale du Comité de Gaulle, acteur du ralliement, il est nommé gouverneur de la colonie par le Général en novembre 1940, poste qu'il occupera jusqu'en juin 1941.
Voir aussi
Bibliographie
- Émile de Curton, Tahiti 40 : récit du ralliement à la France libre des Établissements français d'Océanie, Paris, Société des Océanistes, 1973
- François Broche, Le Bataillon des guitaristes, l'épopée inconnue des F.F.L. de Tahiti à Bir-Hakeim, 1940-1942, Paris, Fayard, 1970
- Jean-Marc Regnault et Ismet Kurtovitch, « Les ralliements du Pacifique en 1940. Entre légende gaulliste, enjeux stratégiques mondiaux et rivalités Londres/Vichy », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 49-4, 2002, p. 71-90
Article connexe
Liens externes
- Portail de l’histoire militaire
- Portail de la Seconde Guerre mondiale
- Portail de la Polynésie française
- Portail de la politique française
- Portail de la Marine française
- Portail de la Charente-Maritime
