Frédéric Faber

Frédéric Faber
Biographie
Naissance
Décès
(à 47 ans)
Bruxelles
Nom de naissance
Jules Frédéric Faber
Nationalité
Activités
Père
Henri Emmanuel Faber (d)
Conjoint
Parentèle
Autres informations
Membre de
Société des bibliophiles de Belgique (en)
Œuvres principales
Tableau général des concessions de mines en Belgique (d)

Frédéric Faber, né le à Bruxelles où il est mort le , est un écrivain, bibliophile et historien du théâtre belge.

Auteur d'une monumentale Histoire du théâtre français en Belgique en 5 volumes (1878-1880), sa mort prématurée a laissé inachevés, plusieurs écrits pleins d’intérêt pour lesquels il avait réuni, dans sa riche bibliothèque, les documents les plus précieux[1].

Biographie

Petit-fils de Frédéric Théodore Faber, fils d'Henri Emmanuel Faber, artiste et bibliophile, et de Victoire Eugénie Hillemacher (sœur d'Eugène Ernest Hillemacher et de Frédéric Désiré Hillemacher), Frédéric Faber devient commis-greffier au Conseil des mines[2]. Il s'intéresse très tôt à l'histoire du théâtre et poursuit la collection de pièces et de documents historiques initiée par son père. À sa mort, cette collection viendra enrichir considérablement le fonds théâtral de la Bibliothèque royale de Belgique[3].

En 1880, il était membre de la Société des bibliophiles de Belgique (en).

Il avait épousé Marie-Thérèse Ablaÿ, qui a défrayé la chronique pour empoisonnement. Les circonstances de sa mort, à 47 ans, laissant des dettes hypothécaires s’élevant à 37 391 francs, et des dettes chirographaires dont l’importance ne peut être précisée, demeurent suspectes. Jouissant d’une pension de ses parents et, à partir de 1875, d’un traitement d’employé au Conseil des mines, Faber était un homme de mœurs simples, ne faisant d’autres dépenses que celles nécessitées par des achats de livres et l’impression de ses ouvrages publiés à compte d’auteur, tandis que sa femme, sans fortune personnelle, avait le gout, les habitudes concomitantes de la vie du monde. Le passif de la communauté Frédéric Faber n’a pu être éteint ni par la vente de ses immeubles, ni par la réalisation du mobilier, ni par la vente de la nue-propriété d’une somme de 28 434 francs. Bein qu’elle ait touché le montant d’une assurance sur la vie de 20 000 francs, prise Faber au profit de sa femme, celle-ci, qui avait renoncé, comme la loi lui en donnait le droit, à la communauté entre elle et Faber n’a éteint quelques dettes de la communauté Frédéric Faber, qu’en en créant de nouvelles[4].

Publications

Tableau général des concessions de mines en Belgique : Dressé d’après des documents officiels.
  • Tableau général des concessions de mines en Belgique : dressé d’après des documents officiels, Bruxelles, F. Callewaert père, , 75 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica).
  • Résultats de l'exploitation de la houille dans le Hainaut (1830-1874), Bruxelles, 1877.
  • Histoire du théâtre français en Belgique depuis son origine jusqu'à nos jours, d'après des documents inédits reposant aux Archives générales du royaume, Bruxelles ; Paris, 1878-1880, 5 vol., t. 1 sur Gallica, t. 2 sur Gallica, t. 3 sur Gallica, t. 4 sur Gallica, t. 5 sur Gallica.
  • Un librettiste du XVIIIe siècle : Jean-Franç. de Bastide en Belgique (1766-1769), Bruxelles, F.-J. Olivier, , xix-40 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica).
  • « La Carrière dramatique de Philippe-François-Nazaire Fabre d'Églantine, membre de la Convention nationale », Mémoires de la Société des arts et des sciences de Carcassonne, t. IV, 3e partie, 1884.

Notes et références

  1. « Nécrologie », Le Ménestrel, Paris, Heugel, vol. 51, no 2,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  2. Bibliographie nationale. Dictionnaire des écrivains belges et catalogue de leurs publications (1830-1880), tome II, p. 25.
  3. Le « fonds Faber » compte près de 4 000 numéros, soit plus de 50 000 pièces et documents sur le théâtre en Belgique et à l'étranger (principalement en France).
  4. Raymond de Ryckère, L’Affaire Joniaux, triple empoisonnement : acte d'accusation, rapport des médecins-experts et chimistes : MM. de Visscher, de Baisieux, Van Vyve, G. Bruylants et Herman Druyts, voix d'outre-tombe (mémoire de Mme Joniaux), étude du procès, Lyon, A. Storck, , 206 p., in-8º (OCLC 763542379, lire en ligne sur Gallica), p. 5.

Liens externes

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