Frédéric Michel de Lajolais

Fréderic Michel François Joseph de Lajolais
Frédéric Michel de Lajolais
Portrait de Frédéric Michel de Lajolais, dessin Dumontier et gravure de Hubert, fin du XVIIIe ou début du XIXe siècle.

Naissance
Wissembourg
Décès (à 43 ans)
Château d'If
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France (1778-1791)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France (1791-1792)
Drapeau de la France République française (1793-1794)
Grade Général de brigade
Années de service 1778 – 1794
Conflits Guerres de la Révolution française

Fréderic Michel François Joseph de Lajolais, né le à Wissembourg (Bas-Rhin), mort le , en détention au château d'If (Bouches-du-Rhône), est un général de brigade de la Révolution française.

États de service

Frédéric Michel de Lajolais, dans les Portraits exacts des conspirateurs chargés par le gouvernement Britannique d'attenter aux jours du 1er consul, réalisés par la police de Paris en 1804.
« Femme Lajolais », dans les Portraits exacts des conspirateurs chargés par le gouvernement Britannique d'attenter aux jours du 1er consul, réalisés par la police de Paris en 1804.

Il entre en service en 1778, comme volontaire au régiment d’Alsace-infanterie.

Le , il est nommé aide de camp du général Kellermann, et le , il devient capitaine d’infanterie. Il passe chef de bataillon le , et il est nommé colonel le suivant.

Il est promu général de brigade le , et il est affecté en septembre à l’Armée du Rhin. C’est à cette époque, qu’il fait la connaissance du général Pichegru. Ce dernier après avoir fait la conquête de la Hollande avec l'armée du Nord, est de nouveau nommé en à la tête de l'Armée du Rhin devenue par la suite Armée de Rhin-et-Moselle. Après le départ de Pichegru de cette armée en , Lajolais, bien que n'étant plus en activité, a continué à combattre dans celle-ci [1]. Son nom figurant dans les pièces saisies dans le fourgon du général Klinglin, il est mis en état d’arrestation après le coup d'État du 18 fructidor an V ( Lundi ).

Alors qu'il est toujours détenu à la maison d'arrêt militaire de la Force à Strasbourg, il publie en vendémiaire an VIII () un mémoire justificatif contre l'arbitraire de cette détention [2][1].

Traduit devant un conseil de guerre à Strasbourg le 24 nivose an VIII ( Mardi ), Lajolais est acquitté avec toutes les personnes jugées ce jour-là[2]. Cependant, ami de Pichegru, le Consulat refuse de le réintégrer dans l’armée. En 1802, il émigre à Londres, et de retour en France peu de temps après, il se met en devoir de faire des préparatifs pour recevoir Georges Cadoudal, Pichegru et autres conspirateurs.

Arrêté en 1804, avec les autres conjurés il est condamné à mort le , et sa peine et commuée en 4 ans de prison au château de Joux avant d’être transféré au château d’If, où il meurt le , quelques jours avant de recouvrer la liberté.

Son épouse, sa fille et sa maitresse furent arrêtées lors de l'affaire du duc d'Enghien[3].

Annexes

Sources

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ Frédéric Lajolais, Mémoire justificatif du général Lajolais, Strasbourg, Imprimerie de F. G. Levrault, , 35 p. (lire en ligne)
  2. ↑ Jugement du tribunal militaire, 5e division de Strasbourg, conservé, sous la côte GR J2 57, pièce n° 24618, Service Historique de la Défense, Centre historique des archives, Château de Vincennes, avenue de Paris, 94300 Vincennes.
  3. ↑ Jean Tulard, Dictionnaire Napoléon, vol. 2 : I-Z, Paris, Fayard, , 1000 p. (ISBN 978-2-213-60485-5), p. 138
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