Frédéric Rollé

Frédéric Rollé
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Frédéric Rollé est un industriel alsacien, exploitant du brevet de balances décimales d'Alois Quintenz, puis associé de 1827 à 1837 avec Jean-Baptiste Schwilgué.

Biographie

Frédéric Rollé; Jean Frédéric Henri (Henry) selon l'état civil, est né le à Sarrebruck[1]. Ses parents sont Jean Frédéric Rollé, l'ancien conseiller de la Régence du Prince de Nassau à Sarrebruck et Éléonore Chrétienne Muller. Il décède le dans son logement au 12 rue des serruriers à Strasbourg[2]. L'ordonnance du roi de France du 7 aout 1816 lui accorde des lettres de déclaration de naturalisation[3].

Il apparaît au début du XIXe siècle, alors qu’il est employé de l’entreprise Ferdinand Kolb & Cie à Strasbourg, située au 136 Grand rue, société bancaire et de commissions, négociants et transport par eau, appartenant à Ferdinand Kolb et Louis Lacombe. L'entreprise a fait faillite le [4]. Il devient quelques années plus tard directeur de la compagnie des salines et mines de sel de l’Est. C’est pendant cette période qu’il fait la connaissance Alois Quintenz, dont il finance les travaux. Après la mort de ce dernier en 1822, il devient titulaire du brevet de sa principale invention, la bascule décimale à tablier, mais ne peut l’exploiter, Quintenz ayant volontairement indiqué de fausses mesures afin d’empêcher les contrefaçons[5].

Afin de résoudre ce problème, il s’associe à l’horloger Jean-Baptiste Schwilgué, à qui il confie la direction d’un petit atelier nommé Ateliers de constructions mécaniques de Strasbourg. Celui-ci produit dans les années suivantes divers modèles de balances et de ponts à bascule pour la pesée des véhicules, puis se diversifie à partir de 1828 avec d’autres appareils mécaniques. L’entreprise s’étend peu à peu, avec des implantations à Paris et Vienne. Toutefois, Schwilgué est absorbé à partir de 1836 par la restauration de l’horloge astronomique et délaisse largement l’entreprise[6],[5].

Cherchant de nouveaux partenaires, Rollé s’associe en 1838 avec Renouard de Bussierre, propriétaire de la Fabrique d’acier du Bas-Rhin, les deux établissements fusionnant pour former l’Établissement de constructions mécaniques de Strasbourg. La nouvelle entreprise est dirigée par un conseil d’administration présidé par Frédéric de Turckheim dans lequel siègent Rollé, Schwilgué et de Bussière, bien que Rollé conserve la majeure partie des actions. Dans le même temps, l’atelier est transféré à Graffenstaden et produit, outre tout type de balances, des pièces mécaniques de grande taille comme des machines à vapeur, des roues hydrauliques et des machines-outils. À partir de 1845, la production se tourne largement vers le matériel ferroviaire, mais l’endettement s’accroît considérablement dans le même temps[5].

Conséquence directe de l’endettement, la baisse des commandes à partir de 1846 entraîne sa faillite en . Rollé perd la majorité des fonds placés et semble s’être retiré des affaires peu après, tandis qu’Alfred Renouard de Bussierre parvient à récupérer l’entreprise en 1848[5].

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Bibliographie

  • Michel Hau, « Rollé, Frédéric », dans Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 32, Strasbourg, (lire en ligne), p. 3276.
  • Henri Bach, Jean-Pierre Rieb, Robert Wilhelm: Les trois horloges astronomiques de la cathédrale de Strasbourg, 1992.
  • Charles Schwilgué: Notice sur la vie, les travaux et les ouvrages de mon père J. B. Schwilgué, ingénieur-mécanicien, officier de la Légion d'honneur, créateur de l'horloge astronomique de la Cathédrale de Strasbourg, etc., 1857.
  • Alfred Ungerer, Théodore Ungerer: L'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg, Strasbourg : Imprimerie alsacienne, 1922.

Références

  1. ↑ « Bulletin des lois de la République française, 1841-07, Bulletin Nº 579 Décret Nº 16179, pages 1090-1091 », Imprimerie nationale des lois (Paris),
  2. ↑ « 1865 - 1865 Archives d'Alsace », sur Archives d'Alsace Site de Strasbourg (consulté le )
  3. ↑ « FRAN_IR_055925 - Salle de lecture virtuelle », sur www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  4. ↑ « Affiches, annonces et avis divers de la ville de Strasbourg », sur Gallica, (consulté le )
  5. Hau 1998, p. 3276.
  6. ↑ « ROLLÉ Frédéric », sur Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace (consulté le )
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