François-Joseph Jary
| Membre du Conseil des Cinq-Cents Aube | |
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| Député de la Loire-Atlantique Convention nationale | |
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| Député aux États généraux de 1789 | |
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(à 65 ans) Nantes |
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François-Joseph Jary, né le à Nantes (intendance de Bretagne, actuel département de Loire-Atlantique)[1], mort le 1er floréal an XIII (le )[2] dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1789 et 1798, il est député de Loire-Inférieure à l'Assemblée nationale constituante, à la Convention nationale où il siège sur les bancs de la Gironde et vote la réclusion de Louis XVI, puis au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
Avant la Révolution
François Joseph Jary est le fils de Simon Toussaint Jary, sieur de la Hautière, négociant au quai de la Fosse, concessionnaire et directeur de la mines de charbon de Languin (Nort-sur-Erdre)[3], juge-consul de Nantes, et de Claire Rose Després. Avant la Révolution, Jary est agriculteur et directeur des mines de Nort-sur-Erdre.
En 1788, il participe au mouvement réformiste qui secoue le pays. Il est ainsi délégué à Versailles afin de demander que la représentation du tiers état aux États généraux de 1789 soit égale à celle du clergé et de la noblesse réunis.
Mandat à la Constituante
En 1789, François-Joseph Jary est élu représentant du tiers-état pour la sénéchaussée de Nantes, le sixième sur huit, aux États-généraux[4].
Il siège à gauche dans l'hémicycle. En , il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[5]. Il fréquente au club des Jacobins parallèlement à son mandat[6].
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, François-Joseph Jary est élu député du département de la Loire-Inférieure, le septième sur huit, à la Convention nationale[7].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Le 9 janvier 1793, il est élu membre du Comité de sûreté générale, dont le renouvellement déclenche de vives protestations des député de la Montagne[8]. Lors du procès de Louis XVI, il vote la réclusion puis le bannissement, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[9],[10] :
Citoyens, je ne viens point ici émettre mon vœu comme juge de Louis ; mes commettants ne m'ont donné aucun pouvoir pour exercer cette fonction. J'ai déclaré Louis coupable, j'ai vote pour la sanction du peuple. [...] Je vote pour la réclusion jusqu'à la paix et le bannissement perpétuel lorsque le gouvernement républicain sera solidement établi.
Le 13 avril, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[11]. Le 9 mai, celui-ci le dénonce dans son journal comme membre de la « faction des hommes d’État »[12]. Le 28 mai, il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[13].
Le 3 octobre, après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, François-Joseph Jary est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[14]. Il se soustrait un temps au décret d'arrestation et se cache chez son collègue Étienne Chaillon (député de Loire-Inférieure) puis, découvert, est incarcéré à la prison de la Force puis au Couvent des Madelonnettes[15]. Le 18 frimaire an III (le 8 décembre 1794), lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à leur poste de député.
Le 7 pluviôse an III (26 janvier 1795), il est envoyé en mission auprès de l'armée de l'Ouest où « il est chargé en outre de visiter les mines de charbon de terre et de plomb, les verreries, les forges et fonderies »[16].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, François-Joseph Jary est réélu député par le département de l'Aude et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798)[17].
Il rentre alors dans la vie privée et meurt en 1805 à l'âge de 65 ans.
Sources
- « François-Joseph Jary », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Jean Baptiste Robert, Vie politique de tous les députés à la Convention nationale, 1814
- Didier Daniel, La bataille du charbon en pays d'Ancenis, ou L'histoire des mines nantaises, XVIIIe – XXe siècles, éditions Cheminements, 2002
Notes et références
- ↑ Archives municipales de Nantes, « Registre paroissial de Nantes, paroisse Saint-Nicolas, baptêmes mariages et décès de 1739, vue 78 / 99, AD 44 3E109/128 »
, sur https://archives-numerisees.nantes.fr (consulté le )
- ↑ Archives municipales de Nnates, « État civil de Nantes, registre des décès de l'an XIII, vue 113 / 175, 1E1678/1 »
, sur https://archives-numerisees.nantes.fr (consulté le )
- ↑ Mines de charbon de Languin
- ↑ Laurent, Émile (1819-1897) et Mavidal, Jérôme (1825-1896), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 8, Liste des noms et qualités de messieurs les députés et suppléants à l'Assemblée nationale »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le )
- ↑ « Liste des membres avant répondu à l’appel nominal dans l'affaire d'Avignon, en annexe de la séance du 4 mai 1791 », Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol. 25, no 1, , p. 577–584 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « La Société des Jacobins : recueil de documents pour l'histoire du club des Jacobins de Paris. Tome 1 »
, sur www.gallica.bnf.fr, 1889-1897 (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 56, séance du 9 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française, vol. 245, no 1, , p. 379–389 (DOI 10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
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- ↑ Barbier, Gaston, Claveau, Louis, Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 75, séance du 3 octobre 1793 »
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- ↑ Blanqui, Dominique (1757-1832), « L'agonie de dix mois, ou Historique des traitements essuyés par les députés détenus, et les dangers qu'ils ont courus pendant leur captivité »
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- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 19 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
Liens externes
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