François-Marie Jan du Bignon
| François-Marie Jan du Bignon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Représentant du Morbihan au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (1 an et 9 mois) |
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| Élection | |
| – (1 an, 4 mois et 1 jour) |
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| Élection | |
| Député d'Ille-et-Vilaine à la Convention nationale | |
| – (3 ans, 1 mois et 5 jours) |
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| Élection | |
| Maire de Redon | |
| – (3 ans) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Redon (Bretagne, France) |
| Date de décès | (à 63 ans) |
| Lieu de décès | Redon (Ille-et-Vilaine, France) |
| Nationalité | |
| Père | François-René Jan |
| Mère | Marguerite Beuscher |
| Profession | Avocat |
François-Marie Jan du Bignon, né le à Redon (généralité de Bretagne, actuel département d'Ille-et-Vilaine), mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Fils de François-René Jan, sieur du Bignon, capitaine de milice bourgeoise, maire de la ville, et de Marguerite Beuscher, il est avocat à Redon et maire de cette ville.
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , François-Marie Jan du Bignon est élu député du département d'Ille-et-Vilaine, le septième sur dix, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, mais rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[2],[3] :
Je ne crois pas la mort de Louis utile ; tout le monde est maître de son lit, personne de son tombeau. Je vote pour la détention du tyran, jusqu'aux prochaines assemblées primaires, qui pourront confirmer la peine ou la commuer.
Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[5]. Le , il vote cependant contre le rétablissement de la Commission des Douze[6].
Sous le Directoire, François-Marie Jan du Bignon est réélu député et siège au Conseil des Cinq. Il présente sa démission du Conseil le 10 ventôse an V (le )[7]. Il est réélu député au Conseil des Cinq-Cents et son élection est validée par la loi du 22 floréal an VI ()[8].
On a de lui des Fables en vers et une traduction en vers des Odes d'Horace.
Il épouse Anne Marie Julienne Molié, fille du négociant Alexandre Marie Félix Molié, conseiller du roi, maire de Redon, commissaire intermédiaire des États de Bretagne, et de Marie Julienne Le Beau, dame du Tuet.
Publications
- Fables nouvelles, mises en vers (1800)
- Réflexions sur le jugement de Louis XVI, adressées au peuple français (1793)
- Opinion du citoyen Dubignon, député de l'Ille et Vilaine, sur le procès de Louis XVI (1792)
- Opinion de Dubignon qu'il n'a pu prononcer vu la fermeture précipitée de la discussion. Séance du 11 frimaire an VII
- Observations de Dubignon,... membre du Conseil des Cinq-Cents, sur le projet de résolution relatif aux prêtres réfractaires présenté en nivôse an VIII
Sources
- « François-Marie Jan du Bignon », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Notes et références
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séances du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française, vol. 245, no 1, , p. 379–389 (DOI 10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°165, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 10 ventôse (28 février) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 15 ventôse an 5 (5 mars 1797) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°235, « Conseil des Anciens, séance du 22 floréal (11 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 floréal an 6 (14 mai 1798) (consulté le )
Liens externes
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