François Antoine Fasani
| François Antoine Fasani | |
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| Saint | |
|---|---|
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lucera, royaume de Sicile (province de Capitanata) |
| Date de décès | (à 61 ans) |
| Lieu de décès | Lucera, royaume de Sicile |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Frères mineurs conventuels |
| Vénéré à | Lucera (église St François) |
| Béatification | Rome par Pie XII |
| Canonisation | Rome par Jean-Paul II |
| Vénéré par | l'Église catholique romaine |
| Fête | 29 novembre |
| Attributs | Habit franciscain |
| Saint patron | Lucera (patron secondaire) ; contre la sécheresse |
François Antoine Fasani (Lucera, - Lucera, ) est un frère mineur conventuel reconnu saint par l'Église catholique.
Biographie
François Antoine Fasani est né le à Lucera dans la région des Pouilles en Italie dans une famille très modeste mais très chrétienne. Ses parents avaient l'habitude de réciter le chapelet tous les soirs, devant une image de la Sainte Vierge[1],[2],[3].
Pour son éducation, il est confié aux frères mineurs conventuels (franciscains conventuels) du couvent Saint-Ange du sanctuaire de Monte Gargano. Il y entre comme novice en 1695, et l'année suivante, il y prononce ses vœux religieux[2],[3].
Il est ordonné prêtre le . Il continue aussi et achève ses études de philosophie à Assise et obtient le grade de Maître. Ce titre lui restera, puisqu'il sera appelé désormais Il Padre Maestro. Il commence à prêcher au Carême de 1707. Il parle avec clarté et simplicité, multipliant les exemples tirés de l'Écriture. Il invite vivement ses auditeurs à la conversion, et sa véhémence est souvent contestée par les rationalistes de ce siècle surtout quand il s'emploie à fustiger les vices ou les injustices sociales[1],[4],[3].
Un témoin raconte : « Il prêchait avec une ferveur sensible, en sorte qu'il imprimait dans l'âme de ses auditeurs les vérités qu'il annonçait... Il parlait de la Sainte Mère de Dieu avec un tel transport de dévotion, une telle tendresse et une expression du visage si affectueuse, qu'il semblait qu'il avait eu un colloque face à face avec Elle ».
François Antoine consacre de nombreuses heures à la confession des fidèles. Il accueille avec bienveillance beaucoup de pénitents de la région des Pouilles et de la Molise[4],[2]. Il fait restaurer l'église Saint François de sa ville de Lucéra qui devient son centre principal de prédication. Dans l'église il installe une belle statue de l'Immaculée Conception, qu'il fait venir de Naples[3].
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Statue de l'Immaculée Conception par Giacomo Colombo (it), 1718.
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Eglise St François d'Assise, aujourd'hui Saint François Antoine Fasani (it), à Lucéra.
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Gravure sur la première tombe du saint.
Il meurt à Lucera le . Toute la ville participera aux obsèques en pleurant : « Notre saint Père Maître est mort ! »[4],[2].
Le prédicateur de l'Immaculée
Depuis son enfance où la récitation du Rosaire était pratique permanente dans sa famille, François Antoine a toujours eu une profonde dévotion pour l'Immaculée. Il avait l'habitude de distribuer à ceux qui l'écoutaient des images pieuses de la Sainte Vierge en expliquant : « Si la Mère de Dieu est immaculée, c’est pour être le refuge des pécheurs ». Il répète inlassablement que Marie, ennemie du péché, est en même temps la Mère de miséricorde et la « porte du Ciel », qu'elle incite à prier, à fréquenter les sacrements de pénitence et d'Eucharistie, à écouter son Fils et à Le suivre[2].
Le frère des pauvres
François Antoine vit très simplement, se contentant d'une simple paillasse, offrant ses vêtements aux miséreux qui en ont besoin. Pour eux, il quête de l'argent et des vêtements[2].
En 1721, le Pape Clément XI lui confie l’administration de la province franciscaine de Saint-Ange. Il se dépense sans compter pour protéger les plus pauvres, créant une banque de crédit au sein du couvent afin de permettre aux plus nécessiteux de pouvoir manger et se vêtir[4].
Il sera dit de lui « À une époque caractérisée par une si grande insensibilité des puissants à l’égard des problèmes sociaux, notre saint se dépense avec une charité inépuisable pour l’élévation spirituelle et matérielle de son peuple. Ses préférences vont aux couches sociales les plus méprisées et les plus exploitées, surtout les humbles travailleurs des champs, les malades, les prisonniers. Il fait preuve d’initiatives géniales, sollicitant la coopération des classes plus aisées, réalisant ainsi des formes d’assistance concrète et capillaire, qui ont paru anticiper et annoncer les formes modernes d’assistance sociale »[4],[2].
Miracles
Plusieurs ont été observés de son vivant :
- Devant se défendre contre une accusation mensongère devant le pape, il ne dit rien, et se contente de baiser humblement le pied du souverain pontife. Celui-ci qui souffrait de la goutte, se voit à l'instant guéri de son mal. Il reconnaît immédiatement l'innocence de François Antoine.
- Un jour qu'il était en chaire, en train de prêcher, son évêque lui demande de se taire, ce qu'il fait aussitôt. Quelque temps plus tard, l'évêque se sent très malade et réclame la présence du prêtre franciscain. Celui-ci n'y va pas, se contentant de répondre à ceux qui venaient le chercher : « Inutile, il a déjà reçu sa guérison de Marie Immaculée ».
Béatification et canonisation
François Antoine Fasani est béatifié le par le pape Pie XII[5]. Il est canonisé le par le pape Jean-Paul II. Ce dernier dit de lui : « Prédicateur infatigable, saint Fasani n'atténua jamais les exigences du Message évangélique dans le désir de plaire aux hommes »[6].
La mémoire du Saint est célébrée le dans l’Église catholique[1].
Sources
- « François Antoine Fasani », Osservatore Romano, no 16, , p. 1-2.
Notes et références
- « Saint François Fasani Franciscain italien (+ 1742) », sur Nominis, Conférence des évêques de France (consulté le ).
- (it) « Francesco Antonio Fasani (1681-1742) », sur vatican.va, Dicastero delle Cause dei Santi (consulté le ).
- (it) Gaetano Stano, « San Francesco Antonio Fasani Sacerdote dei Frati Minori Conventuali », sur santi e beati, (consulté le ).
- « Le martyrologe romain fait mémoire de Saint Francnçois-Antoine Fasani », Magnificat, no 252, , p. 289.
- ↑ (it) Pie XII, « Beatificazione », sur vatican.va, Dicastère pour les causes des Saints, (consulté le ).
- ↑ (it) Jean-Paul II, « Canonizzazione », sur vatican.va, Dicastère pour les causes des Saints, (consulté le ).
Annexes
Liens externes
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