François Hers

François Hers
François Hers en 2014.
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François Hers, né le à Uccle, est un artiste et photographe belge. Il vit et travaille en France depuis 1968.

Biographie

L’itinéraire et l’œuvre de cet artiste de la mouvance conceptuelle sont à l’image de la formation qu’il a reçue[1]. Sa mère (Nelly Stutz-Anagnostopoulos, 1921-1987) lui a appris, par les récits des faits et gestes de sa famille durant la guerre de libération et la constitution de l’État grec, que l’on peut influer sur l’histoire. Son père Joseph Hers, (1884-1965), qui avant de fonder une famille passa plus de trente-cinq ans en Chine, lui a donné le goût de chercher les véritables moteurs de l’histoire derrière les versions communément admises. La maison de l’architecte Henry Van de Velde dans laquelle il a vécu jusqu’à l’âge de 21 ans était un lieu de rendez-vous privilégié de personnalités venues informer son père sur les réalités politiques, religieuses, diplomatiques et économiques dans les pays d’Asie, du bloc soviétique et d’Afrique, et ce, dans le cadre de ses activités destinées à favoriser les échanges avec ces régions du globe, qui soient fondées sur des informations de première main.

Quant à son éducation artistique, François Hers l’a faite en autodidacte à partir de la lecture de livres et de revues, manifestes et autres textes fondateurs de l’histoire de l’art en Europe de 1900 à 1940. Publications exhaustives qu’avait laissées Henry Van de Velde dans cette maison - la nouvelle maison - qu’il a construite en 1927 et classée depuis monument historique.

Après un bref passage en architecture et s’être interrogé sur ce qu’il pourrait apporter à cette histoire de l’art moderne qui l’avait tant enthousiasmé, François Hers comprit que ce n’est pas avec un parcours et les médiums traditionnels qu’il pourrait concrétiser une ambition qui guidera toute son œuvre.

En 1963, François Hers choisit, pour reprendre ses mots[2], de sortir des murs du musée qui enfermaient les perspectives ouvertes par Marcel Duchamps et Dada et de créer une forme de relation entre la société, ses artistes et leurs œuvres qui soit aussi contemporaine que les œuvres elles-mêmes. Il juge que, quelles que soient les avancées formelles proposées par les avant-gardes, ces relations s’établissent encore par défaut ou restent régies par des modalités conçues à la Renaissance.

Durant les années soixante et soixante-dix, François Hers utilise la photographie comme outil pour réaliser des performances et interroger les formes que peuvent prendre la relation d’un artiste avec sa société, celles de ses membres entre eux, ainsi que les formes d’expressions les plus intimes de chacun[3].

En 1972, installé à Paris, il participe à la création de l'agence Viva, une coopérative d'auteurs-photographes[4]. Il y sera l’instigateur du reportage collectif intitulé Familles en France qui sera qualifié d’historique[5] par le portrait percutant des bouleversements de la société française qu’il présente[6]. Pour nourrir son œuvre d’une expérience du monde, le statut de reporter qu’il acquiert ainsi lui donne les moyens de voyager et de s’immerger dans des situations qui lui seraient autrement fermées en tant qu’artiste. Cela lui permet d’expérimenter également les conditions d’une économie de la demande à l’opposé de l’économie de l’offre qui régit les échanges en art. Si, selon lui, ce mode d’échange anonyme fut historiquement nécessaire, l’autonomie et la liberté de l’artiste étant maintenant acquises, comme celles de tout un chacun, il ne peut rester seul à répondre aux besoins de création de leur société dans une économie politique de l’art qui, de plus, ne répond en rien aux exigences d’une démocratie[7].

Il expose dans différents musées et centres d’art. Il présente en 1980, à la Biennale de Paris au MAMVP, une série qui révolutionne l’art du nu[8]. Il publie, en 1982, dans le quotidien Libération durant cinq semaines sous la forme d’une image par jour, assortie d’un commentaire, une réflexion sur l’acte photographique à partir de sa relation à la ville dans laquelle il vit : Paris. En 1979, il rencontre Sophie Ristelhueber. Ils se marieront en 1996. En 1981, il expose avec elle, Intérieurs au centre Georges Pompidou avec un livre qui rencontrera, au-delà du monde de l’art, un important écho en sciences humaines[9].

En 1983, François Hers publie, sous les titres Récit[10] - A Tale en version anglaise - aux éditions Lebeer-Hossmann, à Bruxelles, aux éditions Herscher à Paris[11] et chez Thames & Hudson à Londres. C’est un livre de photographies qui, dans sa forme et son contenu renouvelle profondément le genre[8]. Avec un texte qui résulte d’un dialogue avec Jean François Chevrier et avec des images mises en page par Roman Cieslewicz, il présente sa quête pour sortir l’artiste moderne d’une situation où il est condamné au rôle de héros solitaire de sa propre histoire. Une situation dans laquelle l’œuvre elle-même n’aura d’autre vie sociale que d’être enfermée dans un statut d’objet marchand ou patrimonial, sans pouvoir concrétiser les ambitions qui ont porté sa génération d’artistes : changer le monde et mettre l’art dans la vie. Une quête qui sera qualifiée de « sauvage »[12].

Après sa participation, en 1986, à l’exposition Chambres d’amis à Gand en Belgique dont le concept fut inspiré à son organisateur, Jan Hoet, par son livre Intérieurs et, après une collaboration avec l’une des galeries d’art contemporain les plus représentative de l’époque, Gewad, animée par Joost Declercq, François Hers est définitivement convaincu que c’est en dehors du musée et du marché qu’il trouvera les moyens et les collaborations qui l’aideront à concrétiser son propos.

Dans le même temps, en 1983, en réponse à une demande faite par Bernard Latarjet au nom de la DATAR (délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), il propose la création d’une mission photographique dont il conçoit le protocole et qu’il dirigera jusqu’en 1989. Il a convaincu cette administration publique de reconnaître les responsabilités culturelles inhérentes à son activité technique qui bouleverse le paysage en France et de les assumer en faisant appel à des artistes pour imaginer de nouvelles formes de relation à l’espace contemporain. Cette Mission photographique de la DATAR fera date dans l’Histoire de la photographie et de celle des représentations de l’espace.

En 1990, interrogé par la Fondation de France à la recherche de modèles d’actions permettant une meilleure prise en compte des réels besoins culturels de notre société, il propose à Bernard Latarjet qui en avait pris la direction, un nouveau mode d’action fondé sur un appel à l’art émanent de la société elle-même. Action régie par un protocole que cette Fondation permettra, en 1991, de mettre en œuvre en lien avec un programme de soutien multiforme à la recherche en histoire de l’art et sciences humaines.

Cette mise en œuvre du Protocole des Nouveaux commanditaires se fera avec l’aide d’un réseau de personnalités du monde de l’art contemporain auxquelles François Hers donnera le titre de médiateur car il leur est demandé, en apportant leurs savoirs et compétences, de faire le lien, non plus seulement entre des œuvres existantes et un public, mais entre des personnes pour faire œuvre en commun : un commanditaire, un artiste, et au-delà entre tous celles qui seront concernées.

Lorsque la mise en œuvre de ce Protocole fut bien établie, il proposera d’ouvrir cet appel à la recherche en sciences humaine, sociales et naturelles : Une culture étant pour une société autant l’ensemble de formes de relations au monde qu’elle crée que d’intelligences de ce qui le constitue qu’elle développe. Dans les années quatre-vingts dix, pour aider les artistes à prendre position sur des questions de société ou explorer de nouveaux terrains pour la création, il soutiendra, entre autres, l’intervention de plusieurs écrivains africains sur le génocide au Rwanda pour briser le silence et trouver les mots, ainsi que la réalisation par le photographe Gilles Peress d’un livre et d’une exposition manifeste à Washington, sur le siège de Sarajevo lors du débat précédant l’intervention américaine, également un film sur notre perception de l’Afrique par le cinéaste Raymond Depardon ou sur la douleur par Stephen Dwoskin ou encore l’expérimentation par le plasticien Pierre Huyges de l’usage d’un plateau et émission de télévision.

Il publie, en 2001, le Protocole, un premier texte manifeste traduit dans les langues de ses différents interlocuteurs[13] et qui sera suivi, en 2012, par la publication, en collaboration avec Xavier Douroux, de L’art sans le capitalisme[2].

Deux ouvrages, en particulier, enrichiront la fortune critique de l’action des Nouveaux commanditaires. En 2013, sous l’égide d’un comité présidé par Bruno Latour, Faire art comme on fait société, propose une somme de 47 contributions, issues de nombreux champs disciplinaires[14]. Celle-ci met en perspective cette action en se fondant tantôt sur des études de commandes ou des études de cas à travers l’histoire, tantôt sur l’étude générale des fonctionnements actuels. En 2017, sous la direction d’Estelle Zhong et Xavier Douroux, un autre ouvrage, publié en langue anglaise, Reclaiming Art - Reshaping Democracy, privilégie, de la même manière, des points de vue anglo-saxons. Cette fortune critique ne cessera d’être enrichie par plusieurs commandes d’évaluations menées par des chercheurs telle que celle par exemple du sociologue Emmanuel Négrier « Une politique culturelle privée en France » ou celle offerte par la philosophe Vinciane Despret sur ce que révèle plusieurs commandes autour de la mort, dans son livre « Les morts à l’œuvre ».  

Toujours en tant que conseiller culturel de la Fondation de France, François Hers poursuit d’autres actions en parallèle. En 1994, dans un contexte polémique avec le ministère de la Culture sur le bien-fondé du rôle des fondations privées en culture, il dirige la mise en place de la Fondation d’artiste Hartung-Bergman [15] devenue depuis une référence. Il en fera un laboratoire où sont interrogés et inventés des modes de gestion et d’étude de cette autre donnée essentielle de la culture contemporaine qu’est notre héritage artistique[16]. En 2014, il considère qu’il ne peut donner de plus belles formes à cette fondation et que sa direction doit dorénavant être assumée par un historien : l’histoire de l’art étant au cœur de la raison d’être d’une telle fondation. Il transmet alors cette direction à un jeune historien, Thomas Schlesser[17]qui impulsera un développement remarquable aux services offert par cette fondation.

Tout en pilotant la valorisation d’un patrimoine d’archives et artistique exceptionnel d’un château du 17e siècle[18]ainsi que sa restauration, François Hers met en œuvre plusieurs autres fondations d’artistes. À titre d’exemples, celle d’Olivier Messiaen[19] qui, après des travaux de rénovation de la propriété où celui-ci composa l’essentiel de son œuvre musicale, devient à partir de 2016, un lieu d’accueil privilégié pour d’autres compositeurs et interprètes. Il en propose la direction artistique à Bruno Messina.

Par ailleurs, dans le cadre d’un parc botanique et animalier[20], également sous l’égide de la Fondation de France, il propose de faire appel aux architectes Patrick Bouchain et Loïc Julienne avec leurs équipes de paysagistes et de graphistes pour donner forme aux dimensions culturelles de ce lieu. Il fait également appel à des chercheurs pour concevoir les réponses qui peuvent être apportées à l’une des principales questions que pose ce lieu et laquelle notre société est dorénavant confrontée : comment passer d’une relation prédatrice à une relation diplomatique au vivant et à la terre ?

En parallèle, avec l’organisation de séminaires et de soutiens de la Fondation à l’édition, de nombreux travaux présentent, de l’antiquité à nos jours, une histoire de l’art qui ne soit pas seulement celle de ses formes mais des conditions politiques et des contextes qui ont conduit les artistes à agir comme ils l’ont fait et qui ont déterminé le statut qu’une société accorde à leurs œuvres.

En 2016, François Hers publie, en français et en anglais, Lettre à un ami au sujet des Nouveaux commanditaires[21] pour accompagner le développement national et international de l’action menée au sein de la Fondation de France avec l'aide de Catia Riccaboni et Dominque Lemaistre, et à laquelle se sont associées différentes institutions publiques et privées, françaises et européennes.

En 2019, la mise en œuvre du Protocole des Nouveaux commanditaires en France et en différents pays d’Europe comme en d’autres contextes dans le monde, ayant pleinement fait la preuve de sa pertinence et de sa faisabilité, la Fondation de France choisi de passer la main pour que d’autres puissent en assurer un développement plus large. Elle avait assumé la mission que lui avait donnée le gouvernement français à sa création pour aider au développement du mécénat : repérer en tous domaines des questions de société auxquelles il est peu ou non répondu, repérer des personnes et modalités d’action à même d’y répondre, en assumant si nécessaire les risques de l’innovation pour les rendre pleinement opérantes avant de transmettre. François Hers propose alors qu’à l’instar de leurs collègues en Europe, les médiatrices et médiateurs en France fédèrent leur action au sein d’une association qui puisse piloter ce nouveau développement. En 2020, Amanda Crabtree, avec le concours de Mari Linmann et Chantal de Singly, créent la Société des Nouveaux commanditaires tandis que se crée également à Bruxelles une association internationale de droit européen. Pour sa part, en s’investissant à nouveau dans une œuvre plus intime, il poursuit sa réflexion et un travail d’écriture sur les tenants et aboutissants de ce Protocole en dialogue avec les personnes et institutions qui peuvent contribuer au développement de sa mise en œuvre.

Le Protocole des Nouveaux commanditaires

Dans ses livres Lettre à un ami et Opérations, François Hers considère que les conditions sont réunies pour ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de l’art. Celui d’un art de la démocratie qui fasse suite à celui durant lequel les artistes ont, autant que les philosophes et scientifiques, joué un rôle majeur dans la réalisation de cette épopée moderne qui débutée à la Renaissance et s’est achevée au mitant du siècle dernier.  Il a alors proposé qu’un appel à la création et à la recherche puisse devenir le moteur de la mise en œuvre d’une nouvelle forme d’exercice de démocratie. Un exercice fondé sur une participation effective et opérante de tous les acteurs sociaux dans la réalisation de cette ambition culturelle encore très jeune à l’aune de l’Histoire : faire société avec des individualités dans le respect de leurs droits, convictions et intérêts. Soit une démocratie participative qui complète l’exercice d’une démocratie représentative car une crise politique qui ne cesse de s’approfondir révèle que l’on ne peut plus attendre que des élus puissent seuls, sans une implication de la société elle-même, parvenir à maîtriser la complexité d’un tel projet politique et les tensions qui lui sont inhérentes. Pas plus, qu’ils puissent, sans aide, répondre sur le terrain à toutes les attentes légitimes qu’une démocratie peut faire naître.  Celles d’être pris en considération, de pouvoir mener une réflexion solidaire et exprimer une opinion qui ne réduise pas à un avis ou un vote comme de pouvoir décider d’agir en conséquence.

C’est pour se faire que ce Protocole est régi par un nouvel acteur culturel : un médiateur-producteur indépendant des parties et qualifié en art et en sciences comme il pourrait l’être ultérieurement en d’autres domaines qui peuvent contribuer au développement des populations et des territoires.

Pour agir, ce Protocole considère les rôles et les responsabilités de tous les acteurs sociaux sans distinction. Il propose à toutes les personnes qui le souhaitent de dire à ce médiateur ou médiatrice qui est à leur écoute et les a informés du dispositif, un problème ou une question qui les préoccupe en tous lieux de vie ou travail ; d’en évaluer avec les membres de leur communauté la pertinence et la faisabilité pour pouvoir décider ensemble d’assumer la responsabilité publique d’une commande qui peut concerner toutes les disciplines de création et de recherche.

Une commande que le médiateur adresse, en connaissance de cause, à un artiste ou un chercheur qu’il juge approprié et dont il soumet le choix à la décision des commanditaires.

En confiant aux médiateurs les moyens d’agir, les élus et mécènes qui les détiennent, soutiennent le développement d’une nouvelle économie politique de la création et de la recherche dont le moteur est l’initiative citoyenne de personnes agissant en leur nom propre pour le bien commun.

Enfin, en tant que producteur, le médiateur fédère et assure une bonne gestion des moyens et la bonne fin d’un projet dont les commanditaires assument l’inscription au sein de la collectivité à laquelle il est destiné.

Distinctions

Publications

Notes et références

  1. Chevrier, Jean-François., Recit, Herscher, , 167 p. (ISBN 978-2-7335-0047-7, OCLC 12625577, lire en ligne)
  2. François Hers et Xavier Douroux, L'art sans le capitalisme, Dijon, Les Presses du Réel, , 117 p. (ISBN 978-2-84066-506-9)
  3. François Hers, Récit, Lebeer-Hossmann,
  4. Anne-Laure Wanaverbecq et Aurore Deligny, Les années Viva, 1972-1982 : une agence de photographes (catalogue d'exposition), Paris, Marval, , 172 p. (ISBN 978-2-86234-3983).
  5. Libération, Paris, 23/07/1982
  6. Le Monde, Paris, 02/02/2007
  7. Le Monde, Paris, 03/05/2002
  8. Jean Baetens, Livres de photographies et de mots, Paris, Minard,
  9. Robert Doisneau, « intérieurs de François Hers et Sophie Ristelhueber. La construction du bonheur », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. (en) François Hers, A tale, Thames & Hudson, , 167 p. (ISBN 978-0-500-54091-6)
  11. François Hers, Récit, Herscher, , 167 p. (ISBN 978-2-7335-0047-7)
  12. Hervé Guibert, « Le sauvage en noir », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. François Hers, Le Protocole, Les Presses du Réel, , 253 p. (ISBN 978-2-84066-075-0)
  14. Debaise, Didier., Faire art comme on fait société : les nouveaux commanditaires, Dijon, Presses du Réel, , 813 p. (ISBN 978-2-84066-623-3, OCLC 864627927, lire en ligne)
  15. « Histoire de la Fondation Hartung-Bergman », sur fondationhartungbergman.fr (consulté le )
  16. Archives de la Fondation Hartung-Bergman
  17. « Fondation Hartung-Bergman », sur www.fondationhartungbergman.fr
  18. « Château de Sassenage », sur chateau-de-sassenage.com (consulté le )
  19. « Maison Messiaen », sur maisonmessiaen.com (consulté le )
  20. « Parc animalier Banféré », sur branfere.com
  21. François Hers, Letter to a Friend About the New Patrons, Dijon, Les Presses du Réel, , 56 p. (ISBN 978-2-84066-905-0, lire en ligne)

Bibliographie

  • Max Bonhomme, « François Hers. Du reportage militant à la nouvelle photographie documentaire (1965-1990) », Études photographiques, no 33,‎ (lire en ligne Accès libre).

Articles connexes

Liens externes

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