François Joseph Marie Clary

| Comte |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 54 ans) Ancien 1er arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Clary (d) |
| Surnom |
Marius Clary |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activité |
Militaire |
| Famille | |
| Père |
| Arme | |
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| Conflit | |
| Grade | |
| Distinctions |

François Joseph Marie, dit Marius, comte Clary, né le à Marseille, mort le à Paris[1], est un Colonel de la Grande Armée devenu Général sous la Restauration.
Biographie
Marius Clary est le fils aîné d'Étienne François Clary (1757-1823), député des Bouches-du-Rhône au Corps législatif, et de Marcelle Guey († ), fille de Joseph Guey, échevin de Marseille.
Guerres révolutionnaires
Enrôlé volontaire au 9e régiment de dragons le , il est promu sous-lieutenant au 22e régiment de dragons le , et passe le , dans le 10e régiment de dragons où il devient lieutenant le .
Aux camps de Compiègne et de Saint-Omer en 1803 et 1804[2], il suit la Grande Armée lors de la campagne contre l'Autriche en 1805, et devient aide de camp du maréchal Bernadotte, son oncle par alliance[n 1], le . Clary, blessé d’un coup de lance le dans le combat de Rausnitz, est félicité par le maréchal pour sa brillante conduite le à Austerlitz, où il charge à la tête du 10e dragons.
Il passe aide-de-camp du prince Joseph Bonaparte, un autre de ses oncles par alliance[n 2], le et sert à l’armée de Naples, notamment au siège de Gaète (1806)[2]. Devenu légionnaire le , il passe capitaine le suivant, chef d'escadron le et devient chevalier de l’ordre des Deux-Siciles en 1808[3].
Après la campagne de Prusse (1806) et de Pologne (1807)[2], il est admis au service du roi d'Espagne avec le grade de colonel[2] le . Il quitte l'état-major du roi Joseph le , date à laquelle[2] il prend le commandement du régiment de voltigeurs de la Garde royale espagnole et devient commandeur de l’ordre royal d'Espagne.
Il participe à la campagne d'Autriche (1809) puis de nouveau à celle d'Espagne de 1810 à 1812[2]. Après le bourbier espagnol, il revient au service français le .

Aide de camp à titre provisoire du maréchal Berthier le , il est réintégré comme colonel et nommé à la tête du 1er régiment de hussards le . Il fait les campagnes de Saxe en 1813, où il s'illustre à Leipzig le [2]) et de France en 1814. Il devient officier de la Légion d'honneur le [4].
Fin de carrière
Après l’abdication, il est promu maréchal-de-camp le [4] et nommé chevalier de Saint-Louis le mais reste en disponibilité[3].
Pendant les Cent-Jours, le général Clary est cassé dans son grade[3] par l’Empereur, « qui ne lui pardonne pas son absence injustifiée (si ce n’est une maladie diplomatique) pendant la campagne de 1814 »[réf. à confirmer][5]. Néanmoins, Clary est nommé colonel du 4e régiment de chasseurs à cheval le puis du 1er régiment de hussards le [6]. Il est rétabli dans son grade de général de brigade le [6]. Il participe avec l’armée du Nord à la campagne de Belgique[6]. Il fait preuve d’une grande bravoure à Waterloo, au point que « son ex-protecteur » Louis XVIII, l’assigne à résidence comme dangereux bonapartiste[réf. à confirmer][5].
À la seconde Restauration, il est confirmé dans son grade de maréchal-de-camp mais reste en disponibilité. De nouveau en non-activité le , il accompagne sa tante, Désirée princesse royale de Suède, depuis Paris jusqu'en Suède en 1816[2]. Il est fait commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède le .
Créé comte par lettres patentes du , il commande la même année, une brigade de cavalerie.
Rappelé après la révolution de Juillet 1830, il est chargé d’une inspection générale de cavalerie le , devient commandant du département du Nord le , de la Somme le , du Gers le et du Morbihan le . Il est remis en disponibilité le .
Mort le , âgé de 54 ans, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière du Père-Lachaise (24e division)[7].
Le , son neveu Joseph Adolphe (1837-1877), fils de Joachim Charles Napoléon (1802-1856), est autorisé à relever son titre de comte[8].
Récapitulatif
Titres
- 1er Comte Clary (à titre personnel par lettres patentes du [9],[10],[8]) ;
Distinctions
- Légion d'honneur[1] :
- Chevalier de Saint-Louis ([3]) ;
- Chevalier de l’ordre des Deux-Siciles (1808[3]) ;
- Commandeur de l’ordre royal d'Espagne[3] ;
- Commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède[11].
| Image | Blasonnement |
|---|---|
|
Ses lettres patentes du 20 juillet 1829 portaient pour « règlement d'armoiries »
D'azur, au vol d'argent, chargé d'une épée haute du même, montée d'or, et surmontée de deux étoiles aussi d'or ; au chef du même chargé de deux roses tigées et feuillées au naturelé[9],[10],[8]. |
Notes et références
- ↑ Le maréchal d'Empire Jean-Baptiste Bernadotte, prince de Pontecorvo et futur roi de Suède est marié avec Désirée Clary
- ↑ Joseph Bonaparte, roi de Naples, puis roi d'Espagne est marié avec Julie Clary
- « Cote LH/542/58 », base Léonore, ministère français de la Culture.
- Jeanson 2012, p. ADC Bernadotte.
- Pouvesle 2011.
- Courcelles 1822, p. 299.
- Figurine 2012, p. Général Clary.
- « Les Uniformes pendant la campagne des Cent Jours - Belgique 1815 », sur centjours.mont-saint-jean.com (consulté le )
- ↑ Gabrielli 2002, p. 334.
- Roglo 2012.
- Révérend 1902, p. 147.
- Borricand 1975.
- ↑ Daumont & Montpensier 1834, p. 166.
Annexes
Articles connexes
- Liste de personnalités inhumées au cimetière du Père-Lachaise
- Liste de personnalités nées à Marseille
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 8 YD 1748, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
- Ressource relative à la vie publique :
- « Marius Clary », sur roglo.eu (consulté le )
- Frédéric Pouvesle, « Clary, François comte », sur empire.histofig.com, (consulté le )
- « Figurine Général Clary en étain », sur www.etains-du-prince.com (consulté le )
- James Jeanson, « Aides de camp des maréchaux », Bernadotte, sur faste.empire.free.fr (consulté le )
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- « Clary (François-Joseph-Marie) », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français : depuis le onzième siècle jusqu'en 1820, vol. IV, [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 299
; - Alexandre Daumont et Antoine Marie Philippe Louis, duc d'Orléans-Montpensier, Voyage en Suède, contenant des notions étendues sur le commerce, l'industrie, l'agriculture, les mines, les sciences, les arts et la littérature de ce royaume, Arthus-Bertrand, éditeur, libraire de la Société de géographie de Paris, , 416 p. (lire en ligne), p. 166 ;
- Mémoires et correspondance politique et militaire du roi Joseph, Perrotin, (lire en ligne) ;
- Albert, vicomte Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la Restauration : 1814-1830, vol. 2, Chez l'auteur et chez H. Champion (lire en ligne), p. 147 ;
- René Borricand, Nobiliaire de Provence, Aix-en-Provence, Borricand, , 167 p. (ISBN 2-85397-001-9) ;
- Domenico Gabrielli, Dictionnaire historique du cimetière du Père-Lachaise XVIIIe et XIXe siècles, Paris, éd. de l'Amateur, , 334 p. (ISBN 978-2-85917-346-3, OCLC 49647223, BNF 38808177)
- Pour approfondir
- Dominiquet Labarre de Raillicourt, Les généraux des Cents-Jours et du gouvernement provisoire (mars-juillet 1815) : Dictionnaire biographique, promotions, bibliographies et armorial, Chez l'auteur, , 79 p. (lire en ligne) ;
- Luc Antonini, Une grande famille provençale : Les Clary : Désirée Clary et sa famille, Septèmes-les-Vallons, , 478 p. (ISBN 978-2-9519225-1-8) ;
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