François Joseph Marie Clary

François Joseph Marie Clary
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise, sépulture Clary (d)
Surnom
Marius Clary
Nationalité
Allégeance
Activité
Militaire
Famille
Père
Autres informations
Arme
Conflit
Grade
Distinctions
Vue de la sépulture.

François Joseph Marie, dit Marius, comte Clary, né le à Marseille, mort le à Paris[1], est un Colonel de la Grande Armée devenu Général sous la Restauration.

Biographie

Marius Clary est le fils aîné d'Étienne François Clary (1757-1823), député des Bouches-du-Rhône au Corps législatif, et de Marcelle Guey († ), fille de Joseph Guey, échevin de Marseille.

Guerres révolutionnaires

Enrôlé volontaire au 9e régiment de dragons le , il est promu sous-lieutenant au 22e régiment de dragons le , et passe le , dans le 10e régiment de dragons où il devient lieutenant le .

Aux camps de Compiègne et de Saint-Omer en 1803 et 1804[2], il suit la Grande Armée lors de la campagne contre l'Autriche en 1805, et devient aide de camp du maréchal Bernadotte, son oncle par alliance[n 1], le . Clary, blessé d’un coup de lance le dans le combat de Rausnitz, est félicité par le maréchal pour sa brillante conduite le à Austerlitz, où il charge à la tête du 10e dragons.

Il passe aide-de-camp du prince Joseph Bonaparte, un autre de ses oncles par alliance[n 2], le et sert à l’armée de Naples, notamment au siège de Gaète (1806)[2]. Devenu légionnaire le , il passe capitaine le suivant, chef d'escadron le et devient chevalier de l’ordre des Deux-Siciles en 1808[3].

Après la campagne de Prusse (1806) et de Pologne (1807)[2], il est admis au service du roi d'Espagne avec le grade de colonel[2] le . Il quitte l'état-major du roi Joseph le , date à laquelle[2] il prend le commandement du régiment de voltigeurs de la Garde royale espagnole et devient commandeur de l’ordre royal d'Espagne.

Il participe à la campagne d'Autriche (1809) puis de nouveau à celle d'Espagne de 1810 à 1812[2]. Après le bourbier espagnol, il revient au service français le .

Portrait équestre du Colonel Clary, commandant le 1er Régiment de Hussards de 1813 à 1815 par Horace Vernet (Musée Massey).

Aide de camp à titre provisoire du maréchal Berthier le , il est réintégré comme colonel et nommé à la tête du 1er régiment de hussards le . Il fait les campagnes de Saxe en 1813, où il s'illustre à Leipzig le [2]) et de France en 1814. Il devient officier de la Légion d'honneur le [4].

Fin de carrière

Après l’abdication, il est promu maréchal-de-camp le [4] et nommé chevalier de Saint-Louis le mais reste en disponibilité[3].

Pendant les Cent-Jours, le général Clary est cassé dans son grade[3] par l’Empereur, « qui ne lui pardonne pas son absence injustifiée (si ce n’est une maladie diplomatique) pendant la campagne de 1814 »[réf. à confirmer][5]. Néanmoins, Clary est nommé colonel du 4e régiment de chasseurs à cheval le puis du 1er régiment de hussards le [6]. Il est rétabli dans son grade de général de brigade le [6]. Il participe avec l’armée du Nord à la campagne de Belgique[6]. Il fait preuve d’une grande bravoure à Waterloo, au point que « son ex-protecteur » Louis XVIII, l’assigne à résidence comme dangereux bonapartiste[réf. à confirmer][5].

À la seconde Restauration, il est confirmé dans son grade de maréchal-de-camp mais reste en disponibilité. De nouveau en non-activité le , il accompagne sa tante, Désirée princesse royale de Suède, depuis Paris jusqu'en Suède en 1816[2]. Il est fait commandeur de l'ordre de l'Épée de Suède le .

Créé comte par lettres patentes du , il commande la même année, une brigade de cavalerie.

Rappelé après la révolution de Juillet 1830, il est chargé d’une inspection générale de cavalerie le , devient commandant du département du Nord le , de la Somme le , du Gers le et du Morbihan le . Il est remis en disponibilité le .

Mort le , âgé de 54 ans, il est inhumé dans le caveau familial du cimetière du Père-Lachaise (24e division)[7].

Le , son neveu Joseph Adolphe (1837-1877), fils de Joachim Charles Napoléon (1802-1856), est autorisé à relever son titre de comte[8].

Récapitulatif

Titres

Distinctions

Rubans des décorations
Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de Saint-Louis Chevalier de l'ordre des Deux-Siciles Commandeur de l’ordre royal d'Espagne
Commandeur de ordre royal de l'Épée
Image Blasonnement

Ses lettres patentes du 20 juillet 1829 portaient pour « règlement d'armoiries »

D'azur, au vol d'argent, chargé d'une épée haute du même, montée d'or, et surmontée de deux étoiles aussi d'or ; au chef du même chargé de deux roses tigées et feuillées au naturelé[9],[10],[8].

Notes et références

  1. « Cote LH/542/58 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  2. Jeanson 2012, p. ADC Bernadotte.
  3. Pouvesle 2011.
  4. Courcelles 1822, p. 299.
  5. Figurine 2012, p. Général Clary.
  6. « Les Uniformes pendant la campagne des Cent Jours - Belgique 1815 », sur centjours.mont-saint-jean.com (consulté le )
  7. ↑ Gabrielli 2002, p. 334.
  8. Roglo 2012.
  9. Révérend 1902, p. 147.
  10. Borricand 1975.
  11. ↑ Daumont & Montpensier 1834, p. 166.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

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Pour approfondir
  • Dominiquet Labarre de Raillicourt, Les généraux des Cents-Jours et du gouvernement provisoire (mars-juillet 1815) : Dictionnaire biographique, promotions, bibliographies et armorial, Chez l'auteur, , 79 p. (lire en ligne) ;
  • Luc Antonini, Une grande famille provençale : Les Clary : Désirée Clary et sa famille, Septèmes-les-Vallons, , 478 p. (ISBN 978-2-9519225-1-8) ;
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