François Lamarque
| François Lamarque | |
| |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Dordogne | |
| – (1 an et 10 jours) |
|
| Gouvernement | Assemblée législative |
| Député à la Convention nationale | |
| – (3 ans, 1 mois et 20 jours) |
|
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (4 ans, 2 mois et 10 jours) |
|
| Président du Conseil des Cinq-Cents | |
| – (28 jours) |
|
| – (1 mois et 3 jours) |
|
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Montpon, France |
| Date de décès | (à 85 ans) |
| Lieu de décès | Montpon, France |
| Nationalité | |
| Parti politique | Extrême gauche Montagne Gauche |
| Profession | Avocat Magistrat Préfet |
| Distinctions | Chevalier de l'Empire Chevalier de la Légion d'honneur |
| députés de la Dordogne | |
François Lamarque, né le 2 novembre 1753 à Montpon-Ménestérol (généralité de Bordeaux, actuel département de la Dordogne), mort le 13 mai 1839 dans la même ville[1], est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1791 et 1799, il est député à l'Assemblée nationale législative, à la Convention nationale où il vote la mort de Louis XVI et où il est fait prisonnier par le général Dumouriez, puis au Conseil des Cinq-Cents.
Biographie
Mandat à la Législative
La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, François Lamarque, alors juge au tribunal du district de Périgueux, est élu député du département de la Dordogne, le neuvième sur dix, à l'Assemblée nationale législative.
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Le 1er février 1792, il vote en faveur de la mise en accusation du ministre de la Marine, Bertrand de Molleville[2].
Le 29 juillet, aux côtés de Jacques-Pierre Brissot (député de la Seine), de Jean-François Delmas (député de Haute-Garonne), d'Armand Gensonné (député de la Gironde), d'Élie Guadet (député de la Gironde) et de Marc Lasource (député de la Gironde), il signe une adresse qui dénonce la conduite du marquis de La Fayette qui propose au général Luckner de marcher sur Paris[3]. Le 8 août, il vote en faveur de la mise en accusation de La Fayette[4].
La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple. François Lamarque fait partie des députés qui se portent à la rencontre des fédérés et des insurgés[5].
Mandat à la Convention
En septembre 1792, François Lamarque est réélu député de la Dordogne, le premier sur dix, à la Convention nationale[6].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[7],[8] :
Louis est coupable de conspiration, il fut parjure, il fut traître. Son existence soutient les espérances des intrigants, les efforts des aristocrates. La loi a prononcé la peine de mort ; je la prononce aussi en désirant que cet acte de justice, qui fixe le sort de la France, soit le dernier exemple d'un homicide légal.
Le 30 mars 1793, à l'issue de la défaite de Neerwinden, il est envoyé en mission, aux côtés de Jean-Henri Bancal des Issarts (député du Puy-de-Dôme), Armand-Gaston Camus (député de la Haute-Loire), Lazare Carnot (député du Pas-de-Calais) et Nicolas-Marie Quinette (député de l'Aisne), à Saint-Amand-les-Eaux (département du Nord) afin de conduire le général Dumouriez devant la Convention nationale[9].
Le 2 avril, Bancal des Issarts, Camus, Lamarque et Quinette et Pierre Riel de Beurnonville (ministre de la Guerre) sont arrêtés par le général Dumouriez, livrés aux Autrichiens et détenus à la forteresse du Spielberg en Moravie.
Le 12 messidor an III (le 30 juin 1795), au nom du Comité de Salut public et du Comité de sûreté générale, Jean-Baptiste Treilhard (député de Seine-et-Oise) propose que Marie-Thérèse de France soit échangée contre les prisonniers politiques détenus par l’Autriche[10].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, François Lamarque est réélu député de la Dordogne pour le Conseil des Cinq-Cents. Le 12 nivôse an IV (le janvier 1796), les quatre députés libérés sont admis à siéger au Conseil.
Le 1er floréal an VI (le 20 avril 1797), François Lamarque est élu président du Conseil des Cinq-Cents, et ses secrétaires sont Pierre Chollet-Beaufort (député du Puy-de-Dôme), Henri Fauvel (député du Nord), Claude-Christophe Gourdan (député de Haute-Sâone) et Jean-Pierre Picqué (député des Hautes-Pyrénées)[11].
François Lamarque soutient le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) et prend le fauteuil de la présidence en remplacement de Joseph Jérôme-Siméon (député des Bouches-du-Rhône)[12].
François Lamarque est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798)[13]. Lors des élections législatives de 1798, il est réélu député de la Dordogne, mais son élection est cassée par la loi du 22 floréal an VI (11 mai 1798) qui annule l'élection de cent-six députés jacobins[14]. Il est proposé comme ambassadeur français en Suède mais sa nomination est refusée en raison de son vote lors du procès de Louis XVI.
Lors des élections législatives de 1799, il est réélu député de la Dordogne. Le 1er messidor an VII (le 19 juin 1799), il est élu secrétaire aux côtés de Pierre Augereau (député de Haute-Garonne), de Joseph Jouye de Grandmaison (député de la Gironde) et de Louis Pouret-Roqueries (député de la Manche) sous la présidence de Jean-Joseph-Victor Genissieu (député de l'Isère)[15].
Sous le Consulat et le Premier Empire
Il se rallia à Napoléon Bonaparte, après avoir été hostile au Coup d'État du 18 brumaire an VIII (). Napoléon Bonaparte le nomme préfet du Tarn il entre ensuite à la Cour de cassation. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le , et chevalier de l'Empire par Napoléon Ier.
Sous la Restauration
Régicide, il fut exilé en 1816, il trouva refuge en Suisse. On l'autorisa à rentrer en France en 1819.
Les papiers personnels de François Lamarque sont conservés aux Archives nationales sous la cote 199AP[16].
Notes et références
- ↑ Archives départementales de la Dordogne, « État civil de Montpon-Ménestérol, registre des décès de 1839, vue 6 / 20, 5 E 289/9 »
, sur https://archives.dordogne.fr (consulté le )
- ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 39, séance du 8 mars 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 47, séance du 29 juillet 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 47, séance du 8 août 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Laurent, Émile (1819-1897), Mavidal, Jérôme (1825-1896), Pionnier, Constant (1857-1924) et Tonnier, E., « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 47, séance du 10 août 1792 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°285, « Convention nationale, séance du 12 messidor an III (30 juin 1795) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 15 messidor an 3 (3 juillet 1795) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°216, « Conseil des Cinq-Cents, séance du soir du 1er floréal (20 avril) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 6 floréal an 5 (25 avril 1797) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°352, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 18 fructidor (4 septembre) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 22 fructidor an 5 (8 septembre 1797) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°235, « Conseil des Anciens, séance du 22 floréal (11 mai) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 25 floréal an 6 (14 mai 1798) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°274, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 1er messidor (19 juin) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 4 messidor an 7 (22 juin 1799) (consulté le )
- ↑ Archives nationales
Sources
- Histoire et dictionnaire de la Révolution française (1789-1799) de Jean Tulard, Jean-François Fayard, Alfred Fierro
- « François Lamarque », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail de la Révolution française
- Portail de la Dordogne
- Portail de la politique française
