François Louis Boudin de Roville

François Louis Boudin de Roville
Naissance
Avallon, Yonne
Décès (à 65 ans)
Plombières, Vosges
Origine Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1794 – 1835
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron
Grand officier de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis

François Louis Boudin de Roville, né le à Avallon dans l'Yonne et mort le à Plombières[1], dans les Vosges, est un général de brigade du Premier Empire. Il s'engage dans l'armée en 1794 et participe aux différentes batailles de la Révolution et de l'Empire. Il devient général en 1813 peu de temps après la bataille de Leipzig. Il est fait baron par Louis XVIII et commande alors différentes subdivisions militaires. Il prend sa retraite en 1835 et meurt en 1838 dans les Vosges.

Biographie

Du simple cavalier au capitaine

Il est le fils de François Firmin Boudin, président du grenier à sel d'Avallon. Il s'engage le au 14e chasseurs à cheval, et de 1794 à 1795, il sert à l'armée des Pyrénées-Orientales. En 1795 et 1796, il fait la guerre en Vendée. Il devient sous-lieutenant dans les troupes à cheval et aide de camp du général Gelot le . Il est nommé lieutenant, le et le , il reçoit son brevet de capitaine et fait campagne en Italie. En , il est fait prisonnier à Ancône.

Sous l'Empire

En 1805, il fait la campagne au 4e corps de la Grande Armée, et il passe adjoint à l’état-major du 4e corps de la Grande Armée (Soult), le . En , il est aide de camp du général Saint-Hilaire, et le , il est blessé d’un coup de feu au bras droit, à Eylau. Boudin est promu chef de bataillon le , et le , il est blessé d’un coup de mitraille, à la cuisse gauche, à Wagram.

Major attaché au 2e corps de l’armée d’Allemagne le , puis major au 2e régiment d’infanterie de ligne le , Boudin reçoit ses épaulettes de colonel du 144e de ligne le . Il participe aux combats en Saxe et le , il est blessé de deux coups de feu, l’un au bras et l’autre au côté gauche, à Lützen. Il est de nouveau blessé d’un coup de feu à la bataille de Leipzig, le . À la tête du 144e de ligne appartenant à la 2e brigade (général Dumoulin) de la 11e division (général Ricard) du 6e corps sous Marmont, il est promu général de brigade le et fait chevalier de la Couronne de fer par décret impérial du .

En 1814, il fait la campagne de France et il est blessé d’un coup de feu aux reins à Montmirail, le . Le , il devient chef d’état-major de la 1re division militaire.

D'une Restauration à l'autre

Lors de la Première Restauration, il commande le département de l'Yonne avant d'être suspendu de ses fonctions le . Aux Cent-Jours, il seconde le général Vedel à l'organisation des gardes nationales de la 14e division militaire, et le , à la seconde Restauration, il commande à nouveau le département de l'Yonne. Le , il est autorisé à rajouter à son nom celui de Roville, et il est créé baron, par Louis XVIII en 1817. Le , il prend le commandement de la 2e subdivision militaire de la 18e division militaire, puis le commandement de la 1re subdivision militaire (Indre-et-Loire) de la 4e division militaire, le , et celui de la 1re subdivision militaire de la 18e division militaire le .

Commandant la 2e subdivision militaire (Aube) de la 18e division militaire, le , il est nommé commandant la 4e subdivision militaire (Yonne) de la 18e division militaire, le . Le , il est fait commandeur de Saint-Louis, puis le , grand officier de la Légion d'honneur. En 1830, Boudin est mis en disponibilité à l'avènement de Louis-Philippe et compris en cette qualité dans le cadre d’activité de l’état-major général, le . Le , il commande le département de la Haute-Vienne, et il est admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du . Il obtient une pension de retraite de 4 000 francs. Il meurt le à Plombières dans les Vosges et son corps est transporté vers 1890 à Auxerre, où il repose actuellement au cimetière Saint-Amâtre (concession no 275).

Sources

  • Dictionnaire de biographie française

Notes et références

Notes

  1. ↑ Sera officiellement ajouté « les-Bains » au toponyme de la commune en 1891.

Liens externes

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