François Melzer

François Melzer
Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Schaerbeek
Nationalité
Activités
Autres informations
Maître
Genre artistique

François Melzer, né à Anvers le et mort à Schaerbeek le , est un peintre et un dessinateur belge.

Biographie

Famille

François (François Jacques) Melzer (Melzere), né à Anvers le , est le fils de Jean Guillaume Melzer (Malines, 1772), employé des droits réunis, et de Marie Catherine Van Baelen (Anvers, 1787). Il épouse à Anvers le Anne Marie Sellenslagh (Boom, 1786- Schaerbeek, 1870), rentière[1],[2].

Formation

D'abord peintre de meubles (1828), François Melzer est ensuite formé dans l'atelier du peintre Eugène de Block. Avec ce dernier, ami de l'auteur Hendrik Conscience, et d'autres artistes, il illustre le premier livre de l'écrivain, un livre en néerlandais, inspiré par un passage de François Guichardin, relatant une série de scènes situées à l'époque de la Révolte des Gueux, sous le titre In't Wonderjaar 1566, publié à Gand en 1837[3].

Carrière

De 1837 à 1856, il expose aux salons triennaux belges, de même qu'aux Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas de 1839 à 1850[3].

François Melzer s'établit à Schaerbeek vers 1850. Il expose jusqu'en 1856, puis devient rentier. Il meurt à l'âge de 85 ans, rue Royale Sainte-Marie no 114 à Schaerbeek, le [4].

Œuvre

Caractéristiques

La Servante (1844).
Le Dessert.

François Melzer est surtout connu pour ses scènes de genre représentant, dans la tradition flamande, la vie quotidienne des tavernes, dans le sillage de Brueghel et de ses scènes humoristiques ou anecdotiques. En 1844, il se rend à Paris afin d'étudier les maîtres anciens pour honorer la commande d'une scène de genre historique intitulée Le Retour et le repentir du fils coupable, qu'il expose à La Haye et au Salon de Bruxelles de 1845[5].

En 1838, lorsque François Melzer expose Le bon père de famille' au Salon de Gand, le quotidien L'Émancipation publie :

« L'artiste, depuis son début à la dernière exposition d'Anvers, nous a paru avoir fait de grands et rapides progrès. Le petit tableau, dont le coloris est chaud, est plein de magie, d'harmonie et d'effet. Il y a peu de choses à reprendre à cette toile ; seulement, nous dirons à M. Melzer de se garder du ton noir, des négligences de dessin, des sujets insignifiants et des effets mesquins comme l'est celui du fond de gauche du tableau qu'il a actuellement exposé »

— L'Émancipation du [6].

Lors du Salon de Bruxelles de 1851, le quotidien Journal de Bruxelles publie :

« Voici une charmante kermesse de M Melzer, toute pleine d'animation et de fraîcheur. Ce tableau a des qualités de bon aloi qui ont rajeuni un sujet difficile à traiter. M. Melzer s'est acquitté de sa tâche avec beaucoup d'esprit et de talent »

— Journal de Bruxelles du [7].

Au Salon de Bruxelles de 1854, le quotidien L'Émancipation publie :

« Dans David Teniers reçoit dans son atelier la visite de l'archiduc Léopold Guillaume, gouverneur général des Pays-Bas, M. Melzera abordé cette année un genre plus relevé que celui qu'il a longtemps affectionné. Il se plaisait naguère aux kermesses et aux scènes de cabaret. Il incline maintenant vers le genre, voire vers le genre historique. Je ne blâme pas ce goût nouveau de M. Melzer qui est resté fidèle à l'école nationale et ne s'est point laissé séduire par les tentations de l'école française. Cette école nous si bien a enlevé presque tous nos artistes que bientôt il y aura une fusion complète. Heureusement pour l'histoire de l'art, quelques artistes anversois et M. Melzer, entre'autres, veillent courageusement, sinon pour protéger, du moins pour encore marquer les limites à demi effacées des deux écoles. Voici tantôt quinze ans qu'il expose , et il n'a modifié sa couleur qui est bien celle de l'école anversoise que pour en adoucir la vigueur excessive et en harmoniser les tons divers. Quant aux sujets nouveaux qu'il a choisis, je ne pense pas qu'on puisse s'en plaindre, ni dire qu'il a fait fausse route. Il se montre dans ce tableau presque officiel, tel qu'on le voit dans ses kermesses et les amateurs qui ont coutume de rechercher ses œuvres ne laisseront pas celle là rentrer dans son atelier. Il est temps qu'on collectionne les œuvres qui rattachent l'ancienne école à la nouvelle et qui marquent la transition de celle-ci à l'école française. Plus tard, ces tableaux seront des dates importantes et des jalons précieux »

— L'Émancipation du [8].

Expositions

Belgique

Pays-Bas

  • Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1839 : Saint Nicolas[3].
  • Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1841 : Les trois Philosophes flamands[3].
  • Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1843 : Les Vieux amants, Le Barbier féminin et L'Agrément et le désagrément d'une kermesse flamande[3].
  • Exposition des maîtres vivants à La Haye en 1845 : Le Retour et le repentir du fils coupable[3].
  • Exposition des maîtres vivants à Amsterdam en 1850 : Une joyeuse compagnie[3].

Références

  1. « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. « État-civil d'Anvers », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  3. (nl) « François Melzer », sur research.rkd.nl, (consulté le ).
  4. « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  5. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 86.
  6. Rédaction, « Salon de Gand », L'Émancipation,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  7. Rédaction, « Salon de Bruxelles », Journal de Bruxelles,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Rédaction, « Salon de Bruxelles », L'Émancipation,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  9. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 80 p. (lire en ligne), p. 40.
  10. Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1838, Gand, D.J. Vanderheghen-Hulin, , 59 p. (lire en ligne), p. 59.
  11. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1842, Bruxelles, Demortier frères, , 107 p. (lire en ligne), p. 62.
  12. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, H.P. Vander Hey, , 81 p. (lire en ligne), p. 40.
  13. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie exposés au Salon de 1845, Bruxelles, Demortier frères, , 136 p. (lire en ligne), p. 86.
  14. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, Henri Verbeckt, , 84 p. (lire en ligne), p. 45.
  15. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 95.
  16. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1854, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 163 p. (lire en ligne), p. 81.
  17. Académie royale des beaux-arts de Gand, Salon de Gand de 1856 (XXIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 84 p. (lire en ligne), p. 86.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’histoire de l’art
  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail de la Belgique