François Ritter
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 92 ans) Strasbourg |
| Formation |
Université de Strasbourg (d) |
| Activité |
| Distinctions |
Officier de l'instruction publique Médaille de la Renaissance française (d) |
|---|
François Ritter est un conservateur des bibliothèques né à Geispolsheim le et mort le à Strasbourg. Son œuvre principale est le Répertoire bibliographique des livres imprimés en Alsace aux XVe et XVIe siècles, mais il est également connu pour d’autres catalogues d’incunables et ses ouvrages sur l’histoire de l’imprimerie.
Biographie
François Ritter naît le à Geispolsheim. Sa mère s’appelle Gertrude Oswald et son père, François Ritter, est agriculteur. Il fait ses études secondaires dans un collège d’Anvers tenu par les Pères du Sacré-Cœur, avant de poursuivre au Gymnasium de Ludwigshafen. Après le secondaire, il fait des études de lettres à l’université de Strasbourg, où il obtient le Staatsexam[1].
François Ritter commence à travailler en 1907 comme stagiaire à la bibliothèque universitaire de Strasbourg, où sa tâche principale est d’établir la bibliographie annuelle des langues et littératures romanes. Il prépare également un doctorat durant cette période et soutien sa thèse, intitulée Die Legende vom « Ertrunkenen Glöckner », le . Il doit toutefois interrompre ses travaux à la suite de sa mobilisation au début de la Première Guerre mondiale[1].
Lorsqu’il reprend son travail à la bibliothèque universitaire en 1918, il se voit confier davantage de tâches et est notamment responsable de la bibliographie, de la bibliothéconomie et des langues et littératures occidentales modernes, ainsi que de la supervision de la cotation des collections. Il écrit également de nombreux ouvrages, principalement des bibliographies, et s’implique fortement au sein du Club vosgien. Il y relance notamment à partir de 1932 la rédaction de l’annuaire, dont la parution s’était arrêté en 1918[1].
Il meurt à Strasbourg le [1].
Œuvres
La plus grande œuvre de François Ritter est le Répertoire bibliographique des livres imprimés en Alsace aux XVe et XVIe siècles, un ouvrage en sept volumes dont la publication débute au début des années 1930 et s’achève en 1960. Son autre œuvre principale est l’Histoire de l’imprimerie alsacienne aux XVe et XVIe siècles[1].
Il est également l’auteur de nombreuses bibliographies et catalogues : des bibliographies annuelles des langues et littératures romanes de 1908 à 1913 et 1924 à 1926 ; une bibliographie de la littérature populaire allemande des XVe et XVIe siècles, intitulée Versuch einer Zusammenstellung der deutschen Volksbücher des 15. und 16. Jh. et publiée en 1924 en collaboration avec Paul Heitz ; les catalogues des incunables et livres du XVIe siècle de la Bibliothèque municipale et du Grand séminaire de Strasbourg[1].
Il est également l’auteur de traductions en français d’œuvres littéraires allemande, notamment le Golem de Bloch Chajim et écrit régulièrement dans l’Annuaire de la Société historique, littéraire et scientifique du Club vosgien, dont il dirige la publication à partir de 1932[1].
Notes et références
- Fuchs 1998, p. 3241.
Annexes
Bibliographie
- François Joseph Fuchs, « Ritter, François », dans Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, Nouveau Dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 31, (lire en ligne), p. 3241.
- Jean Rott, « Une vie de travail : François Ritter (1876-1969), bibliothécaire en chef et collaborateur du Club Vosgien », dans Les Vosges et le Club Vosgien. Autour d’un centenaire 1872-1972, Strasbourg, , p. 175-178.
Liens externes
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Portail de l’Alsace
- Sciences de l’information et bibliothèques