François Rozoy
| François Rozoy | |
| Nom de naissance | Marie Luc François Rozoy |
|---|---|
| Naissance | Arinthod (Jura) |
| Décès | (à 68 ans) 16e arrondissement de Paris |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Armée de l'air |
| Grade | |
| Années de service | 1937 – 1971 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale Guerre d'Indochine |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Grand officier de l'Ordre national du mérite Croix de Guerre 1939-1945 Distinguished Flying Cross (GB) |
François Rozoy (Arinthod, - Paris, [1]) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Aviateur rallié aux forces françaises libres, il s'illustre lors des opérations dans le ciel libyen avant de prendre part à la campagne d'Europe. Restant dans l'armée après la guerre, il combat en Indochine et parvient jusqu'au grade de général de brigade aérienne.
Biographie
Avant-guerre
Fils d'un docteur en médecine, François Rozoy naît le à Arinthod dans le Jura[2]. Choisissant d'entrer dans l'armée, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1937 dans la promotion "Marne et Verdun" où il côtoie Jean Mahé et Marcel Finance [3]. À sa sortie de l'école, il choisit l'aviation et entre à l'école d'application de l'armée de l'air à Villacoublay où il obtient un brevet d'observateur aérien[4].
Seconde guerre mondiale
Sans avoir eu l'occasion de combattre lors de la bataille de France, il est muté en à Rayak où il rejoint les forces françaises libres à l'issue de la campagne de Syrie[4]. Volontaire pour servir dans une unité combattante, il est incorporé au Groupe de bombardement Lorraine lors de la constitution de celui-ci[2]. Au sein du groupe, François Rozoy, en équipe avec Raymond Roques, prend part à la guerre du désert dans le ciel de la Libye[3]. De novembre à , le "Lorraine" bombarde un grand nombre de convois ennemis et joue un rôle déterminant en dans la conquête du col d'Halfaya[4]. Se distinguant particulièrement au cours de cette campagne, le sous-lieutenant Rozoy est gratifié d'une citation à l'ordre de l'armée[2]. Destiné à être employé sur le front de l'ouest, le groupe Lorraine est déplacé en Angleterre où ses hommes sont formés aux commandes de Douglas A-20 Havoc[4]. Le , lors d'une mission de bombardement sur les côtes françaises, l'appareil de François Rozoy est touché par des tirs ennemis[2]. Blessé, ainsi que ses deux mitrailleurs, il parvient cependant à maintenir en vol son appareil endommagé et à retraverser la Manche[2]. Malgré deux éclats d'obus fichés dans l'épaule, il reprend le combat un mois plus tard pour être de nouveau touché par la flak le dans le ciel de Cherbourg[3]. Le , François Rozoy participe au débarquement de Normandie, le groupe Lorraine étant chargé d'émettre des écrans de fumée sur les côtes du Cotentin pour protéger les troupes alliées[4]. Il suit ensuite le mouvement des troupes alliées à travers l'Europe. Une nouvelle fois blessé en , il réussit à nouveau à ramener son avion endommagé à la base[2]. Après une série de missions en Allemagne à partir de , la guerre se termine pour François Rozoy qui totalise alors 109 missions de guerre[2].
Après-guerre
Choisissant de rester dans l'armée, François Rozoy est volontaire pour servir lors de la guerre d'Indochine[2]. Parvenant jusqu'au grade de colonel, il est affecté en 1963 à l'état-major des forces alliées de Centre-Europe à Fontainebleau[3]. Nommé général de brigade en 1968, il prend l'année suivante le commandement de la composante aérienne des forces françaises en Allemagne[4]. Retiré du service depuis 1971, François Rozoy meurt le à Paris[2]. Après des obsèques en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, il est inumé à Pouru-Saint-Remy dans les Ardennes[2].
Décorations
Références
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- « Biographie - Ordre National de la Libération »
- Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2)
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 978-2-35639-033-2 et 2-35639-033-2)
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Patrick Collet (préface de Pierre Schoendoerffer), Itinéraire d'un français libre : Jacques-Henri Schloesing, Éditions l'Esprit du livre, , 208 p. (ISBN 978-2-915960-74-7 et 2-915960-74-7).
- Henry Lafont, Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, Vincennes, SHAA, , 320 p. (ISBN 2-904521-46-1).
- Vital Ferry, Croix de Lorraine et Croix du Sud 1940-1942 : Aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Paris, Editions du Gerfaut, , 286 p. (ISBN 2-914622-92-9, lire en ligne).
- Mémorial des Compagnons - 1940-1945 : Compagnons morts entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, Paris, Imprimerie nationale, .
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Paris, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 978-2-35639-033-2 et 2-35639-033-2).
- « Les Forces Aériennes Françaises Libres. Juin 1940 : naissance des FAFL au Moyen-Orient », Icare (revue), no 128, .
- Yves Morieult, « Les French Flight des escadrilles françaises au sein de la RAF », Aéro Journal, no 33, .
- Dominique Breffort, « Les Forces Aériennes Françaises Libres et la reconstitution de l'armée de l'air (1940-1945) », Wing Masters, no HS n°3, .
- Bernard Dupérier, « Schloesing », Revue de la France libre, no 49, .
Liens externes
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