François de Barrès
| Conseiller (d) Parlement de Toulouse | |
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| - |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 80 ans) Place de la Nation (ancien 8e arrondissement de Paris, France) |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Domiciles | |
| Formation | |
| Activités | |
| Famille | |
| Père |
François de Barrès (d) |
| Fratrie |
Thomas de Barrès (d) |
| Parentèle |
Joseph Gabriel Gleizes de Lablanque (neveu) Thomas de Barrès (d) (cousin germain) |
| Condamnations |
Déportation (), peine de mort () |
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| Lieux de détention |
Palais épiscopal de Béziers (d), couvent de la Visitation de Toulouse, conciergerie de Paris |

François de Barrès, né à Pouzolles (Languedoc) le et mort guillotiné à Paris le , est un ecclésiastique et magistrat français.
Biographie
Famille
François de Barrès naît à Pouzolles (Languedoc) le [1].
Il est le fils de François de Barrès (d) (1681-1779), capitaine de grenadiers puis gouverneur de Bédarieux et enfin premier consul-maire de Béziers[2], et de Marie-Louise de Blois (1690-1753)[1].
Sa famille paternelle est enracinée dans le Languedoc, et plus particulièrement dans le Biterrois, tandis que sa famille maternelle est originaire de Valenciennes[1].
Il est apparenté à Fulcrand de Barrès (vers 1574-1643), évêque d'Agde, et est le frère de Thomas de Barrès (d) (1719-1788), militaire puis premier consul-maire de Béziers[3],[2].
Études
Bachelier en théologie, il obtient une licence en droit civil et canonique puis un double grade de doctorat en droit civil et en droit canon à l’Université de Toulouse[4].
Ecclésiastique
Ordonné prêtre, il exerce plusieurs charges : chanoine prébendé de l'église cathédrale de Saint-Nazaire de Béziers à partir de 1730[4], prieur du prieuré commendataire de Saint-André-de-Sussanis (paroisse de Mèze)[4], ainsi que prieur du prieuré simple de Saint-Jean-Baptiste de Prades (diocèse de Béziers)[4].
Par ailleurs, il est Grand archidiacre de l'église cathédrale Saint-Nazaire de Béziers de 1750 à 1790[5],[6],[7].
Magistrat
Il est conseiller clerc au Parlement de Toulouse (office reçu le ) jusqu’à la dissolution de ladite institution en [5],[8],[9]. Il siège d'abord à l'une des Chambres des Enquêtes puis à la Grand'Chambre[3].
Contre-révolutionnaire
En préparation de la réunion des Etats-Généraux de 1789, François de Barrès comparaît dans l'ordre du clergé à l'Assemblée générale des trois ordres les 16, 17, 18, 19 et de la Sénéchaussée de Béziers[8].
Pendant la Révolution française, il refuse de prêter le serment constitutionnel imposé au clergé. Il est d'abord condamné à la déportation (non effectif)[3]. Puis il reçoit l'ordre de se constituer prisonnier le dans l'ancien palais épiscopal de Béziers transformé en geôle[3].
Sur ordre de Jean-Pierre Capelle, accusateur public du tribunal révolutionnaire de la Haute-Garonne, il est transféré dans les prisons de Toulouse (probablement au couvent de la Visitation transformé en geôle)[3].
Il quitte Toulouse le 19 prairial an II () dans un convoi de douze de parlementaires pour arriver à Paris à la fin du mois[3].
Détenu à la Conciergerie de Paris pendant dix-sept jours, il comparaît ensuite devant le Tribunal révolutionnaire[3].
Ce dernier le condamne à mort le 18 messidor an II () pour avoir « pris part aux arrêtés liberticides des parlements, notamment à ceux pris par le Parlement de Toulouse, les 25 et 27 septembre 1790 », en même temps que vingt-trois parlementaires[3],[10].
François de Barrès est guillotiné le jour même avec lesdits parlementaires à Paris sur la place du Trône renversé (l'actuelle place de la Nation)[5],[11].
Le corps des suppliciés est ensuite jeté dans l'une des deux fosses communes du cimetière de Picpus[3].

Publication
- Abbé de Barrès, Première lettre de M. l'abbé de Barrés, conseiller au Parlement de Toulouse, à M. de la Blanque, son neveu, juge-mage du sénéchal de Béziers, Toulouse, , 24 p. (lire en ligne)
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, Bulletin : Le dernier Grand Archidiacre du chapitre de St-Nazaire et St-Celse, (lire en ligne), p. 119 à 147 (vues 137 à 165/204) ;

- Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, Bulletin : Divers documents : A propos des derniers grands archidiacres du chapitre Saint-Nazaire et Saint-Celse de Béziers, (lire en ligne), p. 78 à 82 (vues 80 à 84/146).
Notes et références
- « Généalogie de François de BARRÈS (1) », sur Geneanet (consulté le ).
- Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, « Bulletin - Liste des consuls de Béziers », sur Gallica, (consulté le )
- Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, « Bulletin », sur gallica.bnf.fr, (consulté le ).
- Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers, « Bulletin », sur Gallica, (consulté le ).
- Honoré Fisquet, Dictionnaire des célébrités de la France classées par ordre alphabétique et par départements, A. Pilon, (lire en ligne).
- ↑ Ernest Sabatier et Étienne Sabatier, Histoire de la ville et des évêques de Beziers, Carrière, (lire en ligne).
- ↑ Auguste Fabregat, Vie des hommes illustres de Béziers: Mgr de Nicolay, derniere évêque de Béziers, 1738-1815, Imprimerie générale, Granié et Malinas, (lire en ligne).
- « Liste des comparants des trois ordres de la sénéchaussée de Béziers », Archives Parlementaires de la Révolution Française, vol. 6, no 1, , p. 520–535 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Axel Duboul, La fin du Parlement de Toulouse, F. Tardieu, , 430 p. (lire en ligne), p. 219-220
- ↑ Liste générale et très-exacte des noms, âges, qualités et demeures de tous les conspirateurs qui ont été condamnés à mort par le tribunal révolutionnaire établi à Paris par la loi du 17 août 1792.... Numéro 8, (lire en ligne).
- ↑ « Liste des Victimes du tribunal révolutionnaire à Paris – Présence du Souvenir Bourbonien en Lyonnais – Forez – Beaujolais », sur Présence du Souvenir Bourbonien en Lyonnais (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Archives conservées par :
- archives départementales de la Haute-Garonne (B. 1581 - f° 204, B. 1576 - f° 303, 378692?page=233)
- Archives nationales (W 408)
- archives départementales de l'Hérault (2 F 55)
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