Françoise Pascal (poétesse)
| Naissance |
Lyon, |
|---|---|
| Décès |
après 1698 Paris, |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Français |
|---|
Œuvres principales
Françoise Pascal, baptisée à Lyon le et morte après 1698 à Paris, est une poétesse, peintre, dramaturge et parolière française[1].
Biographie
Enfance et famille
Françoise Pascal naît au début de l'année 1632 et est baptisée le à l'église Notre-Dame de la Platière[2]. Sa mère est Marguerite Tollot et son père Séraphin Pascal, un commis des douanes devenu garde du maréchal de Villeroy, le gouverneur de la ville[3].
Françoise Pascal travaille ainsi grâce à son père au service de la prestigieuse famille des Villeroy, probablement comme gouvernante ou maîtresse de musique et de dessin[3]. Ce service lui permet de côtoyer l'élite lyonnaise du moment et de voir de nombreuses pièces de théâtre données dans la salle contigüe à l'hôtel des gouverneurs. Elle évoque ce fait dans un sonnet fait à la comédie[4].
Carrière d'écrivaine
Françoise Pascal se fait connaître par ses poésies, ses peintures (aujourd’hui disparues) et surtout par ses pièces de théâtre. Elle est la première femme, connue à ce jour, dont l’œuvre dramatique ait été jouée par des troupes professionnelles[3].
Son activité principale est la peinture. Elle est réputée pour sa peinture religieuse et on lui confie le portrait entre autres de l'évêque de Périgueux[3].
Elle publie en 1655 sa première œuvre, une tragicomédie Agathonphile martyr, tirée d'un roman de Jean-Pierre Camus, évêque de Belley. Elle écrit une pièce à machines, s'inspire de la commedia dell'arte[3].
F. Baldensperger suggère qu'une ou deux pièces auraient été jouées par Molière et sa troupe pendant un séjour à LYon de 1653 à 1657, mais manque de preuves. En 1660, sa tragicomédie en cinq actes Sésostris jouée à Lyon reprend l'œuvre de Madeleine de Scudéry[3].
Elle s’installe à Paris vers 1667, peut-être pour tenter une carrière théâtrale sur les scènes de la capitale, mais apparemment sans succès. Sa dernière pièce mise en scène est la comédie Le Vieillard amoureux en 1664 destinée à Philippin, le farceur de l'Hôtel de Bourgogne[3].
Elle évolue alors dans certains salons de la capitale, composant les paroles d’œuvres musicales et religieuses. En 1669, Barbin publie Commerce du Parnasse, son recueil épistolaire en prose et en vers. Par la suite, elle ne publie plus que de la poésie religieuse, dont plusieurs chants de Noël. Elle participe à des salons mondains comme celui de Marie de Lorraine, princesse de Monaco, où elle a diverti de ses pièces semi-dramatiques qui ne sont plus jouées au théâtre. On retrouve par exemple une pastorale musicale en cinq actes aux Appartements à Versailles en 1686 et une chanson du maître chœur de l'hôtel de Guise avec ses paroles en 1688[3].
Œuvres
- Agathonphile Martyr, tragi-comédie, Lyon, C. Petit, 1655.
- Diverses poésies, Lyon, Simon Matheret, 1657.
- L’Amoureux extravagant, L’Amoureuse vaine et ridicule, pièces comiques en 1 acte, 1657
- L'Endymion, tragédie, Lyon, C. Petit, 1657 [lire en ligne]
- Sésostris, Lyon, tragédie, A. Offray, 1661.
- Le Vieillard amoureux, pièce comique en 1 acte, Lyon, A. Offray, 1664.
- Le Commerce du Parnasse, Paris, C. Barbin, 1669.
- Cantiques spirituels ou Noëls nouveaux, sur la naissance du Sauveur, Paris, N. Oudot, 1670.
- Les Réflexions de la Madeleine dans le temps de sa pénitence, Paris, M. Coustelier, 1674
- Les Entretiens de la Vierge et de Saint Jean l’Évangéliste sur la vie et la mort du Sauveur, Paris, Veuve S. Huré, 1680.
Éditions modernes
- Agathonphile martyr, tragi-comédie, éd Theresa Varney Kennedy, Tübingen, Gunter Narr Verlag, 2008.
- Endymion, éd. P. Gethner, dans : Femmes dramaturges en France (1650-1750) Pièces choisies. Tome II, Tübingen, Gunter Narr Verlag 2002.
- L’Amoureux extravagant, L’Amoureuse vaine et ridicule, Sésostris, Le Vieillard amoureux, éd. Deborah Steinberger, dans Théâtre de femmes, XVIIe siècle, dir. A. Evain, P. Gethner & H. Goldwyn, vol.2, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2008 / rééd. Paris, Classiques Garnier, 2015.
- Le Commerce du Parnasse, éd. Deborah Steinberger, Exeter, University of Exeter Press, 2001.
- Le Vieillard amoureux, préface d'Aurore Evain, éditions Talents Hauts, collection "Les Plumées", .
Références
- ↑ Le Dictionnaire Universel des Créatrices, Tome 3, édition des femmes, Paris, (ISBN 9782721006318), p. 3366
- ↑ Baldensperger, 1910, p. 4
- Deborah Steinberger, « Françoise Pascal »
, sur SIEFAR, (consulté le )
- ↑ Baldensperger, 1910, p. 5
Bibliographie
- Aurore Evain, préface du Vieillard amoureux, dans Françoise Pascal, Le Vieillard amoureux, éditions Talents Hauts, 2020.
- F. Baldensperger, Études d'histoire littéraire, Deuxième série, « La société précieuse de Lyon au XVIIe siècle », Paris, Hachette, 1910.
- Myriam Maître, Les Précieuses: naissance des femmes de lettres en France au XVIIe siècle, H. Champion, 1999.
- Deborah Steinberger, présentation de Françoise Pascal dans Théâtre de femmes, XVIe – XVIIe siècles, Paris, Classiques Garnier, 2015.
- Deborah Steinberger, introduction au Commerce du Parnasse, Exeter, University of Exeter Press, 2001.
- Theresa Varney Kennedy, « Françoise Pascal, « fille lyonnaise », et son Agathonphile martyr, tragi-comédie (1655) », Pratiques et formes littéraires. Cahiers du Gadges, no 22, (ISSN 2534-7683, DOI 10.35562/pfl.778, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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- Théâtre de femmes de l’Ancien Régime: extraits de pièces, présentation du théâtre de Françoise Pascal, actualités sur son œuvre dramatique.
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