Francis Desclaux
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| Nom complet | Francis Jean Antoine Desclaux |
|---|---|
| Naissance |
Perpignan (France) |
| Décès |
15e arrondissement de Paris (France) |
| Taille | 1,84 m (6′ 0″) |
| Poste | Centre, Arrière |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| Racing club de France |
| Période | Équipe | M (Pts)b |
|---|---|---|
| 1949-1953 194?-195? 1950 |
3 (5) 2+ (0+) 1+ (0+) |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.
Francis Desclaux, né le à Perpignan et mort le dans le 15e arrondissement de Paris, est un international français de rugby à XV, évoluant comme centre.
En parallèle puis à la fin de sa carrière, il devient ingénieur électronicien.
Biographie
Francis Desclaux né le à Perpignan[1].
En , jouant pour le Racing CF, il est sélectionné pour une rencontre Paris-Londres[2].
En , auteur d'une belle performance contre l'Aviron bayonnais. Il est convoqué par les sélectionneurs nationaux en à Clermont-Ferrand[3].
En , il joue avec une sélection parisienne contre l'équipe nationale irlandaise. Les parisiens gagnent 11 à 6. Le sélectionneur irlandais déclare à la suite du match « Un seul attaquant m’a plu… c’est Francis Desclaux.il aurait très facilement sa place dans notre équipe »[4]. La même année, il suit des cours à l'École nationale supérieure de chimie de Paris[4].
Après la tournée en argentine, il part avec le Racing en Irlande, où il joue 3 matches outre-Manche[5]. En fin d’année 1949, Francis Desclaux est blessé à la cheville. Il joue cependant un match avec l'équipe de France B en vue d'une place dans le XV national pour le Tournoi des Cinq Nations 1950[6]. Le match se termine sur le score de 3 à 3 et L'Humanité écrit « Desclaux a certainement perdu sa cape tricolore au cours de ce match »[7]. Auteur d'une mauvaise prestation, il est accusé d'avoir malmené les efforts de sélection de Jacques Merquey tout en favorisant son coéquier Pierre Dizabo[8]. En , il est décisif en demi-finale du championnat de France contre l'Aviron bayonnais, envoyant les parisiens en finale[9].
En , après un match contre le Paris université club, il est sélectionné dans l'équipe de France militaire[10]. Cependant, il ne joue pas le match contre les Combined Services anglais[11].
En , il joue une rencontre avec la sélectionneuse parisienne contre une sélection londonienne[12]. Il marque un but de pénalité à la 14e minute, point qui se révèle être les seuls marqués par les locaux qui s’inclinent 3 à 6[13].
En , il joue avec l'équipe de France B contre les Springboks à Toulouse. Le match se termine sur le score de 6 à 9. Desclaux rate deux tirs[14]. Suite au match visant à composer l'équipe de France, il subit des agressions. En effet, des critiques l’accusent d'avoir joué au Rugby à XIII en senior, affirmant donc qu'il n'est pas sélectionnable[15]. En juin suivant, il participe au tournoi intersection du Racing en saut en hauteur[16].
En , il rejoint la Section technique de l'Armée de terre à Colomb-Béchar. Il y étudie les mirages[17].
L'année suivante en 1953, jouant pour Racing club de France, il décroche une nouvelle sélection contre l'Italie, profitant de forfaits tardifs[18]. Contre l’Italie, il se blesse sérieusement à la clavicule[19]. Il est ensuite sélectionné pour la tournée à Madagascar[20].
En , après l’absence de Michel Vannier, Desclaux est repositionné comme arrière[21].
En , il jour toujours le Racing[22].
Francis Desclaux meurt à 55 ans, le dans le 15e arrondissement de Paris[1].
Vie privée
Il est le neveu de Joseph Desclaux[12]. En dehors du rugby, il joue au tennis à Collioure, où il se félicite de battre des 3e série[23].
Il est le frère de Robert Desclaux, rugbyman de l'USA Perpignan et de l'AS Béziers. Lui et son frère participe avec l’équipe de France à une tournée à Madagascar[note 1] en 1953[24].
Il se marie avec une ancienne joueuse du de la section basketball du Racing et devient père de Jean-François Desclaux, ancien joueur du Racing et diplômé de HEC[25]. Ce dernier exerce ensuite de 1979 à 1982 chez Cartier en tant que contrôleur de gestion puis devient directeur administratif et financier de la filiale française de Fisons Boots Company. En 1986, il rejoint l’antenne française de Christian Salvesen (en) au même poste. Il devient directeur général de la branche logistique de G7 en 1989 avant de prendre la direction du Virgin Megastore des Champs-Elysées un an plus tard[26].
Statistiques
En équipe de France A
François Raynal compte 3 capes avec l'équipe de France, la première le contre l'Argentine lors d'un test match.
| Année | Compétition | Matchs | Points | Drop | Transf. |
|---|---|---|---|---|---|
| 1949 | Tournée | 2 | - | - | - |
| 1953 | Test match | 1 | 5 | 1 | 1 |
| Total | 3 | 5 | 1 | 1 | |
En équipe de France B
Dans sa carrière, il est également sélectionné en équipe de France B. Avec cette sélection il participe à un match contre les Combined Services en 1949 et contre l'Afrique du Sud en [15],[6].
Palmarès
En club
- Finaliste du Championnat de France en 1950 avec le Racing club de France.
- Finaliste du Challenge Rutherford en 1952 avec le Racing club de France[27],[note 2].
En équipe nationale
- Participation à la tournée de 1949 en Argentine.
- Participation à la tournée de 1953 à Madagascar[24].
Notes et références
Notes
- ↑ Madagascar était alors colonie française
- ↑ Si aucune trace existe concernant la composition des équipes en finale, Desclaux joue le huitième de finale contre l'US Marmande[28].
Références
- « Francis Desclaux sur le moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- ↑ « Première sélection pour Paris-Londres », L'Aube, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ « À XIII comme à XV, ils savent conquérir le ballon », L'Équipe, (lire en ligne)
- « Francis Desclaux devra-t-il se faire naturaliser irlandais ? », Combat, , p. 6 (lire en ligne)
- ↑ Émile Toulouse, « DESCLAUX vante PORTHAULT et veut faire maigrir DIZABO », Ce Soir, , p. 4 (lire en ligne)
- « Francis Desclaux a encore sa chance », L'Intransigeant, , p. 8 (lire en ligne)
- ↑ « France B et « Combined Services » n'ont pas pu se départager : 3 - 3 », L'Humanité, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « « Non, je n’ai pas voulu briser les efforts de mon camarade Merquey », nous écrit Francis Desclaux », L'Intransigeant, , p. 8 (lire en ligne)
- ↑ Émile Toulouse, « Le Racing est finaliste du Championnat de rugby à XV », Ce Soir, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « Monnereau, Desclaux Savariego, atouts maîtres de l'Armée française », Combat, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « DESCLAUX ne jouera pas dans le XV de l'Armée », Ce Soir, , p. 5 (lire en ligne)
- « Les londoniens vont donner la leçon aux rugbymen (très Racing) de Paris », L'Aurore, , p. 6 (lire en ligne)
- ↑ « Londres - Paris, 6-3 », La Bourgogne républicaine, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ Paul Haedens, « Springboks battent France B par 9 à 6 grâce à Viviers », L'Intransigeant, , p. 7 (lire en ligne)
- Jacques Hertet, « Le sport comme il va », L'Intransigeant, , p. 7 (lire en ligne)
- ↑ « Les rugbymen du Racing favoris en athlétisme. », L'Intransigeant, , p. 9 (lire en ligne)
- ↑ « Francis Desclaux a ramené du Sahara les explications des mirages », Ce Soir, , p. 5 (lire en ligne)
- ↑ « Le quinze de France tire le rideau face à l'Italie », L'Aurore, , p. 12 (lire en ligne)
- ↑ « Francis Desclaux blessé à Lyon est incertain pour Racing-Lourdes », L'Intransigeant, , p. 13 (lire en ligne)
- ↑ « Les joueurs pour la tournée à Madagascar », L'Intransigeant, , p. 8 (lire en ligne)
- ↑ « Le Racing joue à Lourdes pour le Challenge du Manoir », L'Aurore, , p. 12 (lire en ligne)
- ↑ « Le Racing recevra Angoulême », L'Intransigeant, , p. 7 (lire en ligne)
- ↑ « Le premier contingent de rugbymen (groupe CRABOS) réuni à Paris, va s'envoler demain », L'Intransigeant, , p. 6 (lire en ligne)
- « Collioure : hommage à Robert Desclaux »
, sur lindependant.fr (consulté le )
- ↑ [vidéo] « Jean-François Desclaux, Racingman depuis 1955, revient sur ses années sous le maillot Ciel & Blanc ! » (consulté le )
- ↑ « Jean-François Desclaux est nommé directeur général de Multiassistance France », Les Échos, (lire en ligne)
- ↑ « Lourdes - champion de France de rugby à XV », La Bourgogne républicaine, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « Les résultats - Challenges Rutherford », L'Intransigeant, , p. 7 (lire en ligne)
Liens externes
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