Francisco Brennand

Francisco Brennand
Naissance
Décès
(à 92 ans)
Recife (Brésil)
Nom de naissance
Francisco de Paula Coimbra de Almeida Brennand
Nationalité
Activité
Influencé par
Parentèle
Ricardo Brennand (en)
Distinction

Francisco de Paula Coimbra de Almeida Brennand (Recife, 11 juin 1927 – Recife, 19 décembre 2019) était un artiste visuel brésilien. Il a développé son travail avec divers médias, devenant connu comme céramiste[1].

Il est l'auteur de deux espaces culturels importants dans la ville de Recife : l' atelier de céramique Francisco Brennand et le parc de sculptures Francisco Brennand[2],[3].

En 2017, il a reçu la médaille du mérite Guararapes - Grand-Croix, la plus haute distinction de l'État de Pernambouc[4].

Biographie

Francisco de Paula Coimbra de Almeida Brennand est né le 11 juin 1927 sur les terres de l'ancienne sucrerie de São João, dans la ville brésilienne de Recife, fils de Ricardo de Almeida Brennand et d'Olímpia Padilha Nunes Coimbra. Il est un descendant d'Edward Brennand, originaire de Manchester, en Angleterre, venu au Brésil en 1820 pour travailler pour une compagnie ferroviaire anglaise.

En 1917, le père de Francisco Brennand, Ricardo, crée la première usine de céramique de la famille - Cerâmica São João - sur les terres de l'ancienne sucrerie du quartier Várzea de Recife, un héritage reçu de Dona Maria da Conceição do Rego Barros Lacerda, une cousine de sa mère.

Au lycée, après avoir découvert l'œuvre du sculpteur Abelardo da Hora, Francisco Brennand se passionne pour le dessin et la littérature. À la même époque, il rencontre Débora de Moura Vasconcelos, sa future épouse, et Ariano Suassuna, son camarade de classe, avec lequel il crée une revue littéraire, se chargeant d'illustrer les textes et poèmes d'Ariano.

Panneau de Francisco Brennand sur l'extérieur du bâtiment emblématique du siège social de Bacardi à Miami, États-Unis[5].

Au départ, Brennand considérait la céramique comme un art utilitaire et mineur, et se consacra donc principalement à la peinture à l'huile. Cependant, à son arrivée en France en 1948, il découvrit une exposition de céramiques de Picasso et constata que de nombreux artistes de l'École de Paris avaient travaillé la céramique : outre Picasso, Chagall, Matisse, Braque, Gauguin et surtout le Catalan Joan Miró[1].

Au début des années 1950, lors d'un passage à Barcelone, Brennand découvrit Antoni Gaudí, dont les œuvres – avec leurs formes sinueuses et l'utilisation du trencadís, une technique catalane traditionnelle – l'impressionnèrent fortement. Après un premier séjour en Europe (1948-1951), Brennand retourna au Brésil mais, peu après, en 1952, décida d'approfondir ses connaissances des techniques céramiques en effectuant un stage dans une fabrique de majolique à Deruta, dans la province de Pérouse, en Italie. Durant ce stage, Brennand commença à expérimenter l'utilisation des émaux céramiques et les cuissons successives de la pièce à différentes températures. À chaque cuisson, une couche d'émail différente était appliquée, conférant à la surface une grande variété de couleurs et de textures.

Dans les années 1970, Brennand a participé au Mouvement armorial, aux côtés d'Ariano Suassuna, son principal idéologue[6].

Dans son atelier, situé sur le terrain de l'ancienne sucrerie São João (devenue plus tard une usine de céramique), dans le quartier de Várzea à Recife, plusieurs de ses œuvres sont exposées, certaines à l'extérieur dans un grand jardin central[2].

Mort

Il est décédé le 19 décembre 2019 des suites d'une infection respiratoire à l' hôpital Real Hospital Português de Recife[7]. L'artiste plasticien était soigné pour une pneumonie. Sa dépouille a été exposée à la chapelle de l'Immaculée Conception, à l'atelier de céramique Francisco Brennand, puis incinérée au cimetière Morada da Paz à Paulista (Porto Rico)[8].

Galerie

Références

(pt) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en portugais intitulé « Francisco Brennand » (voir la liste des auteurs).
  1. (pt-BR) Bruno Albertim, « Brennand: Eu não posso acreditar em alguma filosofia assexuada. », Jornal do Commercio,‎ (« Brennand: Eu não posso acreditar em alguma filosofia assexuada. » (version du sur Internet Archive))
  2. (pt-BR) « Oficina de Cerâmica Francisco Brennand | Viagem e Turismo », Viagem e Turismo,‎ (lire en ligne)
  3. (pt-BR) « Parque das Esculturas, Recife e Olinda - Veja dicas no Férias Brasil », www.feriasbrasil.com.br (consulté le )
  4. (pt-BR) « Brennand recebe medalha | Local | Diario de Pernambuco - O mais antigo jornal em circulação na América Latina », www.impresso.diariodepernambuco.com.br (consulté le )
  5. (pt-br) « Brennand faz nova exposição de pinturas inéditas. Leia entrevista com o artista », Diario de Pernambuco (version du sur Internet Archive)
  6. (pt-BR) Eder Fonseca, « “A arte representa valores do espírito” Francisco Brennand – Escultor, artista plástico e ceramista | Panorama Mercantil », www.panoramamercantil.com.br (consulté le )
  7. (pt-BR) « Aos 92 anos, morre o artista plástico Francisco Brennand », Diario de Pernambuco (consulté le )
  8. (pt-BR) « Francisco Brennand, ceramista e artista plástico, morre aos 92 anos no Recife », G1 Pernambuco, (consulté le )

Voir aussi

Liens externes

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