Francolin de Shelley

Scleroptila shelleyi

Scleroptila shelleyi
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Francolin de Shelley en Afrique du Sud.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Scleroptila

Espèce

Scleroptila shelleyi
(Ogilvie-Grant, 1890)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin de Shelley (Scleroptila shelleyi) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition

Essentiellement dans le sud-est de l’Afrique, avec de nombreux îlots secondaires de présence en Tanzanie, Malawi, Ouganda, république démocratique du Congo et Kenya[1].

Sous-espèces

La distinction des sous-espèces est compliquée, une dizaine de formes ayant été décrites avec des combinaisons différentes selon les auteurs. Il semble bien qu’il s’agisse d’un cline géographique ou même de formes se remplaçant les unes les autres une série elle-même clinale, résultant d’isolements géographiques[2].

  • F. s. shelleyi Ogilvie-Grant, 1890, forme nominale qui inclut F. s. uluensis Ogilvie-Grant 1892, F. s. macarthuri Someren 1938, F. s. canidorsalis Lawson 1963, F. s. trothae Clancey 1960et F. s. sequestris Clancey 1960. Sud de l’Ouganda, sud-ouest du Kenya, Tanzanie, sud de la Zambie, sud du Malawi, Zimbabwe, Mozambique et Afrique du Sud, dans l’est de la Province du Sud, le Natal, le Swaziland et l’Etat Libre d’Orange.
  • F. s. whytei Neumann, 1908 : sud-est du Zaïre, nord de la Zambie et du Malawi.

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[3], le Francolin de Shelley est représenté par 3 sous-espèces (ordre phylogénique) :

Le , le CIO décide que le Francolin de Whyte (Scleroptila whytei) est une espèce à part entière, et non une sous-espèce du Francolin de Shelley[4].

Habitat

Le Francolin de Shelley occupe prioritairement les zones ouvertes à riche tapis herbacé parsemé d’arbres comme le mopane Colosphermum mopane, les acacias ou les brachystegias, mais il fréquente aussi des aires plus rocailleuses, les prairies de collines et de montagnes, les franges côtières et les abords des cultures. On le rencontre du niveau de la mer, au Mozambique et au Natal, jusqu’à 3000 m d’altitude dans l’est de l’Afrique[5] . Il est moins lié à la présence d’eau que d’autres espèces de francolins mais tolère difficilement les zones fortement brûlées ou rasées par le surpâturage[6].

Alimentation

Son régime alimentaire est similaire à celui des autres francolins, mais le Francolin de Shelley semble marquer une préférence pour les racines et les bulbes qu’il extrait en creusant la terre à coups de bec et en y laissant des trous coniques caractéristiques de trois à cinq centimètres de profondeur. Il complète son régime par des petits mollusques et des insectes dont des criquets, des termites[2].

Mœurs

Il se tient en couples ou en petits groupes. En cas de dérangement, il s’enfuit en courant, répugnant manifestement à s’envoler. S’il est levé une première fois, il s’envole sur une courte distance pour se poser et se figer dans les herbes d’où il sera presque impossible de le déloger. Il juche, en petits groupes, sur le sol où il émet également ses vocalises[6].

Voix

Ce francolin chante de préférence au lever du jour et au crépuscule, parfois plus tard. Le cri de signalement consiste en une série de quatre notes, souvent répétée et entrecoupée de pauses, avec une interruption plus longue entre la deuxième et la troisième note. Il est transcrit par l’onomatopée : I’ll-drink-yer-beer ou par : klee-klee-kleer ou encore : ski-UK skiski-eu. Les pauses permettent au francolin crieur d’écouter les réponses de ses congénères. Un sifflement perçant est lancé par l’oiseau à l’envol[5].

Nidification

Elle a lieu généralement en saison sèche, mais des observations ont été faites à différents mois de l’année selon la région. Le nid est une petite dépression grattée sur le sol, tapissée de tiges d’herbe et de feuilles, et bien dissimulée dans une touffe d’herbes ou dans des roches[2].

Statut

L’espèce n’est pas considérée comme menacée par BirdLife International (2010) mais elle reste relativement peu répandue à travers son aire, n’étant commune que localement. Son habitat a régressé du fait du surpâturage et des brûlis[6].

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).

Liens externes


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