Frazé

Frazé
Frazé
Le château de Frazé
Logo monument historique Classé MH (1948).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Nogent-le-Rotrou
Intercommunalité CC Terres de Perche
Maire
Mandat
Fabrice Cuvier
2020-2026
Code postal 28160
Code commune 28161
Démographie
Gentilé Frazéen, frazéens, frazéenne, frazéennes
Population
municipale
482 hab. (2023 en évolution de −4,55 % par rapport à 2017)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 44″ nord, 1° 06′ 01″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 233 m
Superficie 27,55 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Brou
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brou
Législatives 3e circonscription d'Eure-et-Loir
Localisation
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Frazé
Liens
Site web https://www.mairie-fraze.fr/

Frazé est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Cette commune normande du Perche est incluse dans le parc naturel régional du Perche et dispose d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) ainsi que de quatre édifices protégés au titre des monuments historiques.

Géographie

Situation

Frazé est un village normand du Perche, situé à 1 h 30 du centre de Paris et à 40 minutes de Chartres.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Brou ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Châteaudun[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Chassant, Dampierre-sous-Brou, Montigny-le-Chartif, Unverre et Vausseroux.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 27,55 km2 ; son altitude varie de 167 à 233 mètres[1].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

La commune est traversée par la rivière la Foussarde, affluent en rive droite du Loir, lui-même sous-affluent de la Loire par la Sarthe et la Maine[2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Moyenne vallée de la Loire »[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 693 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Miermaigne à 8 km à vol d'oiseau[9], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 755,3 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,3 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Frazé est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brou, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,2 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,3 %), forêts (14,4 %), prairies (8,6 %), zones agricoles hétérogènes (5,3 %), zones urbanisées (0,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine

Frazé se déploie autour de son château et de son église, dans une boucle de la Foussarde au milieu de collines boisées.

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 353, alors qu'il était de 352 en 2016 et de 344 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 67,9 % étaient des résidences principales, 29,8 % des résidences secondaires et 2,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,5 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Frazé en 2022 en comparaison avec celle d'Eure-et-Loir et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (29,8 %) supérieure à celle du département (5,8 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Frazé en 2022.
Typologie Frazé[I 3] Eure-et-Loir[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 67,9 85,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 29,8 5,8 9,7
Logements vacants (en %) 2,3 8,4 8

Risques naturels et technologiques

Le territoire de la commune de Frazé est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séismes (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Foussarde. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999[19],[17].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Frazé.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 73,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (52,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 332 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 259 sont en aléa moyen ou fort, soit 78 %, à comparer aux 70 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[17].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Frasiam en 1215, Fraseium vers 1219, Froiseium vers 1270[22].

Histoire

Époque contemporaine

La gare de Frazé-Montigny[23],[24], sur la ligne de Brou à La Loupe est ouverte par l'administration des chemins de fer de l'État en 1899, facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises. Le service voyageur cesse en 1938, remplacé par un service d'autobus, mais le lieu-dit La gare rappelle ce passé ferroviaire[25].

Horaires de la ligne en mai 1914.

A la fin de la Guerre d'Espagne, entre le et le , plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[26], dont Frazé[27]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[28]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[29].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1943 dans l'arrondissement de Nogent-le-Rotrou du département d'Eure-et-Loir[I 1].

Après avoir été le chef-lieu d'un éphémère canton de Frazé de 1793 à 1801, elle faisait partie depuis lors du canton de Thiron-Gardais[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Brou[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription d'Eure-et-Loir.

Intercommunalité

Frazé était membre de la communauté de communes du Perche-Gouët, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2004 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité est dissoute, ses communes étant réparties entre plusieurs intercommunalités le . Dans ce cadre, Frazé intègre contre son gré la communauté de communes Terres de Perche dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Liste des maires successifs[30]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1797 1798 François Etienne Renou   Officier de santé
Agent municipal
1798 1800 Pierre Beaudouin   Marchand épicier
Agent municipal
1800 1813 Louis François Michel Chaline   Homme d'affaires, régisseur du domaine de Frazé
1813 1817 Antoine Jean de Chabot des Essards   Propriétaire
Conseiller d'arrondissement
1817 1817 Chrisostôme Allard   Propriétaire et cultivateur
1817 1830 Antoine Jean de Chabot des Essards   Propriétaire
Conseiller d'arrondissement
1830 1832 Nicolas Chevallier    
         
1832 1844 Charles Pierre Philippe   Propriétaire, meunier
1848 1871 Louis-Henri-Jacob Le Caux de la Tombelle[31]   Comte de la Tombelle, ancien capitaine de cavalerie
Médaille de Sainte-Hélène
Ordre du Saint-Sépulcre et de l'Éperon
Chevalier de la Légion d'honneur
1871 1876 François Rémi Letellier   Rentier
1876 1876 Victor Cochegrue   Notaire, juge de paix
1876 1907 Hippolyte François Philippe   Ancien adjoint au maire
Conseiller d'arrondissement
1907 1919 Étienne Hamet   Cultivateur
1919 1944 Alfred André Rad. Cultivateur
Conseiller d'arrondissement de Thiron-Gardais (1931 → 1940)
Croix de guerre 1914-1918
1945 mars 1965 Jacques-Paul Calliat   Industriel
mars 1965 mars 1971 René Bernier    
mars 1971 mars 1983 Raymond Souquet-Basiège   Dirigeant de bureau d'études, ingénieur
Conseiller municipal de Pont-l'Abbé (Finistère) (1989 → 1995)
mars 1983 juin 1995 Gérard Lelong[32]    
juin 1995 mars 2008 Jean Lacoquelle[33]   Agent de maîtrise
Vice-président de la CC du Perche-Gouet (2008 → 2009)
mars 2008 janvier 2025[34] Brigitte Pistre[35],[36] LREM[35] Enseignante de l'enseignement supérieur retraitée
Vice-présidente du parc naturel régional du Perche[Quand ?]
Vice-présidente de la CC du Perche-Gouët ( ? → 2016)
Vice-présidente de la CC Terres de Perche (2017[37] → 2020)
Chevalière de la Légion d'honneur[38]
Démissionnaire
janvier 2025[39] en cours
(au 2 mars 2026[40])
Fabrice Cuvier   Salarié agricole

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2023, la commune comptait 482 habitants[Note 4], en évolution de −4,55 % par rapport à 2017 (Eure-et-Loir : −0,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1001 2391 2181 4921 5131 4591 5251 5121 536
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5051 5241 5061 3381 3231 2081 2311 1681 167
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1261 1741 1731 011976953926859795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
689605481418489493514517510
2017 2022 2023 - - - - - -
505488482------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Frazé se déploie autour de son château et de son église, dans une boucle de la Foussarde au milieu de collines boisées. Quelques manoirs jalonnent les routes alentour, contribuant à faire de Frazé l'un des plus pittoresques villages du Perche.

La commune compte quatre édifices protégés au titre des monuments historiques :

  • Le château Logo monument historique Classé MH (1948)[44] :
    C'est en venant de La Croix-du-Perche que le château de Frazé est le plus visible. Il forme un ensemble où il est facile de distinguer plusieurs époques.
    Construit sur une ancienne motte féodale encore visible et totalement détruit pendant la guerre de Cent Ans, il a été remplacé dans la seconde moitié du XVe siècle par le château dont on voit maintenant les vestiges. La tour Saint-François est restée en l'état avec son soubassement de grison et ses rangs de pierre blanche. Sur le cercle à mi-hauteur se déroule la cordelière de Saint-François-d'Assise, avec ses torsades et ses nœuds. Au XVIe siècle est ajouté un bâtiment Renaissance, puis au XVIIe et XVIIIe siècles, de nouvelles constructions.
    L'ensemble a été rénové au XIXe siècle, puis dans la première moitié du XXe siècle au parc orné de jardins à la française.
    Le château est ouvert à la visite.
  • L'église Notre-Dame Logo monument historique Classée MH (1987)[45] :
    L'église Notre-Dame, d'origine romane, est agrandie au XVIe siècle de quatre chapelles à pignons.
    Le portail ouvrant dans la deuxième chapelle est de style Renaissance. Il comporte deux arcades reposant sur trois atlantes et l'on peut également admirer la frise d'entrelacs au-dessus des arcs. Ces ornements d'inspiration païenne peuvent paraître surprenants en ces lieux.
    La porte occidentale est surmontée d'une rosace flamboyante et date de la fin du XVe siècle.
    Des travaux de restauration de l'extérieur de l'édifice sont conduits de 2013 à 2016 pour un montant de 1,2 M€[46].
  • Le manoir du Châtellier Logo monument historique Inscrit MH (1975)[47] :
    Sur la route vers Brou, ou accessible lors d'une promenade par un chemin de randonnée, ce manoir est situé sur une ancienne motte féodale et date du XVIe siècle.
    La demeure, cachée par des arbres séculaires, possède des fenêtres à meneaux et une façade en briques à décor de croisillons, ainsi que des cheminées sculptées.
Le manoir du Cormier.
  • Le manoir du Cormier Logo monument historique Inscrit MH (1995)[48] :
    Ce manoir témoigne des différentes phases de sa construction. Le porche d'entrée et le logis de maître au nord remontent aux XVIe et XVIIe siècles[49].
    Les bâtiments de ferme sont plus récents. À l'exception de la grange, ils figurent déjà au cadastre de 1810. Le porche d'entrée avec son bel escalier à vis suspendu et sa grande salle à l'étage est le corps de bâtiment le plus remarquable du manoir.
    Le Cormier, avec sa porte fortifiée, ses fossés et ses corps de bâtiments disposés autour d'une cour, est un manoir très typique du Perche.

On peut également signaler :

  • Le Grand Carcahut (ou Carcahu) :
    Ce fut longtemps une exploitation agricole, rénovée en 1970. On en trouve des traces dès le XIIe siècle du fief de Carcahu aux mains d'un fidèle de Guillaume-Goüet. Le bâtiment actuel semble antérieur à la date portée en fronton (1677) et présente une silhouette massive flanquée d'un haut toit en pavillon et d'une tour d'escalier.
    Ce manoir percheron semble être le plus ancien bâtiment de Frazé.[réf. nécessaire]
  • L'ancienne tuilerie ;
    Non loin du château, après avoir passé le pont qui enjambe la Foussarde, on découvre l’ancienne tuilerie du château, créée pour la construction du château, des fermes, basses cours et autres annexes et sans nul doute d’une bonne partie des maisons du village. Un premier bâtiment au toit à quatre pentes est surmonté de deux épis de faîtage. La disposition particulière de ses tuiles permettait une bonne ventilation au-dessus des foyers, encore en état de fonctionnement : c’est le four. À la suite, un bâtiment en longueur, le séchoir, attire l’attention, avec ses murs ajourés grâce à la mise en œuvre originale de leurs briques, qui assurait la circulation de l’air, nécessaire au séchage du bois de chauffe du four, des briques et tuiles dans leur moule avant cuisson. Nombre de petits ateliers et appentis secondaires ont disparu, et l’ensemble a été transformé en habitation.
  • Le cimetière, qui comporte notamment la tombe de Louis-Henri-Jacob le Caux de la Tombelle, « chevalier de la Légion d'honneur, capitaine de cavalerie, maire de Frazé, décédé au château de l'Orme le dans sa 77e année »[50].

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

Notes

  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  5. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).

Cartes

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

Site de l'Insee

Autres sources

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Foussarde (M1015000) » (consulté le ).
  3. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  4. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  5. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  8. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Frazé et Miermaigne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Miermaigne », sur la commune de Miermaigne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Miermaigne », sur la commune de Miermaigne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  13. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Brou », sur insee.fr (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. « Les risques près de chez moi - commune de Frazé », sur Géorisques (consulté le ).
  18. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  19. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  20. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  21. « Dossier départemental des risques majeurs en Eure-et-Loir », sur eure-et-loir.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, Droz, , p. 758.
  23. « Gare de Frazé-Montigny (Frazé) », WikiPerche (consulté le ).
  24. « Bourg : gare de Frazé - Montigny », notice no IA28000524, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Ligne Brou - La Loupe », Infrastructure ferroviaire française, Centre-Val de Loire, Eure-et-Loir (28), WikiSara (consulté le ).
  26. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps, no 44,‎ , p.43 (lire en ligne).
  27. Sodigné-Loustau 1996, p. 46.
  28. Sodigné-Loustau 1996, p. 43-44.
  29. Sodigné-Loustau 1996, p. 47.
  30. « Frazé », Histoire des communes, sur https://www.perche-gouet.net/ (consulté le ).
  31. « Une tombe de l’époque napoléonienne subsiste à Frazé », L'Écho républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Entré au 1er Gardes d’honneur, il sert en Allemagne et en France. Médaillé des Sainte-Hélène. Comte de la Tombelle, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine de cavalerie, maire de Frazé, décédé au château de l’Orme, le 27 avril 1872, dans sa 77 e année ».
  32. « État civil », Le petit Frazéen, no 8,‎ , p. 15 (lire en ligne [PDF], consulté le ) « Il avait été élu maire de Frazé en 1983 et a effectué deux mandats. Il avait, entre autres réalisations, contribué à l’essor de la commune en réaménageant la salle des fêtes pour en faire le lieu d’accueil que nous connaissons aujourd’hui ».
  33. « Hommage à Jean Lacoquelle », Le petit Frazéen, no 34,‎ , p. 3 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  34. Stéphane Marchand, « Maire de Frazé depuis 2008, Brigitte Pistre annonce sa démission », L'Écho républicain,‎ (lire en ligne).
  35. François-Xavier Rivaud, « Brigitte Pistre, la porte-voix des élus anti-éoliennes », Le Parisien,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Cofondatrice du collectif Vent des maires, la maire de Frazé (Eure-et-Loir) s’est fait connaître pour son hostilité au développement de l’éolien. Brigitte Pistre défend le nucléaire et la sobriété énergétique pour lutter contre le changement climatique ».
  36. Xavier Renard, « A Frazé, Madame la maire n’a « peur de rien », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ) « À peine établie dans le village, elle fut sollicitée par les deux listes concurrentes, qui arrivèrent au coude à coude. Pour sortir de l’impasse, une heure avant le vote en conseil municipal, les élus ont vu en elle le profil consensuel idéal : « Je me suis retrouvée maire sans connaître grand monde ni le fonctionnement d’une mairie », se souvient-elle ».
  37. « La Cdc Terres de Perche réunit désormais 24 communes autour de La Loupe et Thiron-Gardais », L'Écho républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. Décret du 31 décembre 2018 portant promotion et nomination, sur Légifrance.
  39. Bérénice Poulin, « Qui est Fabrice Cuvier, élu maire de Frazé, ce vendredi 31 janvier ? », L'Écho républicain,‎ (lire en ligne, consulté le ) « En 30 minutes, Brigitte Pistre disait au revoir à ses 17 années d’engagement en tant que maire de la commune d’un peu moins de 500 habitants. Elle laisse son écharpe à Fabrice Cuvier, qui était, jusqu’à vendredi 31 janvier, son troisième adjoint ».
  40. « Le maire vise un second mandat », L'Écho républicain,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Après un mandat de conseiller et deux d’adjoint, Fabrice Cuvier était élu maire de Frazé pour la première fois le 31 janvier 2025, à la suite de la démission de son poste de Brigitte Pistre, restée adjointe ».
  41. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  44. « Château de Frazé », notice no PA00097112, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. « Église Notre-Dame », notice no PA00097113, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. « Les échafaudages seront bientôt démontés », sur lechorepublicain.fr, (consulté le ).
  47. « Manoir du Châtelier », notice no PA00097114, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. « Manoir du Cormier », notice no PA00135290, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. et le porche d'entrée est daté de 1572.
  50. L'Écho républicain, « Une tombe de l’époque napoléonienne subsiste à Frazé », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  51. « De Paris-Strasbourg à Paris-Ribeauvillé - 90 ans d’histoire ! », sur marche-mythique.org (consulté le ).
  52. Le Monde, n° 21 164 du 3 février 2013.
  53. « "Maison Close" : Valérie Karsenti, sans temps mort », sur lemonde.fr, (consulté le ).
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