Friedrich von Olivier

Friedrich von Olivier
Biographie
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Dessau
Nationalité
Formation
Activités
Enfant
Julius Olivier (d)
Autres informations
Genre artistique

Woldemar Friedrich von Olivier (né le à Dessau, mort le à Dessau) est un peintre historique allemand de style romantique, associé au Mouvement nazaréen.

Biographie

Fils du pédagogue Ferdinand Olivier l'Ancien et de la chanteuse d'opéra Louise Neidhart, Friedrich von Olivier naît le à Dessau. Il reçoit rapidement une éducation artistique, tout comme ses frères, Ferdinand Olivier et Heinrich Olivier, qui eux aussi se spécialisent dans la peinture. Ainsi, tous ont été formés par Carl Wilhelm Kolbe et Christian Haldenwang entre 1801 et 1802[1]. Plus tard, Friedrich von Olivier devient également l'élève du sculpteur de la cour Friedemann Hunold à Dessau.

Avec ses frères, il part en voyage à travers les montagnes du Harz, puis à Vienne en 1811, où il fréquente l'Académie des beaux-arts de Vienne[2].

Peu après le début des guerres de libération, il rejoint Theodor Körner et certains de ses associés, marchant de Vienne à Breslau où ils rejoignent le corps franc de Lützow et s'engagent comme volontaires[1].

En 1814, Friedrich retourne à Vienne avec son frère, Ferdinand. Trois ans plus tard, ils partent de nouveau en voyage à travers la région de Salzbourg, accompagnés d'amis, comme Julius Schnorr von Carolsfeld entre autres. En 1818, toujours en compagnie de Julius Schnorr von Carolsfeld ainsi que de Carl Schmidt, il part pour l'Italie. A Florence, il fait alors la connaissance du baron Karl Friedrich von Rumohr, grand amateur d'art et mécène.

En 1823, il retourna à Vienne et, deux ans plus tard, épousa la belle-fille de son frère Ferdinand, Fanny Heller. À cette époque, son style pictural subit une transformation majeure, préfigurant celui de Hans von Marées. Il passa également quelque temps à Munich, où il assista Carolsfeld dans la réalisation d'une grande fresque représentant des scènes du Nibelungenlied dans l'une des résidences royales du roi de Bavière, Louis Ier[3],[4].

Après la mort de son frère Heinrich en 1848, il quitte sa femme et ses sept enfants pour retourner à Dessau et s'occuper de sa sœur. Il y vit jusqu'à la fin de sa vie et ne crée plus aucune œuvre[1].

Lors du grand incendie qui s'est déclaré au Palais des Glaces de Munich le , de nombreuses œuvres de Friedrich von Olivier ont été détruites, dont sa Tentation de Marie et son Paysage bavarois.

Œuvres


Notes et références

  1. Helga Heise, « Olivier, v., Maler », dans Neue Deutsche Biographie, vol. 19: Nauwach - Pagel, Berlin, Dunckler & Humblot, (lire en ligne), p. 523-524.
  2. F. A. S. et C. von Wurzbach, « Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich enthaltend die Lebensskizzen der denkwurdigen Personen die seit 1750 in den Osterreichischen Kronlandern geboren wurden oder darin gelebt und gewerkt haben, Wien, 1856-1891 », Taxon, vol. 35, no 2,‎ , p. 456 (ISSN 0040-0262, DOI 10.2307/1221338, lire en ligne, consulté le )
  3. Schnorr von Carolsfeld, Ludwig Ferdinand, Oxford University Press, coll. « Benezit Dictionary of Artists », (lire en ligne)
  4. Neue deutsche Biographie, Duncker & Humblot, (ISBN 978-3-428-00181-1, 978-3-428-00196-5 et 978-3-428-00284-9)
  5. Exposition au Louvre, « De l’Allemagne 1800-1939, de Friedrich à Beckmann », Dossier de l’art, vol. Hors série, no 205,‎ , p.43.

Liens externes

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