Frottage de laiton


Le frottage de laiton (en anglais : brass rubbing) est à l'origine une pratique visant à reproduire sur papier des laitons monumentaux (en) — des plaques commémoratives en laiton trouvées dans les églises, généralement à l'origine sur le sol, entre les XIIIe et XVIe siècles.
Ce passe-temps est particulièrement populaire dans la Grande-Bretagne de l'époque victorienne[2] en raison du grand nombre de cuivres médiévaux qui y subsistent, plus que dans tout autre pays. Le concept de reproduire des textures d'objets est plus généralement appelé faire un frottage. Ce qui distingue ces frottages de lation du frottage d'autres supports est que la première est destinée à reproduire fidélement la forme du sujet transféré, tandis que le frottage classique est généralement destiné uniquement à reprendre la texture générale.
Les frottages de laiton sont créés en posant une feuille de papier sur une pièce de laiton (alors appelée « latten » — un alliage zinc-cuivre produit via le procédé obsolète du laiton à la calamine (en)) et en frottant le papier avec du graphite, de la cire ou de la craie, un processus similaire au frottage d'un crayon sur un morceau de papier placé sur une pièce de monnaie[3]. Dans le passé, les frottages étaient généralement réalisés à l'aide d'une sorte de rouleau de papier kraft (d'environ 560 à 760 mm de large) posé sur le laiton et frotté avec du « heelball », une boule constituée d'un mélange de cire et de carbone organique noir (autrefois utilisée pour cirer les chaussures). Aujourd'hui, la plupart des frotteurs de laiton achètent des rouleaux de papier spéciaux en matériau velouté noir très résistant, et les crayons sont en or, argent ou bronze (d'autres couleurs sont possibles).
Selon la Monumental Brass Society, la pratique du frottement du laiton ne nuit pas au laiton si elle est effectuée correctement, à condition que le laiton soit solidement fixé[4]. Néanmoins, dans de nombreux cas, la création de frottages est interdite par les sites historiques et les églises. Les centres de frottage de laiton avec des répliques de plaques de laiton originales sont devenus une source principale de frottage de laiton au Royaume-Uni[2]. Les répliques ne sont souvent pas à la même échelle que l'original.
Notes et références
- ↑ (en) « St Nicholas Cathedral », Old Newcastle (consulté le ).
- (en) « Brass Rubbing », Things to see and do, sur stmartin-in-the-fields.org (consulté le )
- ↑ (en) « History.uk.com's guide to brass rubbing », sur history.uk.com, via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ (en) Monumental Brass Society, Care and Conservation of Brasses and Slabs, Monumental Brass Society, n. d. (lire en ligne [PDF]), p. 5.1
Annexes
Bibliographie
- (en) C. Gittings, Brasses and Brass Rubbing, Londres, Blandford Press, .
- (en) Herbert Walter Macklin, The brasses of England, Londres, Methuen & Co., (OCLC 1041561079, lire en ligne [PDF]).
- (en) J. Yates, T. Madey et H. Rook, « Wear of English Monumental Brasses caused by Brass Rubbing », Nature, no 243, , p. 422–424 (DOI 10.1038/243422a0).
Liens externes
- (en) « Site de la Monumental Brass Society », sur mbs-brasses.co.uk (consulté le ).
- (en) « Beaven brass rubbings collection », sur aspace.gmu.edu/, Université George-Mason (consulté le ).
- (en) « Bernard Brenner brass rubbings collection », sur aspace.gmu.edu/, Université George-Mason (consulté le ).
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