Gédéon Kyungu Mutanga

Gédéon Kyungu Mutanga
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Biographie
Surnom
Gédéon
Activité
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Condamné pour

Gédéon Kyungu Mutanga, de son vrai nom Gédéon Kyungu Mutanga Wa Bafunkwa Kanonga, connu sous le nom de Gédéon, est un milicien congolais lors de la deuxième guerre du Congo.

Biographie

Entre 2002 et 2006, Gédéon et sa milice maï-maï se livrent à des exactions, des pillages des viols et des tueries de masse, et s'oppose aux forces armées congolaises, dans une région du Katanga surnommée alors par les locaux « le triangle de la mort »[1],[2],[3]. Des actes de cannibalisme leurs sont aussi reprochés[4].

Gédéon Kyungu se rend aux casques bleus de l'ONU, à Malambwe, le [1],[4]. En 2009, Il est reconnu coupable de crimes contre l'humanité commis pendant et après la deuxième guerre du Congo[2]. Gédéon Kyungu est condamné à mort[2].

Le , il s'évade d'une prison de Lubumbashi après que des membres de sa milice ouvrent le feu sur les gardiens de la prison[5],[6]. Les autorités de la province du Katanga ont offert une récompense de 100 000$ pour les informations conduisant à son arrestation. Après son évasion de prison, il a formé le Maï-Maï Kata Katanga.

En 2014, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, déclare que « Gédéon et ses fidèles sont des cannibales » et demande au gouvernement central de livrer Gédéon à la Cour pénale internationale pour « crimes contre l’humanité »[7].

Le , dans un contexte de tensions électorales, il se rend aux autorités congolaises à Malambwe[8], accompagné d'environ 150 combattants, dont la majorité sont des enfants[9]. Une cérémonie officielle est organisée à cette occasion, en présence du gouverneur du Katanga Jean-Claude Kazembe[9]. Après la reddition, Gédéon Kyungu est placé en résidence surveillée à Lubumbashi sur décision de Joseph Kabila, décision critiquée par Human Rights Watch et l’ONU comme favorisant l’impunité[10],[2],[11].

Le , il disparait de sa résidence surveillé profitant d'une incursion armée de ses miliciens dans Lubumbashi[2],[12].

Notes et références

  1. « RD Congo: Les élections approchent, l’impunité perdure au Katanga » Accès libre, sur Human Rights Watch, (consulté le )
  2. « Nouvelle évasion du chef de guerre Gédéon en RD Congo » Accès libre, sur Human Rights Watch, (consulté le )
  3. ↑ « RDC : Cannibalisme Au Katanga, Kyungu et sa milice mangent de la chair humaine », sur afrique.kongotimes.info (consulté le )
  4. « RDC: Sanctions de l’Onu contre Gédéon et le général Mundos », sur La Libre Belgique Afrique, (consulté le )
  5. ↑ (en-GB) « Mass escape from DR Congo prison », BBC, (consulté le )
  6. ↑ (en) « UN voices concern after mass prison outbreak in DR Congo », sur UN News, (consulté le )
  7. ↑ « RDC: un chef cannibale sévirait dans le nord du Katanga - RFI », sur RFI Afrique (consulté le )
  8. ↑ (en-US) « Congo militia leader, 100 fighters surrender to authorities », sur Associated Press, (consulté le )
  9. La Libre.be, « Nord-Katanga: Gédéon s'est rendu », sur www.lalibre.be (consulté le )
  10. ↑ « RDC : amnistie très politique d’un chef rebelle condamné pour crimes contre l’humanité » Accès libre, sur JusticeInfo.net, (consulté le )
  11. ↑ « L'ONU opposée à toute amnistie du chef milicien Gédéon en RDC » Accès libre, sur Voice of America, (consulté le )
  12. ↑ « RDC : Gédéon, le mauvais génie du Katanga » Accès libre, sur afrikarabia.com, (consulté le )
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